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Préparer son voyage en Europe

Les vacances approchent et vous vous posez certainement des questions pratiques concernant votre voyage. Quels contrôles aux frontières de pays européens et de l'espace Schengen ? Que mettre dans vos bagages ? Où se procurer une carte européenne d'assurance maladie ? En tant que citoyen européen, vous bénéficiez de droits lorsque vous bougez dans l'Union européenne. Alors si vous vous posez l'une de ces questions, c'est ici que se trouve la réponse !

Les voyageurs européens possèdent des droits pour voyager dans l'UE - Crédits : Alina Humeniuk / iStock
Les voyageurs européens possèdent des droits pour voyager dans l’UE - Crédits : Alina Humeniuk / iStock

Voyager : passeport ou carte d’identité ?

Tout d’abord, en tant que citoyen de l’Union européenne vous n’avez pas besoin de posséder un visa pour vous rendre dans l’un des 27 Etats membres de l’UE pour voyager ou travailler. Et ce quelle que soit la durée de votre séjour. 

De plus, les contrôles aux frontières ont été supprimés entre les pays membres de l’espace Schengen qui autorise, depuis l’accord Schengen, la libre circulation des personnes entre les pays qui appartiennent à cet espace. On en compte 26, dont 22 qui sont membres de l’UE et quatre qui ne le sont pas (l’Islande, la Norvège, le Liechtenstein et la Suisse). Seuls la Bulgarie, Chypre, l’Irlande, la Roumanie et la Croatie ne font pas partie de Schengen alors qu’ils appartiennent à l’UE.

L’espace Schengen supprime tous les contrôles aux frontières intérieures mais instaure des contrôles aux frontières extérieures de l’Union et une politique commune en matière de visas. D’ailleurs, les ressortissants de certains pays hors UE et hors Schengen sont également exemptés de visas.

Ainsi, en tant que citoyen européen vous pouvez voyager d’un pays à l’autre de l’espace Schengen sans devoir montrer vos papiers à la frontière (attention, les contrôles sur place restent possibles). Une pièce d’identité (carte d’identité ou passeport) reste obligatoire pour les cinq Etats européens non membres de l’Espace Schengen.

Par ailleurs, en vertu d’accords d’association, la présentation de la carte d’identité est suffisante pour un séjour touristique dans certains pays non membres de l’UE. En Turquie, par exemple, dès lors que sa validité dépasse de 150 jours votre date d’entrée dans le pays. A l’inverse, depuis le 1er octobre 2021 le passeport est désormais indispensable pour se rendre au Royaume-Uni.

Néanmoins, soyez vigilants sur les documents de voyage requis. Le contexte de sécurité intérieure en France comme dans d’autres pays peut entraîner des changements dans les règles en matière de document d’identité admis à l’entrée d’un autre Etat. Pour éviter les mauvaises surprises le jour du départ, vérifiez au préalable et si possible avant toute réservation, les conditions générales de transport de la compagnie aérienne, ferroviaire ou maritime et si nécessaire contactez-la avant le départ pour connaitre précisément les documents qui seront admis à l’embarquement.

Voyager en Europe en période de Covid-19 

Depuis le 15 juin 2020, les contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen ont été levés collectivement. Concrètement, cela signifie que vous pouvez à nouveau circuler librement entre les pays de l’Union. Dans certains pays, cela peut s’accompagner de mesures complémentaires comme la mise en quatorzaine ou la prescription d’un test. Toute l’Europe vous propose pour cela trois cartes répertoriant les informations sur les mesures sanitaires, les pass vaccinaux et les restrictions de voyage. Le site internet Re-open EU tient également compte en temps réel des conditions de voyage d’un pays à l’autre.

Voyageurs, vous avez des droits !

Droits des passagers aériens

Le réseau des Centres Européens des Consommateurs propose une application gratuite pour les voyageurs européens : “ECC-Net : Travel”. Problème avec agence de location de voiture, perte de bagages, remboursement des soins ou encore retard d’un vol… cette application pourrait vous être utile pour résoudre tous les éventuels inconvenients du voyage !

Dans l’UE des règles ont été mises en place afin de garantir les droits des passagers aériens. Elles s’appliquent notamment si le vol s’effectue au sein de l’UE, qu’il est assuré par une compagnie établie dans l’Union, qu’il part d’un aéroport de l’Union européenne et est assuré par une compagnie basée dans l’UE.

