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Belgique Carte géographique
Drapeau Belgique

Belgique

Drapeau Belgique Dernière mise à jour le 05.01.2024

Belgique

Adhésion en 1957 (Membre fondateur) Dernière mise à jour le 05.01.2024

Géographie et démographie

Bruxelles

Villes principales

Anvers, Gand, Charleroi, Liège, Bruxelles

Découpage administratif

3 communautés, 3 régions, 10 provinces (qui divisent 2 des 3 régions), 43 arrondissements administratifs, 589 communes

11,75 millions (2023)

Eurostat

30 452 km² (2022)

Eurostat

Indice de développement humain

0,937 (2021)

ONU

Environnement

9,6 tonnes d'équivalent CO2/hab (2021)

OCDE

Politique

Monarchie parlementaire fédérale

Sa Majesté le Roi Philippe

Alexander de Croo

2024

Fédérales

Économie

PIB

554 milliards d'euros (2022)

Eurostat

-0,8 % (novembre 2023)

Eurostat

0,4 % (Q3 2023)

Eurostat

5,6 % (octobre 2023)

Eurostat

106 % (Q2 2023)

Eurostat

déficit de 4,1 % du PIB (Q2 2023)

Eurostat

Politique

La Belgique est une monarchie constitutionnelle fédérale au régime parlementaire, régie par la Constitution de 1831. Son gouvernement fédéral, ainsi que son parlement bicaméral, siègent en sa capitale, Bruxelles.

Gouvernement

Après près de deux ans de crise politique, la Belgique dispose d’un nouveau gouvernement fédéral depuis le 1er octobre 2020. Il est dirigé par le libéral Alexander de Croo (Open VLD) et est composé de sept partis issus de quatre familles politiques, d’où son surnom de “Vivaldi” (en hommage aux Quatre Saisons).

La nouvelle coalition gouvernementale comprend ainsi :

  • des socialistes (Parti socialiste belge “PS” et Parti socialiste flamand “SP.A”)
  • des libéraux (Mouvement réformateur “MR” et “Open VLD”)
  • des écologistes (parti écologiste “Ecolo” et parti écologiste flamand “Groen”)
  • des chrétiens-démocrates (parti chrétien démocrate flamand CD&V)

Alexander de Croo succède ainsi à la tête du pays au libéral francophone Charles Michel dont la coalition gouvernementale avait volée en éclats en décembre 2018. Le 27 octobre 2019, l’ancienne ministre Sophie Wilmès avait été nommée Première ministre par intérim, dans l’attente de la formation d’un gouvernement ou de nouvelles élections.

La Belgique n’en était pas à sa première crise gouvernementale…

De 1999 à 2008 Guy Verhofstadt, libéral-démocrate flamand (issu du parti Open-VLD), a dirigé un gouvernement regroupant pour la première fois libéraux, socialistes et écologistes.

Après sa démission le 20 mars 2008, son successeur désigné Yves Leterme a échoué à former un gouvernement et a démissionné à son tour. Le 19 décembre 2008, le roi Albert II de Belgique a nommé le chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy au poste de Premier ministre. Mais ce dernier a été choisi pour devenir le premier président permanent du Conseil européen à compter du 1er janvier 2010.

Il a alors été remplacé par Yves Leterme, dont le retour au gouvernement fut cependant bref : la Belgique traversait une nouvelle crise politique au printemps 2010 suite à un conflit entre francophones et néerlandophones sur des questions linguistiques.

Le 22 avril 2010, Yves Leterme a présenté de nouveau sa démission, que le roi a accepté le 26 avril après une tentative avortée de médiation. Des élections anticipées sont prévues pour le 13 juin 2010, quelques semaines avant que la Belgique prenne pour six mois la présidence du Conseil de l’Union. Elles sont remportées par le parti pour l’indépendance flamande, mais ce dernier est tenu de former une coalition avec le Parti Socialiste. L’incapacité de parvenir à une entente a entraîné une crise politique sans précédent en Belgique, celle-ci étant privée de gouvernement pendant 541 jours.

Pour y remédier, le Roi a nommé Elio Di Rupo formateur le 16 mai 2011. Il a fallu attendre le 26 novembre 2011 pour qu’un accord soit finalement trouvé avec les Chrétiens démocrates flamands (CD-V) et francophones (CDH), les libéraux francophones du MR et flamands du parti Open-VLD, ainsi que les socialistes francophones. Le nouveau gouvernement belge est entré en fonction le 10 décembre 2011.

