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Frontières : où peut-on se déplacer en Europe depuis la France ?

Depuis le 21 janvier, les voyageurs souhaitant se rendre en France depuis le reste de l’Union européenne doivent présenter le résultat d’un test PCR négatif de moins de 72 heures. Et depuis l’Hexagone, quelles dispositions faut-il prendre pour se déplacer vers un autre Etat membre ? Tour d’horizon des conditions d’accès aux autres pays européens.

Les informations présentées sur cette page, valables au 11/05/2021, sont susceptibles d’évoluer. Le texte et la carte sont intégralement mis à jour de manière hebdomadaire. Nous signalons les dernières nouvelles dans un encadré en début d’article.

Par ailleurs, les pays frontaliers de la France font l’objet d’une mise à jour plus régulière. Les changements sont indiqués dans le texte, avec la date à laquelle les mesures sont valables.

Outre l’Union européenne, le Royaume-Uni et les pays de l’Espace économique européen sont également couverts dans cet article.

Face à la persistance de l’épidémie, et malgré la recommandation de la Commission européenne visant à coordonner les mesures de restriction à la libre circulation et à harmoniser les informations épidémiologiques en Europe, les États européens continuent d’imposer des mesures très variées pour accéder à leur territoire. Certains acceptent toujours les voyageurs sous conditions de test négatif ou de quarantaine, quelques pays acceptent uniquement certaines catégories de population, quand d’autres encore “ferment” leurs frontières autant que possible.

Quelle politique la France a-t-elle adopté vis-à-vis des ressortissants de l’UE ?

Les voyages internationaux depuis et vers la France sont “totalement et strictement déconseillés”, indique le site du ministère des Affaires étrangères. Les restrictions de déplacement ayant été levées le 3 mai, il est néanmoins désormais possible de se rendre à l’étranger sans motif impérieux, sous réserve d’y être autorisé par le pays de destination et en dehors des horaires de couvre-feu, soit de 6h à 19h.

Le 21 janvier, au terme d’une visioconférence entre les dirigeants européens, le président français “a annoncé l’introduction d’une obligation de présenter un test PCR négatif réalisé 72 heures avant le départ pour l’ensemble des voyageurs européens souhaitant entrer en France (hors voyages dits essentiels)” par voie aérienne ou maritime, en excluant toutefois les travailleurs frontaliers. La mesure, entrée en vigueur le 25 janvier, a été renforcée une semaine plus tard en y incluant les voyages par voie terrestre.

Depuis le 1er février, toute entrée et sortie du territoire français à destination ou en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne (et d’Andorre, d’Islande, du Liechtenstein, de Monaco, de la Norvège, de Saint-Marin, du Saint-Siège ou de la Suisse) ainsi que des territoires d’outre-mer sont également interdites, sauf motif impérieux. Cette règle a été assouplie le 12 mars à l’égard de huit pays : il n’est plus nécessaire de justifier d’un motif impérieux pour les déplacements en provenance d’Australie, de Corée du Sud, d’Israël, du Japon, de Nouvelle Zélande, du Royaume-Uni et de Singapour. Pour les déplacements vers et depuis ces pays, les autres restrictions à la circulation restent en vigueur : la présentation d’un test PCR négatif de moins de 72 heures avant un départ de France ainsi que préalablement à l’arrivée sur le territoire national, notamment, reste nécessaire.

Face à l’émergence des variants brésilien et indien, des mesures de quarantaine renforcées pour les voyageurs arrivant de plusieurs pays s’appliquent depuis le 24 avril. Les personnes en provenance du Brésil, du Chili, d’Argentine, d’Afrique du Sud et d’Inde doivent respecter une quarantaine de 10 jours, laquelle est contrôlée par les forces de l’ordre et sanctionnée de 1 000 à 1 500 euros d’amende en cas de non-respect. Seules des sorties pour motif impérieux, uniquement entre 10 heures et midi, sont possibles. Ces mesures concernent aussi la Guyane.

Entrée possible sous conditions

Mi-juin 2020, la plupart des pays de l’Union européenne et de l’espace Schengen avaient levé les mesures de restriction à leurs frontières et accepté à nouveau sur leur sol des voyageurs venus de France. Face à la deuxième vague épidémique, la quasi-totalité ont depuis réinstauré des limitations de déplacement.

