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La BEI soutient Limagrain et élargit son engagement auprès du secteur agricole

Actualité 02.03.2020

La BEI a accordé un prêt de 170 millions d’euros à Limagrain, une première dans le secteur semencier, mais pas dans le secteur agricole où la Banque de l’Union européenne veut s’installer durablement.

Limagrain

Crédits : hopsalka / iStock

La Banque européenne d'investissement a profité du Salon International de l'Agriculture pour officialiser, vendredi 28 février, l'accord d'un prêt de 170 millions d'euros à Limagrain pour financer la Recherche et le Développement en matière de semence. L'accompagnement de la BEI porte sur un financement long terme garanti par le fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

Qu'est-ce que la BEI ?

Ce prêt va permettre à Limagrain, coopérative agricole détenue par des agriculteurs français et quatrième semencier mondial, de soutenir la stratégie du groupe semencier en matière de recherche et de développement sur la semence, premier maillon de la chaîne alimentaire.

"Le soutien européen, au travers du financement de la BEI, est une reconnaissance du rôle stratégique de la semence dans la chaine alimentaire, et un solide encouragement pour apporter des solutions innovantes aux agriculteurs", explique Damien Bourgarel, Directeur général de Limagrain. Depuis plus de 50 ans, la science et la recherche sont au cœur de l'activité du Groupe qui a consacré 15,9% de son chiffre d'affaires semences à la recherche en 2018-2019 (soit 242 millions d'euros).

Ce prêt de la BEI participe ainsi du programme d'investissement global de Limagrain via sa Holding Vilmorin & Cie, pour une recherche centrée sur les axes spécifiques d'amélioration des qualités agronomiques des cultures et des qualités alimentaires et environnementales des cultures, en semences de grandes cultures et semences potagères.

"Soutien à la compétitivité du secteur agricole"

Pour la BEI ce prêt est symbolique d'un engagement plus large. "Cet investissement marque une nouvelle étape importante de la BEI dans son soutien à la compétitivité du secteur agricole, dans le respect des meilleures normes environnementales", précise Ambroise Fayolle, vice-président, alors que la banque veut accompagner la transformation du secteur agricole, comme le souhaite "l'UE qui s'est engagée à soutenir les activités de recherche et d'innovation dans le domaine agricole", explique également Paolo Gentiloni, commissaire pour l'économie.

La BEI a ainsi signé en décembre 2019 une convention avec le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et quatre groupes financiers pour déployer l'initiative Nationale pour l'Agriculture Française (INAF).

Le climat concentre 47% des prêts de la BEI en France en 2019

L'INAF mobilise des fonds nationaux, à hauteur de 60 millions d'euros, et des ressources du Fonds Européen pour les Investissements Stratégiques (FEIS ou "Plan Juncker") à hauteur de 45 millions d'euros. Avec un très fort effet de levier, l'INAF doit permettre de catalyser – à travers les quatre intermédiaires financiers sélectionnés – plus de 1 milliard d'euros d'investissement.

L'initiative a pour but de soutenir la montée de gamme, la création de valeur ajoutée et la transformation des systèmes de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs en demande de qualité, d'ancrage territorial et de circuits de proximité. L'INAF se focalise également sur le renouvellement des générations et l'installation des nouveaux entrants dans un secteur en recherche de performance économique.

Depuis 2017, la BEI a accordé un total de 430 millions d'euros de prêts en soutien direct à des entreprises du secteur agricole en France.