Au lendemain des élections fédérales et régionales du 25 mai 2014 - qui a vu arriver en tête le parti indépendantiste flamand (N-VA), le pays a connu un nouvel été sans nouveau gouvernement. Après 135 jours, Charles Michel, président du mouvement réformateur (MR), a réussi à constituer un gouvernement de coalition avec les chrétiens démocrates, les libéraux et les séparatistes de la N-VA, qui sont entrés pour la première fois au gouvernement fédéral. En décembre 2018, les nationalistes flamands avaient quitté cette grande coalition en raison d’un désaccord profond concernant la politique migratoire et le pacte de l’ONU signé à Marrakech. Charles Michel a donc géré les affaires courantes jusqu’aux élections fédérales du 26 mai 2019, le même jour que les élections européennes. Le scrutin ayant de nouveau donné lieu à un éparpillement des voix, une percée de l’extrême droite flamande et un recul des partis de la coalition, la formation d’un gouvernement s’est avérée plus compliquée.

Chef d’Etat

La Belgique est une monarchie constitutionnelle fédérale. Philippe de Belgique en est le roi depuis le 21 juillet 2013, après 20 ans de règne d’Albert II.

Doté d’un pouvoir exécutif, le “roi des Belges” nomme et révoque les ministres. Concrètement, il nomme un “formateur” qu’il charge de composer un ministère. Au-delà du choix du Premier ministre, c’est indirectement sur la nature de la coalition gouvernementale que le monarque se prononce, dans la mesure où le ministère doit être approuvé par le Parlement, élu à la proportionnelle.

Il dispose également d’un pouvoir législatif qu’il partage avec le Parlement. Celui-ci est constitué d’une Chambre des représentants et d’un Sénat. Son rôle se limite toutefois à la promulgation des lois. S’il peut sanctionner (s’opposer) à certains textes, son avis n’est juridiquement pas contraignant pour le Parlement.

Le reste des affaires courantes est réparti entre l’échelon fédéral, les Régions et les Communautés. L’Etat fédéral exerce essentiellement les fonctions régaliennes. Parmi les six entités fédérées, les trois Régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles-capitale) sont compétentes dans les domaines économique et territorial, et les trois Communautés (flamande, française et germanophone) sont responsables de la culture, de l’enseignement et de la langue.

Le pays et l’UE

L’Europe, fondement de l’identité belge

A la croisée de trois grandes cultures d’Europe de l’ouest (néerlandaise, française et allemande), la Belgique est l’un des six pays fondateurs des Communautés européennes. Ce petit pays a des siècles durant attisé les convoitises de ses puissants voisins et a été le champ de bataille de l’Europe ; c’est donc tout naturellement que la Belgique a vu dans la construction européenne un facteur de paix et de stabilité, ainsi qu’un garant de l’indépendance des petites nations.

Sa capitale, Bruxelles, abrite les principales institutions européennes : la Commission y a son siège permanent, le Parlement s’y réunit en alternance avec Strasbourg et le Conseil de l’Union européenne s’y retrouve habituellement. Bruxelles est également le siège du Comité économique et social européen, du Comité des Régions de l’Union européenne et du service européen pour l’action extérieure. La capitale belge est enfin le lieu de rassemblement de la “bulle européenne” , où toutes les entreprises, pays, régions et ONG disposent en général de représentations afin de défendre leurs intérêts auprès des institutions.

Un engagement en faveur d’une Europe intégrée

La Belgique reste attachée à une certaine conception fédéraliste de l’Europe, conçue comme une union politique forte, respectueuse des cultures politiques nationales. L’UE est perçue comme un démultiplicateur de puissance politique et économique pour tous ses membres, y compris les plus modestes. Comme la plupart des petits pays de l’UE, elle redoute l’émergence d’un “directoire” des grands Etats et prône le renforcement des institutions européennes. Assez proche toutefois des conceptions françaises, la vision belge de l’Europe est celle d’une Union politiquement intégrée qui ne se limiterait pas à un simple marché.

La Belgique compte de grands serviteurs de l’idée européenne. Parmi eux, Paul-Henri Spaak, ministre des affaires étrangères, a joué un rôle essentiel dans la création du marché commun. Un autre Belge, Jean Rey, a présidé la Commission européenne de 1967 à 1970. On doit à Etienne Davignon et Léo Tindemans la rédaction, en 1970 et 1975, de rapports importants préconisant une plus grande coopération politique entre les pays européens. Plus récemment, l’ancien Premier Ministre Jean-Luc Dehaene a secondé Valéry Giscard d’Estaing au sein du Présidium de la Convention sur l’avenir de l’Europe. La Présidence belge de l’UE (1er juillet 2001-31 décembre 2001) est d’ailleurs à l’origine de cette Convention, dont l’idée fut émise dans la déclaration de Laeken de décembre 2001.

