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Revue de presse : L'Union européenne sous pression au G20

Revue de presse 19.06.2012

La septième édition du G20 a démarré hier soir à 23 heures (heure de Paris) à Los Cabos, au Mexique. Les vingt plus importantes économies de la planète discuteront pendant deux jours de la croissance et des mesures qui pourraient relancer l'économie mondiale. Cependant, dès le début du sommet, l'Europe est la vraie cible des déclarations des leaders mondiaux. Des déclarations souvent très pugnaces.

"C'est un sommet sous tension qui s'est ouvert hier à Los Cabos, au Mexique, à 10.000 kilomètres de Paris", raconte Les Echos. Une tension qui concerne surtout l'Union européenne. Envoyés au Mexique, en tant que délégation de l'UE, M. Barroso et M. Van Rompuy ont tenu une conférence de presse avant le début des travaux dans le but de faire entendre "la voix d'une Europe au cœur de toutes les inquiétudes". Les deux leaders européens ont assuré que Bruxelles est au "travail" pour surmonter la crise, même si aucune décision définitive ne sera annoncée lors du sommet de fin juin, a affirmé M. Van Rompuy. M. Barroso a tout de suite répondu aux détracteurs de l'Union : "Franchement, nous ne sommes pas ici pour recevoir des leçons en termes de démocratie ou sur la façon de gérer l'économie", a-t-il affirmé avant le début du sommet [AFP].

Quelques heures plus tard, le président mexicain Felipe Calderon a inauguré le G20. Ce fut également le temps des  premières déclarations : elles visaient toutes la politique européenne. "C'est le moment pour l'Europe de savoir ce qu'elle veut", a ainsi déclaré Robert Zoellick, le président de la Banque Mondiale. Même si le vote grec a "rassuré" les membres du G20 [Les Echos], les leaders non européens restent inquiets pour le futur de Bruxelles et de la monnaie unique. "Les marchés et les populations", a affirmé le ministre des Finances brésilien, "n’ont plus confiance dans les solutions qui sont apportées par les pays de la zone euro". Selon Euronews, "les pays émergents du groupe des BRICS sont les plus sévères à l‘égard de l’Union européenne", dont ils regrettent l'incapacité à prendre des mesures concrètes "pour calmer la crise de la dette dans la zone euro".

Bruxelles a mis en avant le fait que l'Europe doit trouver "un consensus" : "c'est plus difficile avec une démocratie", selon M. Barroso. En effet, à l'intérieur du champ européen, les leaders des 27 n'ont pas encore trouvé d’accord sur les mesures à prendre pour sortir de la crise. Selon le ministre français du Travail, Michel Sapin : "il existe des difficultés, des tensions (en Europe)". "Des rencontres comme celles-ci sont faites pour avancer, pour faire en sorte qu'on surmonte des tensions, qu'il y ait des solutions, des propositions qui puissent apparaître", a-t-il déclaré [Reuters]. Vendredi prochain les leaders des quatre plus importantes économies de la zone euro se réuniront à Rome pour un nouveau sommet.


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