Derniers articles publiés

[Revue de presse] Covid-19 : cas de contamination et mesures restrictives se multiplient de nouveau en Europe

Revue de presse 22.10.2020

La situation sanitaire se dégrade encore en Europe, où le nombre de contaminations au Sars-Cov-2 ne cesse d'augmenter malgré les mesures restrictives déjà en vigueur. Plusieurs pays envisagent d'aller plus loin pour casser les chaînes de transmission et soulager un milieu hospitalier sous pression.

De plus en plus d'Européens se retrouvent de nouveau confinés afin de contenir la deuxième vague de Covid-19

De plus en plus d'Européens se retrouvent de nouveau confinés afin de contenir la deuxième vague de Covid-19 - Crédits : martin-dm / iStock

La deuxième vague de la pandémie continue de déferler sur l'Europe. "L'Italie connaît depuis vendredi une forte hausse des cas de Covid-19, avec plus de 10 000 malades par jour", rapporte ainsi France 24. L'augmentation est particulièrement importante en Campanie et en Lombardie, cette dernière étant à nouveau la région "la plus touchée, comme elle l'avait été au début de la pandémie, en février et mars", poursuit la chaîne d'information.

Même tendance en Espagne, devenue mercredi "le premier membre de l'UE, et le sixième pays au monde, à franchir le cap du million de cas de coronavirus", poursuit le média. Mais la situation s'aggrave aussi en Allemagne où "le nombre de nouvelles infections au Covid-19 a dépassé les 10 000 cas en moins de 24 heures", pour atteindre 11 287 [France 24]. "Ce chiffre, qui n'était encore que de 7 595 mercredi, dépasse largement le précédent record atteint vendredi dernier où 7 830 nouveaux cas ont été enregistrés par l'institut de veille sanitaire Robert Koch", complète Le Parisien.

Chronologie de la pandémie en Europe

Des mesures de plus en plus sévères

Par conséquent, "devant la persistance de la maladie, l'Europe multiplie les mesures restrictives", observent Les Echos. A commencer par l'Irlande, où "les mesures les plus dures sont entrées en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, à 1 heure (heure de Paris), avec un reconfinement". Désormais, "les Irlandais ne pourront sortir de chez eux pour faire de l’exercice que dans un rayon de cinq kilomètres, sous peine d’amende", rapporte Le Monde.

Même ambiance en République tchèque, qui va "à nouveau se mettre en confinement pour tenter de contenir le coronavirus […]. 'Du 22 octobre à 6 heures du matin [jusqu'au 3 novembre à 23h59], la libre circulation de la population sera interdite, à quelques exceptions près'", a ainsi annoncé le gouvernement sur Twitter [Politico]. En Belgique, l'hypothèse d'un nouveau confinement n'est pas écartée par le gouvernement, d'après la RTBF.

En Espagne, les autorités "ont dû imposer dans l’urgence de nouvelles restrictions, avec le bouclage partiel d’une dizaine de nouvelles villes et de certaines régions, en plus de Madrid et de huit communes voisines, déjà reconfinées en partie", alors qu'un simple couvre-feu est mis en place en Italie pour les régions de Lombardie et Campanie, relate Le Monde.

Quant à la France, "l'exécutif veut prolonger l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février 2021 inclus pour faire face aux conséquences de l'épidémie de coronavirus, selon un projet de loi présenté mercredi en Conseil des ministres", annonce Euronews. "L'exécutif entend aussi pouvoir appliquer des mesures de restrictions de circulation, de rassemblements ou d'ouvertures des établissements au moins jusqu'au 1er avril 2021, sur tout ou partie du territoire et en fonction de la situation épidémique", détaille le média.

Milieu hospitalier sous pression

La gestion de l'épidémie est néanmoins dépendante des capacités des hôpitaux, qui se trouvent partout en Europe dans une situation difficile. En Italie, "deux hôpitaux de campagne seront d'ailleurs rouverts à Milan et Bergame, comme lors de la première vague épidémique du printemps", où ils avaient été temporairement installés pour soulager les autres établissements [Euronews]. Mais en Belgique comme ailleurs, "la saturation des lits d’hôpitaux n’est pas la seule question. Il faut aussi prendre en compte l’épuisement du personnel soignant", prévient la RTBF.

En Espagne, "le personnel soignant est épuisé et en colère", selon les mots d'Angela Hernandez Puente, docteure et responsable de l'Association de médecins madrilènes [France 24]. Celle-ci estime que les gains obtenus grâce au confinement ont été gaspillés : "C'est comme s'ils avaient pensé que 'ça y est, c'est terminé', alors que c'était le moment de se préparer [pour la seconde vague]", explique-t-elle à la chaîne d'information.

La situation est particulièrement difficile à gérer dans les pays d'Europe de l'Est, "jusque-là plutôt épargnés" par la première vague mais qui font aujourd'hui face à une pénurie de médecins, relève Libération. Alors que le gouvernement hongrois se disait en septembre "armé jusqu’aux dents" avec ses "16 000 respirateurs artificiels acquis […] pour près de 850 millions d’euros", "bon nombre de ces machines risquent toutefois de rester inutilisées, faute de médecins pour les faire fonctionner", souligne le journal.

Même problème en République tchèque, où "le président de la chambre des médecins a lancé la semaine dernière un appel à ses collègues et compatriotes travaillant à l’étranger" pour pallier le manque de personnel, leur demandant de "revenir au pays, le temps de surmonter le nouveau pic de cas de Covid". Un appel qui, jusqu'à présent, n'a eu qu'un "faible écho" [Libération].

 

Les autres sujets du jour

Brexit

Défense

Elargissements

Relations extérieures

Royaume-Uni

Abonnez-vous gratuitement aux newsletters de Touteleurope.eu !