Le poste de Président du Conseil européen a été occupé par le Belge Herman Van Rompuy de décembre 2009 à novembre 2014. Depuis le 1er décembre 2019 c’est de nouveau un Belge, Charles Michel, qui occupe cette fonction.

Guy Verhofstadt, grand défenseur du fédéralisme, a été président du groupe centriste ADLE au Parlement européen de 2009 à 2019.

La Belgique dispose de 21 députés au Parlement européen. Elle a exercé à 12 reprises la présidence du Conseil de l’UE, la dernière fois en 2010. 

Depuis le 1er janvier 2024 et jusqu’au 30 juin, la Belgique assure la présidence du Conseil de l’UE pour la 13ème fois de son histoire. Son ambition est de “Protéger, renforcer, prévoir”, notamment concernant l’Etat de droit, la compétitivité ou encore la transition écologique et la santé.

Géographie

Avec son territoire aux dimensions limitées (30 000 km²), la Belgique est délimitée au nord par les Pays-Bas et la mer du Nord, à l’est par l’Allemagne et au sud par la France et le Luxembourg. Elle partage avec les Pays-Bas et le Luxembourg, avec lesquels elle a formé de façon précoce une union, le Benelux, la caractéristique d’une forte densité du peuplement (330 habitants par km², le triple de la France).

L’intérieur du pays est formé de régions fertiles, de landes et de forêts. Le signal de Botrange, à 694 m, est le point culminant de ce pays au relief peu marqué, incliné des collines du sud-est jusqu’aux terres basses et à la côte au nord-ouest.

Tourisme

La Belgique offre un climat généralement doux, avec des étés frais et des hivers modérés. Les pluies régulières tout au long de l’année maintiennent une atmosphère verdoyante. 

La Belgique est célèbre pour ses chocolats exquis. Les bières belges renommées méritent également une dégustation, tout comme la visite des brasseries pour en apprendre davantage sur leur processus de fabrication. Ne quittez pas la Belgique sans avoir savouré des moules-frites, des gaufres et d’autres spécialités locales dans les restaurants traditionnels 

Les sites historiques comme le château de Bouillon et la cathédrale Notre-Dame à Tournai vous transportent dans le passé fascinant de la Belgique. Les Ardennes belges vous invitent à explorer ses paysages forestiers et à profiter des randonnées et des activités de plein air. Les villes thermales telle que Spa offrent une pause relaxante avec leurs eaux aux multiples vertus. 

Pour explorer le reste du pays, ne manquez pas les merveilles qu’offrent Bruges, avec ses canaux pittoresques et son architecture médiévale. Gand, quant à elle, séduit par son histoire riche en art et en culture. Anvers est renommée pour sa scène artistique dynamique, ses musées et son architecture flamande. 

Enfin, Bruxelles regorge de lieux d’exception avec notamment sa magnifique Grand-Place, la curieuse statue du Manneken-Pis, le quartier européen abritant les institutions de l’Union européenne et le musée de la Bande Dessinée pour plonger dans l’univers des célèbres héros belges. 

Economie

La Belgique revendique son rôle de “plaque tournante de l’Europe”. Dans un rayon de 500 kilomètres autour du pays vivent 200 millions de consommateurs potentiels atteignables grâce aux infrastructures de transports de qualité proposées par le pays. 65 % de ses exportations sont à destination des Etats membres. Parmi ceux-ci, l’Allemagne (17 %), la France (14 %), et les Pays-Bas (12 %) figurent en tête. Des pays avec lesquels la Belgique entretien des relations d’interdépendance commerciale, puisqu’il s’agit également des trois principaux Etats en termes d’importations. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis comptent aussi parmi ses partenaires commerciaux les plus importants. Sa position géographique centrale en Europe et sa main d’œuvre globalement qualifiée, multilingue et productive en font un partenaire commercial recherché.

La Wallonie reste profondément marquée par le déclin de l’industrie lourde et du secteur minier. La Flandre, outre sa spécialisation dans l’industrie pétrochimique, a bénéficié du développement d’activités de services et d’industries de haute technologie et est aujourd’hui plus prospère, notamment grâce à son accessibilité au port d’Anvers. Ainsi, si le chômage a légèrement diminué à l’échelle nationale pour atteindre 5,6% au troisième trimestre 2023, ce chiffre cache d’importantes disparités. A la même période, le chômage est de 10% à Bruxelles, 8,3% en Wallonie et 3,5% en Flandre (Statbel). Il touche particulièrement les personnes les moins qualifiées ou issues de l’immigration.