Ces pays imposent des conditions plus ou moins strictes, parfois différenciées selon les régions d’origine ou de destination ou encore selon le motif du déplacement (raisons familiales/professionnelles). Certains exigent de justifier d’un test RT-PCR négatif récent, faute de quoi une quarantaine est imposée. D’autres imposent une mise à l’isolement dont la durée peut varier en fonction des tests. D’autres enfin exigent à la fois la réalisation d’un test ainsi qu’une période d’isolement.

Test RT-PCR négatif impératif

L’Espagne exige un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures pour passer la frontière, une mesure qui s’applique également aux automobilistes. Les travailleurs transfrontaliers et les personnes résidant à moins de 30 km de la frontière espagnole sont néanmoins exemptés de ces contraintes. Un formulaire est également nécessaire pour entrer sur le territoire. Pour se rendre aux Canaries, il faut télécharger l’application Radar COVID-19 sur téléphone portable.

A Malte, un test PCR de moins de 72 heures est requis pour l’ensemble des personnes voyageant par voie aérienne depuis la France, selon l’ambassade de France à Malte. Outre le test, les voyageurs doivent remplir un formulaire de déclaration de voyage et un autre de localisation de passager. Ils sont également soumis à une prise de température à l’arrivée et peuvent faire l’objet de tests aléatoires supplémentaires.

En Grèce, toute personne âgée de plus de 5 ans doit présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures ou un certificat de vaccination en plus d’un formulaire de localisation. Selon l’ambassade de France à Athènes, “le certificat de test négatif au Covid doit obligatoirement être rédigé en anglais et comporter le numéro de passeport/carte d’identité du voyageur”. Enfin, des tests PCR aléatoires peuvent être réalisés à l’aéroport. Si un voyageur s’y fait tester, il doit s’isoler jusqu’au résultat. Les tests antigéniques sont systématiques au poste frontière avec la Bulgarie, seule voie terrestre encore ouverte.

Chypre accepte les ressortissants français à certaines conditions. Pour pénétrer sur l’île, il faut justifier d’un test PCR négatif de moins de 72 heures puis réaliser à l’arrivée un deuxième test (payant) sur le sol chypriote. En attendant le résultat, un isolement de 24 heures est exigé. Depuis le 1er avril 2021, tous les passagers titulaires d’un certificat de vaccination délivré par la Chypre ne sont plus tenus de subir un test Covid-19 à leur arrivée ni de s’isoler.

Le Luxembourg a également introduit des restrictions. Depuis le 29 janvier, il faut présenter le résultat d’un test PCR ou rapide négatif effectué moins de 72 heures avant une arrivée par avion dans le Grand-Duché. Ce n’est pas le cas pour les voyageurs venant par voie terrestre.

Test RT-PCR négatif, sinon période d’isolement

Certains pays limitent leur accès aux personnes ayant été testées négativement au Covid-19 dans les 48 à 72 heures précédant leur voyage ou à leur arrivée à l’aéroport.

En Suède, les tests antigéniques et salivaires sont acceptés tant qu’ils sont datés de moins de 48 heures. Le ministère français des Affaires étrangères attire toutefois l’attention sur le fait que les autorités suédoises sont “intransigeantes” sur ce point. Celles-ci recommandent par ailleurs de s’isoler au moins sept jours et de refaire un test après cinq jours.

Pour se rendre en Italie, il est nécessaire de justifier d’un test moléculaire ou antigénique négatif réalisé moins de 48 heures avant le départ (il n’est plus possible de faire le test en arrivant sur le sol italien). Des mesures renforcées en vigueur jusqu’au 15 mai contraignent par ailleurs les voyageurs venus de France à s’enregistrer auprès des autorités sanitaires régionales ainsi qu’à se soumettre à un test puis à observer cinq jours d’isolement à leur arrivée sur le sol italien, quel que soit le résultat. L’isolement est ensuite levé en réalisant un nouveau test, seulement si celui-ci est négatif. Pour des informations personnalisées, le ministère italien des Affaires étrangères propose de remplir un questionnaire. Les exceptions à ces règles sont par ailleurs listées sur le site France Diplomatie.

En Slovénie, les voyageurs doivent présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures ou se soumettre à une quarantaine de 10 jours. Des exemptions sont prévues pour les voyageurs en transit, guéris du Covid ou vaccinés.