Dans ces circonstances de nombreuses garanties existent pour les consommateurs. Si votre avion décolle avec 2 heures de retard ou plus vous pouvez bénéficier d’une prise en charge (nourriture gratuite, hébergement, transport…) en fonction de la distance de vol. Pour les retards de plus de 5 heures vous aurez le droit au réacheminement vers votre destination finale ou au remboursement de votre billet. Dans le cas où votre avion atterrit avec au moins 3 heures de retard, vous avez également droit à une compensation, jusqu’à 600 euros, en fonction de la distance de vol. 

Pour les cas d’annulation de vol, vous pouvez bénéficier d’une prise en charge par la compagnie aérienne (repas gratuit, hébergement, transport entre l’aéroport et le domicile, deux appels ou mails gratuits…), d’une place sur un nouveau vol, d’un remboursement de votre billet et d’une compensation, là-aussi comprise entre 250 et 600 euros en fonction de la destination. Le remboursement de votre billet s’effectue dans un délai de 7 jours.

Ces compensations existent également si l’accès à bord de l’appareil vous est refusé ou que votre vol fait l’objet d’une surréservation. En revanche, elles ne sont pas dues en cas de “circonstances extraordinaires inévitables” perturbant votre vol.

A noter que depuis le 1er janvier 2021, les règles de l’UE sur les droits des passagers aériens ne s’appliquent plus pour les refus d’embarquement, les annulations ou les retards de vols au départ du Royaume-Uni vers l’UE si votre vol était assuré par un transporteur du Royaume-Uni ou d’un autre pays non membre de l’UE. Et ce en raison de l’entrée en vigueur du Brexit. Elles ne s’appliquent que si le transporteur est basé dans l’UE.

Droits des passagers ferroviaires

L’Union européenne prévoit également des compensations pour les passagers ferroviaires. En train, sur un voyage national ou européen lors d’un retard ou d’une annulation vous avez le droit à être informé correctement du problème en cours, sur les conditions applicables à votre voyage, les services disponibles, l’accessibilité à bord ou encore les procédures de plaintes et de réclamation. 

En cas d’un retard d’une heure et plus, vous avez le droit de choisir entre le remboursement immédiat du montant total du billet, le réacheminement jusqu’à votre destination finale ou la poursuite du voyage malgré le retard, et vous pourrez être partiellement dédommagé du prix du billet sous certaines conditions, jusqu’à 50 % du prix du billet. Vous avez aussi droit à une assistance (nourriture, hébergement, transport…) en cas de retard ou d’annulation. 

La compagnie ferroviaire dispose d’une durée maximale d’un mois à partir de la demande pour vous indemniser sous forme de bons de voyage, d’autres services ou encore de remboursement si vous le souhaitez. Toutefois, restez attentifs car dans certains Etats ce droit à indemnisation ainsi qu’à l’assistance des services ferroviaires nationaux n’existe pas.

Droits des voyageurs par bateau

Ces droits s’exercent les bateaux partent ou arrivent dans un port de l’Union européenne ou si le trajet est opéré par une compagnie de transport de l’Union européenne et si le bateau compte plus de 12 passagers et trois membres d’équipages. Dans ces situations les compensations, tels qu’en remboursement ou un réacheminement, sont possibles en cas d’annulation du voyage ou de retard d’au moins 90 minutes au départ. Une prise en charge équivalente aux voyageurs ferroviaires et aériens est aussi due. 

Droits des voyageurs à mobilité réduite

Si vous avez des problèmes de mobilité (qu’ils soient liés à l’âge, à un handicap ou à des lésions temporaires), vous avez droit à une assistance gratuite dans tous les aéroports et les gares de l’UE. Pour ce faire, il est préférable de prévenir le transporteur 48 heures avant le départ. Par ailleurs l’accès à bord ne peut vous être refusé, sauf pour des raisons de sécurité ou si le moyen de transport est trop petit, comme un avion par exemple.

Toute personne en situation de handicap peut bénéficier d’une carte européenne de stationnement qui lui permet de circuler et de stationner plus facilement au sein de l’Union européenne.

Dans vos bagages : attention à la réglementation

Pour des questions de sécurité, lors d’un voyage en avion dans l’Union européenne, les produits liquides doivent être contenus dans des récipients de 100 ml maximum par produit, placés dans un sac transparent refermable pour pouvoir les prendre en cabine. Cette limite ne s’applique pas aux médicaments ou aux produits pour bébés.

Tout produit liquide de plus de 100 ml devra être placé dans vos bagages en soute. En revanche, les produits liquides de plus de 100 ml achetés dans la zone appelée “Duty Free” et transportés dans des sachets prévus à cet effet sont admissibles à bord.

Pour tous les modes de transport, des limites s’appliquent également lorsque vous transportez du tabac et des produits alcoolisés, qui ne peuvent être transportés que pour votre usage personnel.