La Belgique peut toutefois s’appuyer sur un dense réseau de métropoles commerciales (Anvers, Gand, Bruxelles, Liège, Courtrai, Namur) qui ont, depuis le Moyen Age, fortement contribué à la prospérité de la région. Anvers est toujours la capitale mondiale du commerce du diamant mais c’est également la seconde place portuaire européenne avec 254 millions de tonnes de marchandises transbordées en 2022. Le port fait cependant face à une explosion du trafic de cocaïne.  De 4,5 tonnes de cocaïne saisies en 2013, on est passé à 110 tonnes en 2022. D’après l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), 45 % de tout la cocaïne saisie dans l’UE en 2021 l’a été en Belgique.

En 2008, la crise des subprimes aux Etats-Unis a fortement déstabilisé l’économie mondiale. Également impactée, la Belgique a relativement bien surmonté la crise. Après avoir connu une récession en 2009 (-2 %), le produit intérieur brut est reparti à la hausse dès 2010, avec 1,6 % de croissance annuelle moyenne sur la période 2010-2019. Et ce, malgré une légère récession en 2013. Le chômage a quant à lui modérément augmenté, avant d’entamer une décrue à partir de 2015, passant de 8,5 % à 5,4 % en 2019. La dette publique a suivi la même trajectoire en dépassant les 100% du PIB avant de retomber à 98% en 2019.

La pandémie de Covid-19 a eu davantage d’impact, forçant la mise à l’arrêt de l’activité économique. En 2020, le PIB s’est contracté de 5,3 % et la dette publique a atteint 112 % du PIB. Alors que l’économie retrouvait le chemin de la croissance (6,9 % de croissance en 2021), l’inflation a rapidement augmenté à cause de la guerre en Ukraine (10 % en 2022). En 2023, l’inflation a reflué et est même devenue négative (-0,8 % en novembre), mais la croissance est désormais atone (0,4 % au troisième trimestre).

Source : ministère fédéral belge de l’Economie

Éducation

L’instruction est obligatoire de 5 à 18 ans. L’organisation de l’enseignement, à tous les niveaux, est assurée par les entités fédérées, les communautés.

L’école maternelle commence à partir de 2 ans et demi, et dure trois années. Elle n’est pas obligatoire. Puis, les élèves entrent au primaire, de 6 à 12 ans. À la fin de chaque année, ils doivent passer un examen, leur permettant d’accéder à la classe supérieure. À la fin de la 6e année, les élèves passent le Certificat d’Études de Bases (CEB). La validation de ce certificat leur permet d’accéder au secondaire, qui dure six années, de 12 à 18 ans. Les élèves y passent un examen à la fin de chaque année. À partir de la 3e année, des filières sont proposées : général, technique, artistique, professionnel. 

La Belgique fait partie du programme Erasmus+, et est renommée pour l’excellence académique de ses universités, notamment dans les domaines de la biotechnologie, de la gestion et des sciences politiques. De plus, le pays offre une expérience unique en raison de sa position géographique centrale en Europe et de la présence des institutions européennes. 

Histoire

Un champ de bataille uni aux Pays-Bas

  • 57-51 av. J.C. : César conquiert la Belgique des tribus celtes. Elle prend une place importante dans le dispositif commercial et administratif de l’Empire romain des siècles suivants.
  • 1477 : Par le mariage de Marie de Bourgogne (fille de Charles le Téméraire) avec Maximilien de Habsbourg, les Habsbourg héritent d’une partie des terres bourguignonnes, dont la Flandre et ses cités commerçantes prospères (Anvers, Bruges, Gand). La Flandre est réunie aux actuels Pays-Bas au sein du Saint Empire Romain Germanique.
  • 1648 : La Guerre de Trente Ans entérine la scission entre les Provinces-Unies (actuels Pays-Bas) à majorité protestante et les Pays-Bas espagnols puis autrichiens (actuelle Belgique) à dominante catholique.
  • 1635-1713 : Les guerres successives entre les Habsbourg d’Espagne et la France se déroulent pour l’essentiel sur le théâtre d’opérations flamand, transformant une grande partie du pays en glacis militaire. Le traité d’Utrecht remet l’administration des Pays Bas catholiques aux Habsbourg d’Autriche.
  • 1794 : À la suite de la bataille de Fleurus, les Pays-Bas autrichiens sont annexés par la France qui fait de ce territoire des départements français.
  • 1815 : Le Congrès de Vienne décide de la création d’un Royaume des Pays-Bas réunissant les anciennes Provinces-Unies au nord et les anciens Pays-Bas autrichiens au sud. Le sud majoritairement catholique et francophone manifeste rapidement son mécontentement à l’égard du pouvoir hollandais.