La Croatie impose aux voyageurs de disposer d’un test PCR ou antigénique négatif réalisé dans les 48 heures avant l’entrée sur le territoire croate. Dans le cas d’un test antigénique et d’un séjour en Croatie de plus de 10 jours, un deuxième test doit être effectué dans les 10 jours suivant le dernier test. En l’absence totale de test à l’arrivée, le voyageur doit en réaliser un en entrant sur le territoire avec une période d’isolement, qui peut durer jusqu’à 10 jours, dans l’attente d’un résultat négatif. Les personnes rétablies du Covid au cours des six derniers mois sont exemptées de test ou d’isolement sur justificatif. Celles qui ont reçu leur deuxième dose du vaccin échappent également à ces obligations.

En Pologne, un résultat négatif à un test PCR de moins de 48 heures (en polonais ou en anglais) exonère de quarantaine depuis le 23 janvier (il est obligatoire pour les voyages en avion), excepté les voyageurs revenant de la République tchèque et de Slovaquie. Les voyageurs n’en disposant pas doivent passer par une période d’isolement de dix jours, pouvant être levée après un test réalisé sur le territoire polonais. Les personnes ayant été vaccinées contre le Covid-19 (sur présentation d’un certificat de vaccination) sont exemptées de la quarantaine, même en cas d’absence de test.

Il est obligatoire de présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures ou un test antigénique de moins de 48 heures pour entrer en Bulgarie. Les citoyens bulgares et les personnes ayant une résidence permanente ou de longue durée qui ne présentent pas le résultat négatif de ce test doivent subir une quarantaine de 10 jours. Celle-ci peut être annulée sur présentation d’un document indiquant le résultat négatif d’un test PCR effectué dans les 24 heures suivant l’entrée sur le territoire.

Pour se rendre en Estonie, le résultat d’un test négatif de moins de 72 heures peut être présenté à l’embarquement. Un formulaire est par ailleurs désormais obligatoire, et doit être présenté avant le départ. A l’arrivée, les voyageurs doivent se placer en quarantaine pour 10 jours, sauf si un test réalisé à partir du sixième jour, par ailleurs obligatoire, donne un résultat négatif. En l’absence de test au départ et à l’arrivée, un isolement strict de 10 jours doit être observé. Les personnes vaccinées au cours des six derniers mois ou qui se sont rétablies du Covid-19 au cours des six derniers mois en sont exemptées.

Période d’isolement

Depuis le 12 mars, les déplacements vers le Royaume-Uni ne sont plus limités aux motifs essentiels. Pour entrer sur le territoire britannique, les voyageurs sont tenus de respecter pendant 10 jours une période de quarantaine à l’hôtel ou à domicile (en ce qui concerne l’Ecosse, seulement dans l’un des six hôtels désignés par les autorités). Il est ensuite obligatoire d’effectuer un test PCR lors des deuxième et huitième jours de la quarantaine, qu’il convient de réserver avant le départ. Il est également possible de passer un test le cinquième jour et de rompre l’isolement s’il venait à être négatif. Un déplacement vers l’Angleterre, l’Écosse et le Pays de Galles est par ailleurs conditionné à la présentation d’un test négatif datant de moins de 72 heures, fait savoir le site du gouvernement britannique.

En Slovaquie, un isolement de 14 jours est obligatoire à l’arrivée. Un test peut être effectué au huitième jour de la quatorzaine qui peut prendre fin à ce moment-là si le le résultat du test est négatif. La quarantaine peut être écourtée pour les voyageurs professionnels présentant un test PCR négatif de moins de 72 heures et un autre réalisé à l’arrivée, ainsi que pour les personnes vaccinées (depuis au moins 14 jours avec Pfizer ou Moderna, 28 jours avec Astrazeneca) ou ayant guéri de la Covid au cours des 180 derniers jours.

Test RT-PCR négatif et période d’isolement

Pour voyager à destination de l’Allemagne depuis la France, classée “zone à incidence élevée” depuis le 28 mars, il faut informer les autorités sanitaires locales de son arrivée et présenter un résultat négatif à un test réalisé moins de 48 heures avant l’entrée sur le territoire (avec certaines exemptions pour les frontaliers alsaciens se rendant dans le Bade-Wurtemberg). Le test n’empêche pas de passer par une période d’isolement de 10 jours (avec certaines exemptions pour les séjours inférieurs à 72 heures dans certains Länder ou pour les travailleurs frontaliers se rendant en Sarre et en Rhénanie-Palatinat), qui peut être réduite à 5 jours dans certains Länder sur présentation d’un second test négatif réalisé en Allemagne au plus tôt 5 jours après l’entrée sur le territoire.