Par contre, il n’existe pas de restriction sur les produits d’origine animale, sauf en cas d’apparition de foyer de maladie animale. Attention, par précautions sanitaires, si vous entrez dans l’Union depuis un autre pays (sauf Andorre, le Liechtenstein, la Norvège, Saint-Marin et la Suisse), vous ne pouvez emporter aucun produit carné ou laitier sans être muni de documents vétérinaires officiels.

Si vous souhaitez vous déplacer dans l’Union européenne avec de l’argent liquide, une déclaration peut être nécessaire à partir de 10 000 euros en fonction des pays.

Enfin, si vous souhaitez rapporter des souvenirs, prenez votre temps pour comparer les différentes offres, non seulement dans les différents magasins de votre lieu de vacances mais également sur internet. Si vous achetez des marchandises ou des services lors d’un voyage dans un autre pays de l’Union européenne, le droit du pays d’achat s’applique. Vous bénéficiez toutefois de la garantie légale de conformité de 2 ans dans chaque Etat membre.

Voyager en voiture dans l’UE

Le conducteur peut voyager avec son permis de conduire français dans tout l’Espace économique européen (EEE). L’EEE comprend l’ensemble des 27 Etats membres de l’Union européenne, plus l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein. La durée de validité du permis de conduire ne doit pas être expirée. 

De ce fait, pour améliorer les conditions de circulation dans l’UE et harmoniser les standards, un permis de conduire européen a été mis en circulation. Son instauration est progressive. En France, depuis 2013, les nouveaux permis de conduire européens, au format carte de crédit, sont délivrés et possèdent une validité de 15 ans. Les détenteurs des vieux documents auront jusqu’en 2032 pour changer leur permis.

Dans tous les Etats membres, la ceinture de sécurité est obligatoire à bord des véhicules, des autocars et des minibus. Les sièges pour enfant doivent être utilisés pour des enfants voyageant en voiture et en camion et, si possible, aussi dans tout véhicule.

N’oubliez pas de conduire à gauche à Chypre, en Irlande et à Malte et souvenez-vous que, dans certains pays comme la Belgique, la France, les Pays-Bas et le Portugal, vous devez généralement céder la priorité aux véhicules venant de la droite.

Le taux d’alcoolémie maximal autorisé est le plus souvent de 0,5 grammes par litre de sang, bien que certains pays n’autorisent aucune présence d’alcool dans le sang en cas de conduite d’un véhicule.

La vitesse sur autoroute est généralement limitée à 110, 120 ou 130 kilomètres par heure, et à 50 ou parfois à 60 kilomètres par heure en agglomération. Restez attentif à la signalisation pour connaître les limitations exactes et, s’il y a lieu, les conditions particulières en vigueur.

Soins de santé

Les ressortissants d’un Etat membre de l’Union européenne qui tombent malades ou sont victimes d’un accident durant leur séjour temporaire dans un quelconque pays de l’Union, de même qu’en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse, peuvent recevoir des soins de santé gratuits ou à frais réduits.

Seuls les soins de santé financés par le secteur public sont inclus dans ce système et chaque pays a ses propres règles en la matière. Dans certains pays, les soins sont gratuits, dans d’autres il faut payer une partie ou la totalité des frais, puis demander un remboursement. Il faut donc conserver ses factures, prescriptions et reçus. Consulter son assurance complémentaire santé avant son départ permet aussi de vérifier les éventuelles prises en charge.

Une carte européenne d’assurance maladie (CEAM) a été instaurée pour faciliter l’accès aux soins de santé dans l’Union et accélérer le remboursement des frais supportés. Certains pays intègrent les éléments de la carte européenne au dos de leur carte nationale, d’autres délivrent des cartes séparées. On obtient la carte auprès de l’agence de sécurité sociale ou d’assurance maladie. Valable deux ans, cette carte est nominative et individuelle, même les enfants peuvent posséder la leur lors d’un voyage en Europe. 

Attention au délai, pour obtenir votre carte, vous devez faire les démarches au moins deux semaines avant votre départ. Vous n’avez aucun document à fournir. A noter : si votre départ a lieu dans moins de quinze jours, votre caisse d’assurance maladie peut vous fournir un certificat provisoire de remplacement qui atteste de vos droits. Il est valable trois mois et vous pourrez l’utiliser en attendant de recevoir votre carte.

Pour tout comprendre sur son fonctionnement, il existe un site qui vous expliquera en détail comment utiliser votre carte.

A savoir : les ressortissants de pays non membres de l’UE ne peuvent pas utiliser leur carte européenne d’assurance maladie pour bénéficier d’un traitement médical au Danemark, en Islande, en Norvège, au Liechtenstein ou en Suisse.