Le Royaume de Belgique face aux guerres mondiales et à l’intégration européenne

  • 1830 : A la suite de la révolution brabançonne et du départ des hollandais, naissance du Royaume de Belgique. Léopold 1er est sacré roi des Belges en 1831. 
  • 1865 : Lépold II succède à son père à la tête du Royaume. Il colonise l’actuelle République Démocratique du Congo (RDC) et y exploite le caoutchouc. De nombreux Congolais sont forcés de collecter cette ressource sous la surveillance de la force publique. Cette milice veille aux intérêts du Roi et terrorise une partie des populations ; elle torture, viole, tue et coupe les mains de villageois.
  • 1914 : En dépit de sa neutralité, la Belgique est envahie par les troupes allemandes. Au total “1,5 million de Belges furent déplacés, 1/5 e de la population masculine en bonne santé fut mobilisé, 200 000 d’entre eux furent envoyés dans des camps de travail forcé en Allemagne” (Chambre des représentants de Belgique).
  • Le même scénario se reproduit en 1940.
  • 1950-1957 : La Belgique fait partie des six membres fondateurs des Communautés européennes.
  • 1977-1993 : Un processus de révision constitutionnelle fait de la Belgique une fédération comprenant trois régions : la Flandre (néerlandophone), la Wallonie (francophone) et Bruxelles. Malgré cette réforme, les rivalités entre communautés linguistiques demeurent vivaces, d’autant que la Flandre, plus peuplée, est aussi désormais plus riche que la Wallonie.

Drapeau et hymne

Le drapeau national belge a été créé en 1830 et adopté un an plus tard. Il a accompagné l’instauration de la monarchie constitutionnelle dans le pays et demeure depuis inchangé. Le rouge et le jaune représentent le Lion d’or tandis que le noir symbolise le duché du Brabant.

L’hymne belge, intitulé La Brabançonne en français, a été écrit par Jenneval et composé par François Van Campenhout en 1830, puis adopté en 1921. Le titre a été donné en mémoire de la province du Brabant, située autour de Bruxelles. La Branbançonne a d’abord été chanté, en français, par les insurgés belges réclamant l’indépendance, en 1830, face à la domination hollandaise. Le texte, plusieurs fois modifié, n’a plus changé depuis 1921.

Lire l’étude de Notre Europe - Institut Jacques Delors

Personnalités

En Belgique, des personnalités éminentes ont émergé dans divers domaines artistiques et sportifs. 

La peinture belge est indissociable du célèbre René Magritte (1898-1967), le maître du surréalisme. Ses œuvres iconiques, comme “La Trahison des images” et “Les Mystères de l’horizon”, ont captivé le monde avec leur imagination débridée et leurs messages intrigants. 

En littérature, Georges Remi, plus connu sous le nom d’Hergé (1907-1983), a laissé une marque indélébile grâce à ses créations dans la bande dessinée. Les aventures de Tintin, son œuvre phare, ont propulsé le reporter à la houppette au rang d’icône mondiale. 

Dans le monde de la musique, deux artistes belges ont marqué l’histoire de la chanson. Jacques Brel (1929-1978), auteur-compositeur-interprète et acteur, a envoûté le public avec ses chansons intenses et poétiques, dont “Ne me quitte pas”, “Amsterdam”, “Ces gens-là” et “Vesoul”. Stromae (né en 1985), quant à lui, a conquis le monde avec son style unique mêlant musique électronique, hip-hop et textes profonds. Des titres tels que “Papaoutai”, “Formidable” et “Alors on danse” ont marqué la musique contemporaine. 

Sur la scène sportive, la Belgique a donné naissance à des légendes du cyclisme. Eddy Merckx (né en 1945), surnommé “Le Cannibale”, est l’un des plus grands cyclistes de tous les temps.

Dans le tennis, Justine Hennin (née en 1982) a brillé avec sept victoires en Grand Chelem, une médaille d’or olympique et deux titres de championne aux Masters. Son talent et sa détermination ont fait d’elle l’une des plus grandes joueuses de tennis de l’histoire. 

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