Depuis le 19 avril, il n’est plus nécessaire d’avoir un “motif essentiel” pour se rendre en Belgique. Pour les séjours supérieurs à 48 heures, il est toutefois impératif de remplir le formulaire de Localisation du Passager (PLF) dans les 48 heures précédant l’arrivée sur le sol belge et de présenter un résultat négatif d’un test PCR datant de moins de 72 heures à l’arrivée. Les personnes recevant un SMS après avoir rempli le PLF doivent se soumettre à une quarantaine et passer un test de dépistage du Covid les premier et septième jours. Un résultat négatif au dernier test permet d’écourter la quarantaine. Les voyageurs sont exemptés de ces démarches, même du formulaire, en cas de séjour de moins de 48 heures et s’ils ne prennent pas l’avion ou le bateau.

L’Autriche impose une quarantaine de 10 jours qui peut être levée au bout de cinq jours si un test PCR ou antigénique se révèle négatif. Depuis le 10 février, un test PCR négatif de moins de 72 heures ou antigénique de moins de 48 heures est également obligatoire pour entrer sur le territoire. Le cas échéant, un test devra être fait dans les 24 heures suivant l’arrivée mais la quarantaine reste applicable. Toutes ces informations doivent être renseignées dans un formulaire en ligne. Pour certaines catégories de personnes (voyages pour raisons humanitaires, voyages d’affaires, soutien médical, services judiciaires et personnel diplomatique), le résultat négatif du test suffit. De plus, un contrôle de température est effectué à l’aéroport de Vienne, lequel peut conduire à un examen médical plus approfondi si la température est supérieure à 37,9°C. A partir du 19 mai, les personnes entrant en provenance de zones vertes/oranges (selon la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) seront autorisées à entrer en Autriche sans aucune restriction.

Depuis le 16 mars, l’arrivée aux Pays-Bas par avion et par bateau est soumise, au choix, à un test PCR négatif réalisé dans les 24 heures précédant l’embarquement ou à un test PCR négatif datant de 72 heures au plus avant l’arrivée assorti d’un test rapide négatif réalisé dans les 24 heures avant l’embarquement. Pour les voyages par train et par bus, un test PCR négatif réalisé moins de 72 heures avant l’entrée dans le pays est demandé. En ce qui concerne ces quatre modes de transport, les voyageurs doivent respecter une quarantaine de 10 jours, pouvant être réduite sur présentation d’un test PCR négatif réalisé à partir du cinquième jour. En revanche, le pays n’impose pas de test négatif pour un voyage en voiture.

En Irlande, un test PCR négatif de moins de 72 heures est nécessaire pour s’y rendre. Le test n’exonère pas d’une période de 14 jours de quarantaine obligatoire. La France étant maintenant considérée comme territoire “à haut risque” par l’Irlande, la quarantaine doit être effectuée dans un hôtel désigné par les autorités. Une obligation qui ne s’applique pas exactement aux personnes entièrement vaccinées, qui restent cependant obligées de présenter un test PCR négatif avant leur départ, de même que de suivre la quarantaine mais à l’adresse de leur choix, communiquée préalablement au voyage. Il est possible de réserver sa chambre sur le site Quarantine Hotels Ireland. En cas de nouveau test PCR négatif réalisé le dixième jour au plus tôt, la quarantaine peut être écourtée.

La Lituanie impose quant à elle la présentation d’un test PCR de moins de 72 heures assorti d’une période d’auto-isolement de 10 jours mais qui peut être réduite en cas de test négatif après le septième jour. Les personnes ayant déjà été vaccinées peuvent circuler sans restrictions, de même que les personnes déclarées guéries du Covid-19 au plus tard 180 jours avant leur voyage, à condition de présenter dans les deux cas un certificat d’un établissement de santé. Tous ces documents sont acceptés dans n’importe quelle langue officielle de l’Union européenne.

Les voyageurs souhaitant se rendre en Roumanie par avion, train ou bus, doivent présenter un résultat négatif de test PCR effectué moins de 72 heures avant l’embarquement et effectuer une période de quarantaine de 14 jours. Celle-ci peut être raccourcie avec un deuxième test PCR réalisé au moins huit jours après l’arrivée. Les personnes attestant de leur vaccination (seconde dose administrée depuis au moins 10 jours) ou déjà infectées par la Covid-19 entre 14 et 90 jours avant leur arrivée sont dispensées de quarantaine, tout comme celles ne restant pas plus de trois jours dans le pays (mais elles doivent présenter un test négatif de moins de 48 heures). D’autres catégories de personnes sont exemptées de quarantaine.

