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[Revue de presse] A Metz, les pays du G7 s'engagent à préserver la biodiversité

Revue de presse 07.05.2019

Les pays du G7, réunis à Metz les 5 et 6 mai, ont adopté une charte pour tenter de protéger la biodiversité. Selon le rapport "alarmant" d'un groupe d'experts de l'ONU, celle-ci est aujourd'hui particulièrement menacée. Le gouvernement américain a quant à lui refusé d'associer le pays à un paragraphe sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Crédits : bettapoggi / iStock

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Une charte sur la biodiversité adoptée

Réunis à Metz, en Moselle, dimanche 5 et lundi 6 mai, les ministres de l'Environnement des pays les plus industrialisés que sont la France, le Canada, l'Allemagne, les Etats-Unis, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni ont adopté une charte sur la biodiversité. Celle-ci a également été signée par la plupart des neuf Etats invités à ce sommet du G7 (Mexique, Chili, Niger, Gabon, Egypte, Inde, Indonésie, îles Fidji, Norvège), en présence du commissaire européen à l'Environnement [Le Monde].

Non contraignant, et sans objectif chiffré, ce texte affirme la nécessité d’"accélérer et intensifier nos efforts pour mettre fin à la perte de biodiversité", "encourager l’engagement d’autres acteurs", notamment le secteur privé, et "soutenir l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020" [Le Monde]. Il doit ainsi permettre aux pays d'avancer vers des actions "concrètes" [Le Dauphiné].

Protection de la diversité : que fait l'Europe ?

Les pays les plus développés ont une part de responsabilité particulièrement importante dans la régression de la biodiversité. Les membres du G7 sont "les plus riches, les plus développés, mais aussi les plus pollueurs de la planète", rappelle l'association Réseau action climat (RAC), citée par Le Dauphiné. "Ils ont donc la responsabilité d’agir pour enrayer cette crise", poursuit t-elle.

Un rapport "alarmant" sur l'état des écosystèmes dans le monde

Les responsables politiques ont eu l'occasion de se pencher sur le rapport "très alarmant sur l'état des écosystèmes dans le monde", publié lundi 6 mai à Paris, soit le deuxième jour du sommet [La Croix]. Selon ce document de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), un groupe d'experts de l'ONU,"un million d'espèces animales et végétales sont menacées d'extinction et le déclin de la nature ne pourra être enrayé sans des changements majeurs de société", relate Geo (avec l'AFP).  

Ainsi, les experts exhortent les politiques "à des transformations radicales pour sauver la biodiversité", titrent Les Echos. Parmi les différentes pistes de réflexion évoquées dans ce rapport, trois ont été présentées à Metz : "transformer le modèle agricole dominant, revoir le système financier et cesser d'envisager le bien-être de l'humanité sous un angle essentiellement matériel", poursuit le journal.

La France engagée, les Etats-Unis mitigés

Pour le ministre français de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, les discussions ont été "productives" [AFP] avec les Etats-Unis, qui assureront par ailleurs la présidence tournante du G7 en 2020.

Cependant, ces derniers maintiennent leur scepticisme sur les effets du changement climatique. Le pays a en effet refusé de s'associer au paragraphe 25 qui prévoit de "rehausser notre ambition en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre", a précisé le ministre cité par l'agence de presse. Il a ainsi "demandé que soit adjoint un petit texte, qui est donc le paragraphe 26 et qui est leur position propre", a précisé le ministre, cité par l'agence de presse. "Le communiqué commun n’était pas forcément évident, tant le multilatéralisme gêne les Etats-Unis. Mais sur le fond, ils restent engagés dans de nombreuses actions", a expliqué un autre membre de la délégation française cité par Le Monde.

Côté français, le défi est acté. "Nous souhaitons que toutes les puissances du monde prennent l'enjeu de la biodiversité au même niveau que l'enjeu du climat", a clamé François de Rugy. Même son de cloche pour le chef de l'Etat Emmanuel Macron qui cherche à se donner - ainsi qu'à son parti - une image "plus verte" [France info]. "Nous ne pouvons gagner cette bataille qu'en ne mettant ces deux objectifs ensemble et qu'en œuvrant sur tous les leviers pour justement inverser la tendance", a-t-il affirmé sur France 3.

L'objectif pour la France ? "Préparer en amont le rendez-vous majeur que sera la [conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique de l'ONU (COP15)] à Kunming, en Chine, à l’automne 2020", note Le Monde.

 

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