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[Dossier] La Commission Ursula von der Leyen (2019 - 2024)

Synthèse 19.06.2020 La Rédaction

Le 1er décembre 2019, le collège de la nouvelle présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen est entré en fonction.

Quelles sont ses priorités ? Qui sont les nouveaux commissaires européens ? Retrouvez l'essentiel dans ce dossier spécial.

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Choisie par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union en juillet 2019 pour prendre la tête de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a succédé à Jean-Claude Juncker à un moment crucial pour l'Europe : Brexit, climat, montée des populismes, tensions internationales... Pour répondre à ces défis, l'Allemande a dû composer avec les forces politiques et construire un programme d'envergure et de rassemblement.

Quelle équipe au sein du collège ?

Face à des équilibres politiques bousculés au sein du Parlement européen et entre les Etats membres, l'ancienne ministre conservatrice d'Angela Merkel s'est entourée de vice-présidents issus du centre libéral et des sociaux-démocrates pour s'assurer un soutien large.

Si certains de ces commissaires n'en sont pas à leur premier mandat, le renouvellement a en revanche été total à la tête des institutions :

Une mise en place agitée

Audition de la commissaire finlandaise face aux eurodéputés - Crédits : Aurore Martignoni / Commission européenne

Audition de la commissaire finlandaise face aux eurodéputés - Crédits : Aurore Martignoni / Commission européenne

La nouvelle Commission a été adoubée par le Parlement européen le 27 novembre 2019.

Mais son entrée en fonction, qui aurait dû avoir lieu un mois plus tôt, a été retardée. Ces premiers pas mouvementés, la présidente les doit à un Parlement européen particulièrement ferme au cours des auditions du collège. Sa première déclaration de politique générale a été au centre de l'attention:

Tout au long du mois d'octobre, les eurodéputés ont auditionnés les candidats à la Commission européenne. Plusieurs ont ainsi été rejetés, pour cause de soupçons de conflit d'intérêts :

Le cas de la candidate française, Sylvie Goulard, a suscité une attention particulière : son rejet était le premier pour un candidat de l'hexagone. C'est finalement l'homme d'affaires Thierry Breton qui a hérité de son portefeuille :

Quel programme pour la nouvelle Commission ?

La construction du programme politique pour le mandat 2019-2024 a voulu porter la vision d'une Europe souveraine et à la pointe des défis mondiaux. La présidente de l'exécutif européen a confié à ses commissaires de vastes chantiers de transformation dans des domaines variés. A travers le Green deal, elle compte faire de la transition écologique le premier d'entre eux :

Dans le domaine technologique et numérique, le tandem constitué par Margrethe Vestager (Concurrence et transition numérique), et Thierry Breton (Marché intérieur et industrie), est chargé de conduire plusieurs réformes d'ampleur, allant de la conquête spatiale à la régulation des géants du numérique :

Sur le plan social enfin, la Commission a ouvert un débat au sujet du salaire minimum imposé par certains Etats membres. Sans vouloir imposer d'harmonisation, elle espère toutefois pousser à une plus grande convergence des modèles européens.

Réunion du collège des commissaires - Crédits : Etienne Ansotte / Commission européenne

Réunion du collège des commissaires - Crédits : Etienne Ansotte / Commission européenne

Un agenda chamboulé par la crise du Covid-19

L'année 2020 avait pourtant bien commencé pour la Commission européenne, en place depuis un mois :

Mais l'arrivée de la pandémie de Covid-19 sur le sol européen a poussé l'exécutif européen à revoir son agenda, et réagir par des mesures d'urgence pour sauvegarder l'économie :

La Commission a ainsi émis une nouvelle proposition de budget pour la période 2021-2027, assortie d'un plan de relance de 750 milliards d'euros, alimenté par un emprunt mutualisé :

La Commission européenne a dû réagir à la crise du coronavirus en Europe - Crédits : Commission européenne

La Commission européenne a dû réagir à la crise du coronavirus en Europe - Crédits : Commission européenne