La liste des formulaires exigés par les pays de l’UE

Plusieurs pays demandent de remplir des formulaires relatifs soit à leur lieu de séjour, soit à leur état de santé. Ces formulaires sont généralement disponibles en ligne. Cela concerne :
- l’Allemagne : voir le formulaire pour se rendre en Allemagne
- l’Autriche : voir le formulaire pour se rendre en Autriche
- la Belgique : voir le formulaire pour se rendre en Belgique
- la Bulgarie : voir le formulaire pour se rendre en Bulgarie
- la Croatie : voir le formulaire pour se rendre en Croatie
- l’Espagne : voir le formulaire pour se rendre en Espagne
- l’Estonie : voir le formulaire pour se rendre en Estonie
- la Finlande : voir le formulaire pour se rendre en Finlande
- la Grèce : voir le formulaire pour se rendre en Grèce
- l’Irlande : voir le formulaire pour se rendre en Irlande
- l’Italie : voir le formulaire pour se rendre en Italie
- la Lettonie : voir le formulaire pour se rendre en Lettonie
- la Lituanie : voir le formulaire pour se rendre en Lituanie
- Malte : voir le formulaire pour se rendre à Malte
- les Pays-Bas : voir le formulaire pour se rendre aux Pays-Bas
- le Portugal : voir le formulaire pour se rendre au Portugal (dispositions spécifiques pour les Açores et Madère)
- la République tchèque : voir le formulaire pour se rendre en République tchèque
- la Slovaquie : voir le formulaire pour se rendre en Slovaquie

Frontières fermées, sauf à de rares exceptions

Depuis le 27 avril, il est interdit de se rendre en Islande depuis la France, sauf pour motif impérieux. Tout passager doit d’abord remplir un formulaire de pré-enregistrement avant de prendre l’avion. Il doit ensuite présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures (rédigé en anglais, norvégien, danois ou suédois), puis passer obligatoirement un premier test PCR à l’aéroport dès son arrivée en Islande, suivi d’une quarantaine de cinq à six jours et d’un second test à l’issue de cet isolement. Depuis la même date, toute personne arrivant d’un pays dont le taux d’incidence sur 14 jours est supérieur à 500 (la France en fait partie) doit effectuer sa quarantaine dans un hôtel spécialement aménagé et contrôlé par les autorités sanitaires. Un test PCR positif datant de plus de 14 jours ou un test sérologique démontrant la présence d’anticorps chez le voyageur permet d’être exempté de la période de quarantaine. La mesure s’applique jusqu’au 1er mai 2021. Il existe une alternative aux tests, à savoir une quarantaine de 14 jours. Plus d’informations se trouvent sur le site internet du gouvernement islandais dédié au Covid-19.

Ces mesures concernent également les voyageurs à destination du Portugal. Depuis que le taux d’incidence français est remonté courant mars, les voyageurs en provenance de l’Hexagone doivent non seulement présenter un test PCR négatif mais aussi observer une période d’isolement de 14 jours à leur arrivée sur le sol portugais. Les voyages sont autorisés seulement pour motif impérieux. Des mesures spécifiques pour Madère sont disponibles sur le site de l’office de tourisme de l’archipel, comme pour les Açores.

En Finlande, les restrictions appliquées à la France sont maintenues jusqu’au 25 mai. Les seules personnes pouvant se rendre sur le territoire doivent être en mesure de prouver l’existence d’une résidence sur le territoire finlandais, avoir un lien familial avec un résident local ou venir pour un séjour professionnel ou étudiant. Les voyageurs doivent présenter un test négatif ou une preuve de guérison du Covid à l’arrivée, ou bien se soumettre à un contrôle de santé (qui peut comprendre un test) suivi d’un test moins de 72 heures plus tard, ou bien effectuer une quarantaine de 14 jours.

Le Danemark interdit également l’entrée aux voyageurs venus de France depuis le 29 août 2020, sauf pour motif “valide” (justificatifs à présenter) dont la liste est relativement longue (visite familiale, déplacement professionnel, transit, santé…). Un test négatif de moins de 48 heures est également nécessaire, suivi d’un test à l’arrivée et d’une période d’isolement de 10 jours (cette dernière est néanmoins soumise à de nombreuses exemptions). Depuis le 1er mai, les voyageurs entièrement vaccinés en provenance de la France peuvent se rendre au Danemark sans motif particulier, et sans test ni isolement.

