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Ukraine : 10 millions de personnes contraintes de fuir la guerre

Le continent européen n’avait pas vécu un afflux aussi intense de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale. La catastrophe humanitaire en Ukraine dure depuis près d’un mois, tandis que les dirigeants occidentaux vont de nouveau se rencontrer cette semaine pour trouver des réponses au conflit.

Des réfugiés ukrainiens arrivent en Pologne, principale terre d'accueil pour ces exilés depuis le début de la guerre - Crédits : EU Civil Protection and Humanitarian Aid / Flickr CC BY-NC-ND 2.0
Des réfugiés ukrainiens arrivent en Pologne, principale terre d’accueil pour ces exilés depuis le début de la guerre - Crédits : EU Civil Protection and Humanitarian Aid / Flickr CC BY-NC-ND 2.0

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés a déclaré ce dimanche [20 mars] que 10 millions de personnes avaient fui leurs foyers en Ukraine” depuis le début de la guerre, rapporte Europe 1. Un chiffre qui “représente plus d’un quart de la population” du pays, précise France Inter.

Sur ces 10 millions de personnes recensées par l’ONU, “3,4 millions ont traversé les frontières ukrainiennes” pour quitter leur pays [La Tribune]. “Environ 90 % des personnes qui ont fui sont des femmes et des enfants”, étant donné que “les hommes âgés de 18 à 60 ans peuvent être appelés sous les drapeaux et ne peuvent pas partir”, rappelle le journal.

Les pays de l’UE en première ligne pour l’accueil des réfugiés

Sur ces 3,4 millions d’exilés estimés, “la Pologne a dépassé le chiffre de 2 millions de réfugiés ukrainiens”, indique Europe 1. Ce qui équivaut à environ “six réfugiés ukrainiens sur dix [qui] sont en Pologne” [France Inter]. L’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) tempère cette donnée en précisant qu’elle estime “qu’un grand nombre de personnes ont poursuivi leur route vers d’autres pays”, rapporte la radio. Il reste qu’environ “50 000 Ukrainiens arrivent chaque jour” à la frontière polonaise [France 24].

L’envoyée spéciale du Monde à cette frontière se penche sur “[le] foisonnement d’initiatives qui dessine, en creux, l’absence d’une réponse structurée” sur place. Dans une interview au quotidien Christine Goyer, chargée du Haut-Commissariat aux réfugiés en Pologne explique “qu’il y a un mois, il n’y avait aucune ONG internationale dans le pays et seulement trois agences de l’ONU […]. Le pays n’avait jamais été dans un contexte de crise humanitaire”.

D’autres pays frontaliers à l’Ukraine accueillent massivement des réfugiés à l’instar de la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et la Moldavie” [Europe 1]. En Roumanie, “le HCR a indiqué que 527 247 Ukrainiens avaient gagné [le pays], y compris un grand nombre de personnes qui ont traversé la Moldavie”, lit-on sur La Tribune. L’Express précise que “la grande majorité d’entre eux se sont rendus ensuite dans d’autres pays situés plus loin en Europe”.  

Toujours selon le HCR, “le nombre de réfugiés ukrainiens qui ont traversé la frontière hongroise a maintenant dépassé les 300 000″, indique le média. Pays également frontalier, la Slovaquie a vu passer “un total de 245 569 Ukrainiens” sur son territoire [France Inter].

Semaine d’intense activité diplomatique

Face à l’enlisement du conflit, alors que les autorités ukrainiennes ont refusé de capituler à Marioupol après l’ultimatum posé par l’armée russe, “une séquence diplomatique tout à fait exceptionnelle” s’ouvre cette semaine [Les Echos]. “Celle-ci verra se juxtaposer, jeudi et vendredi, un sommet du G7, un sommet de l’Otan et un Conseil européen, tous trois consacrés à la réponse des puissances occidentales” à la guerre russo-ukrainienne, indique le journal. 

Le Figaro ajoute que le président américain Joe Biden se rendra cette semaine à Bruxelles “afin de rencontrer des dirigeants de l’Otan, du G7 et de l’Union européenne, puis à Varsovie [vendredi] pour s’entretenir avec le président polonais”. Dans un communiqué de la Maison Blanche cité par le quotidien, il est précisé que “ce voyage sera axé sur la poursuite du rassemblement du monde en soutien au peuple ukrainien et contre l’invasion de l’Ukraine par le président Poutine”. Il s’agira de discuter de la réponse internationale à “la crise humanitaire et des droits humains” provoquée par la “guerre injustifiée et non provoquée” que la Russie mène en Ukraine [Ouest-France]. 

Côté européen, Les Echos indiquent que, dès ce lundi 21 mars, “les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept feront un point sur les mesures de soutien à Kiev” et les ministres européens “se pencheront aussi sur l’efficacité des sanctions déjà prises à l’égard de Moscou”. Ils seront rejoints par les ministres de la Défense de l’UE pour “examiner une dernière fois la ‘boussole stratégique’, le livre blanc sur la défense européenne”, rapporte le journal.

Une éventuelle “cinquième salve de sanctions” contre Moscou est également à l’ordre du jour à Bruxelles [Politico]. Le débat risque d’être houleux, puisque certains pays comme l’Allemagne veulent éviter des sanctions sur l’énergie qui pénaliseraient leur économie. 

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