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Volkswagen : les déboires s'accumulent aux Etats-Unis

Revue de presse 03.11.2015

Des Etats-Unis, le scandale était arrivé le 18 septembre. Un logiciel permettant de falsifier le niveau de pollution avait été décelé sur des moteurs Volkswagen (VW). Des Etats-Unis, le scandale se prolonge le 2 novembre. L'agence américaine en charge de la protection de l'environnement a annoncé avoir repéré ce même logiciel sur d'autres véhicules produits par les différentes marques du groupe, notamment Audi et Porsche.

Concession Volkswagen à Prague

Lorsqu'il a été découvert en septembre, "le logiciel espion permettant de falsifier les tests antipollution n’était supposé avoir été installé que sur les petites motorisations du constructeur allemand", rappelle Le Monde. Avant d'annoncer que "l’Environmental Protection Agency (EPA) a révélé, lundi 2 novembre, que la fraude s’étendrait également à des moteurs plus puissants sur des modèles de marque VW, Audi et Porsche, commercialisés aux Etats-Unis".

La Tribune précise que sont concernés "les moteurs V6 qui équipent les modèles hauts-de-gamme du groupe, dont Audi et Porsche […] montés sur des modèles produits de 2014 à 2016".

"Au moins 10 000 nouveaux véhicules seraient concernés" ajoute Libération, tous issus du groupe Volkswagen. En effet, L'Express précise que "pour l'heure, aucun autre constructeur automobile n'a été incriminé aux Etats-Unis".

Pour Les Echos, "la question est notamment de savoir si le logiciel a aussi été intégré sur des modèles vendus en Europe, comme cela est le cas sur le premier volet de l’enquête. Dès lors, il s’agirait de volumes bien plus importants, [car] c’est la quasi-totalité de l’offre de moteurs du groupe Volks­wagen qui pourrait être concernée".

Le Figaro rappelle le scandale du 18 septembre, qui concernait "onze millions de véhicules de milieu de gamme". Le constructeur a connu "ses premières pertes trimestrielles […] en quinze ans" et a été poussé à "se séparer de son patron". Actuellement, "Volkswagen doit gérer le rappel de 8,5 millions de voitures en Europe et 480 000 aux États-Unis".

"Pour la première fois associé au scandale, Porsche s'est dit 'surpris' par ces accusations" rapporte Challenges. Pour l'instant, "Volkswagen dément fermement […] tout en se disant prêt à 'coopérer pleinement' avec les autorités américaines" [L'Express]. Le communiqué fourni par l'agence américaine suggère toutefois "que l'information n'avait été pas spontanément fournie par le constructeur allemand", estime Le Point.

"Nous avons des preuves flagrantes des violations", a ainsi affirmé Cynthia Giles, la responsable de l'EPA, ajoutant que les investigations "se poursuivaient"[L'Express].

Pour Euronews, dans cette affaire, '18' est "le chiffre à retenir : comme 18 millions de voitures concernées dans le monde par ce mensonge, et comme 18 milliards de dollars, le montant des pénalités qui pourraient menacer Volkswagen".

A l'heure actuelle "VW a d’ores et déjà provisionné 6,7 milliards d’euros pour faire face aux coûts du scandale. […] La remise aux normes des véhicules concernés par la triche devrait prendre un à deux ans, selon le groupe" selon Le Monde.

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