Depuis le 11 février, il faut faire valoir un motif “urgent et important” pour se rendre en Lettonie. Le motif doit être indiqué sur le formulaire à remplir dans les 48 heures avant le passage de la frontière. Les personnes autorisées à passer restent soumises à l’obligation de présenter à la fois un test PCR négatif effectué moins de 72 heures avant le départ et de passer par une période d’isolement de 10 jours.

La République tchèque adopte des mesures différenciées selon la situation épidémique des pays d’origine (vert, orange, rouge et rouge foncé). La classification est disponible sur le site dédié au Covid-19 du gouvernement tchèque. Pour les voyageurs en provenance de la France (actuellement classée rouge foncé), il n’est possible de se rendre en République tchèque que pour des “raisons essentielles”. En plus d’un formulaire disponible en ligne, un test PCR de moins de 72 heures sera demandé aux personnes autorisées à rentrer. Une période d’isolement sera également imposée jusqu’à la présentation d’un nouveau test négatif réalisé au plus tôt le cinquième jour après l’arrivée dans le pays.

La Hongrie a également fermé ses frontières, quelle que soit la provenance ou le motif du séjour. Seuls les résidents permanents, ainsi que les ressortissants hongrois et les membres de leur famille, sont autorisés à se rendre en Hongrie, à condition de respecter une période d’isolement de 10 jours.

Depuis le 28 janvier, la Norvège a également décidé de fermer ses frontières à la majeure partie des non-résidents. Pour les personnes autorisées à entrer sur le territoire, une quarantaine de 10 jours est nécessaire, avec un test au septième jour. Il faut également présenter un test de moins de 24 heures avant le départ.

Etudier dans un pays de l’UE

Pour plusieurs pays d’Europe, les restrictions en vigueur aux frontières diffèrent pour les étudiants internationaux (dans le cadre d’échanges universitaires).

Italie : les étudiants frontaliers sont exemptés de tests.
Pays-Bas : les étudiants sont exemptés de quarantaine.
Danemark : être étudiant dans une université danoise est considéré comme un motif légitime pour se rendre au Danemark.
Finlande : être étudiant dans une université finlandaise est considéré comme un motif légitime pour se rendre en Finlande.
Chypre : les étudiants Erasmus+ font partie des catégories de population autorisées à se rendre dans le pays depuis la France mais un test PCR est à effectuer 72 heures avant l’arrivée ainsi qu’une mise à l’isolement de 14 jours.
Belgique : les étudiants peuvent sortir de leur période de quarantaine s’ils ont des examens à passer.

L'Union européenne a-t-elle eu raison de fermer ses frontières extérieures pour réduire la propagation du virus ?

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6 commentaires

  • Avatar privé
    matthieu

    Bonjour, je voulais savoir si nous pouvions traverser l’Allemagne (en voiture) pour aller en Pologne par exemple mais sans faire la quarantaine ?

  • Avatar privé
    Sofiane

    Merci pour toutes ces informations. Elles m’ont permis d’enrichir mes connaissances sur ma libre circulation entre la France et le reste de l’Europe.

  • Avatar privé
    marc louis

    Plus moyen de s’y retrouver ‚il manque beaucoup de précisions? je voudrais faire aller retour France - Belgique afin de revenir avec une amie ‚je ne trouve nul part mais absolument nul part ‚ni les infos ni ce que je dois faire.

  • Avatar privé
    CHARDONNET

    Bonjour
    Je souhaite savoir s’il faut un motif impératieux pour me rendre dans un pays de l’UE depuis la France ?
    Je sais que sans cela le voyage est déconseillé mais est-il légalement interdit et donc verbalisable? La gare ou l’aéroport de départ est dans un rayon de 10km autour de mon domicile, j’ai donc légalement le droit de m’y rendre. Le transit est autorisé par attestation et lje me conformerai aux mesures en vigueur dans le pays visité.
    Je connais également les conditions de retour en France.
    Ma question est simple : ai je légalement le droit de me rendre dans un pays de l’UE sans aucun motif?
    Merci d’avance

    • Avatar privé
      Lou

      Bonjour,

      Avez-vous eu la réponse à votre question ? cela m’interesse aussi !

    • Avatar privé
      FISCHER

      Bonjour
      j’ai lu attentivement votre requête et je suis dans le même cas que vous. Aucune information n’est clairement expliquée dans la presse quotidienne sur ce sujet.
      Le principal problème est de savoir si l’on peut quitter la France pour se rendre dans un pays européen sans se justifier de motifs impérieux et sans risque de se faire refouler à l’aéroport?