A noter enfin que si votre CEAM a été émise avant le 1er janvier 2021, elle reste valable au Royaume-Uni jusqu’à son expiration. Après cette date, il faut souscrire à une assurance voyage adaptée en cas de séjour de l’autre côté de la Manche. 

Téléphone mobile : les tarifs en baisse

Chose promise, chose due : depuis le 15 juin 2017, les frais d’itinérance (roaming) ont été supprimés dans toute l’Union européenne.

Téléphoner, envoyer des SMS, consulter ses e-mails, surfer sur Internet ou sur les réseaux sociaux depuis un autre pays de l’UE coûtent donc le même prix qu’une communication en France. La Norvège, l’Islande et le Liechtenstein sont également soumis à la même réglementation.

Attention, vous n’êtes en itinérance que lorsque vous utilisez votre forfait mobile en dehors de France. Pour les appels de la France vers l’étranger tout comme les appels entrants ou sortants hors UE, vous payez des frais selon le forfait choisi.

En cas de problème

L’Europe est là aussi pour vous protéger s’il vous arrivait un imprévu pendant vos vacances. Un numéro unique accessible depuis tous les pays de l’Union européenne vous permet de contacter les services d’urgence si vous vous trouvez en difficulté. Le 112, que vous pouvez composer gratuitement, est disponible 24h/24 depuis un fixe ou un mobile. 

Des opérateurs vous répondront en anglais dans tous les pays de l’Union et en français dans 17 pays (Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, République tchèque, Roumanie Royaume-Uni et Slovaquie). Le 112 est également utilisé dans certains pays hors UE, tels que la Suisse, la Norvège, le Monténégro, Turquie, ou l’Afrique du Sud.

Par ailleurs, en tant que ressortissant d’un Etat membre de l’UE, vous avez droit, si vous vous retrouvez en difficulté (passeport volé, accident, délit violent, arrestation, aide d’urgence ou rapatriement, décès) à l’extérieur de l’Union et lorsque votre pays n’a pas de représentation diplomatique ou consulaire, à être assisté par les autorités consulaires de n’importe lequel des 27 autres Etats membres.

L’Union européenne a également mis en place un numéro d’appel d’urgence européen en anglais et en français pour les enfants disparus : le 116 000. Ce numéro gratuit est opérationnel depuis 31 pays en Europe. Ce service téléphonique d’accueil et d’information est ouvert 24h/24 et tous les jours de la semaine.

Partir avec son animal de compagnie

Un règlement de l’UE prévoit que les chiens, les chats et les furets voyageant entre les Etats membres doivent être accompagnés d’un passeport européen pour animaux de compagnie, depuis 2004. Si vous avez cependant opté pour un perroquet, une chèvre ou tout autre animal de compagnie, il vous faudra vous référer aux législations nationales, qui n’ont pas encore été harmonisées…

Comment obtenir ce passeport ? Il suffit de le demander à votre vétérinaire, qui s’assurera que votre animal est bien vacciné contre la rage, seule condition exigée pour les déplacements transfrontaliers. Attention : votre animal de compagnie devra obligatoirement porter un système d’identification électronique (transpondeur), le tatouage seul ne suffisant plus.

Les exceptions ? L’Irlande, Malte et la Suède ont mis en place des conditions plus strictes, exigeant un titrage d’anticorps pour vérifier la vaccination. Un traitement anti-tiques et vermifuge est également exigé à l’entrée en Irlande, à Malte et au Royaume-Uni, ou la puce électronique est également déjà obligatoire. En Suède et Finlande, un traitement vermifuge vous sera également demandé.

Enfin, concernant les allées et venues de ou vers les pays tiers, tout dépend du ou des pays en question. Le passeport communautaire peut être utilisé de ou vers l’Andorre, l’Islande, Monaco, la Norvège, San Marin, la Suisse et le Vatican, moyennant contrôles documentaire et d’identité aux points d’entrée des voyageurs. Pour le reste, une distinction est faite entre les “pays tiers à situation favorable au regard de la rage” , qui nécessitent un certificat sanitaire rempli par le vétérinaire… et les autres, depuis lesquels votre animal sera soumis à un test 3 mois avant l’entrée dans l’UE, voire à une mise en quarantaine dans certains pays.

La plupart des pays européens exigent une vaccination antirabique en règle pour l’entrée sur leur territoire. La période d’attente avant d’entrer sur le territoire de ces pays est de 21 jours après la vaccination contre la rage. Le traitement contre les tiques n’est plus nécessaire. Les jeunes animaux âgés de 12 à 16 semaines ayant été vaccinés, mais pas encore immunisés, sont également autorisés à voyager.

Pour en savoir plus :

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