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La superficie des pays de l'Union européenne

Carte et comparatif 21.09.2020 Noémie Galland-Beaune

Du plus petit au plus grand, quelle est la superficie des Etats de l'Union européenne ? Quel espace l'UE occupe-t-elle par rapport au reste du monde, et comment son territoire est-il amené à évoluer ? Voici quelques informations clés pour tout savoir de la superficie des pays de l'Union européenne.

CE QUE VOUS ALLEZ APPRENDRE DANS CET ARTICLE

L'Union européenne s'étend sur une superficie de 4,2 millions de kilomètres carrés. Elle comprend une grande variété de territoires, de Malte (316 km2) à la France (638 000 km2).

Certains membres ont récemment vu leur superficie varier, du fait d'un changement dans leurs méthodes de calculs mais aussi de réelles modifications sur leur territoire.

Conséquence du réchauffement climatique, la montée des eaux pourrait bien affecter à l'avenir la superficie de nombreux pays côtiers, comme la France, les Pays-Bas et la Belgique.

L'Union européenne s'étend sur un territoire de 4,2 millions de kilomètres carrés. Elle se place ainsi au 7e rang des plus grands territoires mondiaux devant l'Inde (3,2 millions) et derrière l'Australie (7,7 millions). Avec le départ du Royaume-Uni, l'UE perd 248 000 kilomètres carrés, soit 5,5 % de sa surface.

La France est le plus vaste pays de l'UE avec une superficie de 638 000 km2, ce qui représente près de 15 % du territoire de l'UE. Malte est le plus petit, avec 316 km2. Les trois premières puissances, l'Allemagne, la France et l'Italie, cumulent à elles trois une superficie de 1,209 million de kilomètres carrés, soit près de 28,4 % de la superficie totale de l'UE.

Le statut des régions d'Outre-mer

Le territoire de l'Union comprend certains territoires d'outre-mer des Etats membres de l'Union européenne, énumérés en annexe II du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne : les "régions ultrapériphériques" (RUP). La France, par exemple, compte une superficie de 638 000 km2 en incluant les cinq Départements et Régions français d’Outre-Mer (DROM), c'est-à-dire la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte. Mais la France métropolitaine à elle seule ne s'étend que sur 552 000 km2.

Les pays et territoires d'outre-mer

D'autres territoires ne sont pas comptabilisés comme faisant partie de l'Union européenne : les "pays et territoires d'outre-mer" (PTOM). Ainsi, le Danemark s'étend sur un territoire total de 2,2 millions de km2 en comptant la métropole, le Groenland et les Iles Féroé. Pourtant, dans les statistiques de l'Union européenne, le pays ne fait que 43 000 km2, soit la seule superficie de sa métropole. Pour la France, les collectivités d'Outre-mer (COM) ne sont également pas comptabilisés : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres Australes et Antarctiques Françaises et les îles de Wallis-et-Futuna.

Une superficie en évolution

Plusieurs facteurs peuvent entraîner des modifications de la superficie d'un pays européen.

Le premier est la modification du statut administratif d'une région. En 2007, l'île de Saint Barthélemy, d'une superficie de 24 km2, est devenue une collectivité d'outre-mer (COM). Devenue pays et territoire d'outre-mer (PTOM, en 2012), elle n'est depuis plus comptabilisée dans la superficie européenne. Au contraire, l'île de Mayotte est devenue un département français en 2011, et donc comptabilisée comme région ultrapériphérique par l'Union européenne (à partir de 2014). La superficie de 376 km2 de l'île s'est donc ajoutée à la superficie française pour les statistiques européennes.

Les méthodes de calcul peuvent également influer sur la superficie. En 2016, le service statistique de l'Union européenne Eurostat a décidé de modifier sa méthodologie afin d'harmoniser les données. Ces dernières sont désormais entièrement calculées par l'office européen, ce qui explique les écarts parfois important entre l'ancien tableau statistique et la nouvelle base de données.

Enfin, la montée des eaux pourrait bien être un facteur important d'évolution pour les pays côtiers, et notamment la France, la Belgique et les Pays-Bas. Aux Pays-Bas par exemple, plus d'un quart du territoire se trouve sous le niveau de la mer. Conséquence du réchauffement climatique, Amsterdam, la capitale néerlandaise pourrait, selon certains scénarios, se retrouver immergée d'ici 2050. La France est également menacée par ce phénomène : selon l'Agence européenne de l'environnement, les régions côtières telles que la côte des Hauts-de-France, de Calais à Dunkerque, la façade atlantique de Saint-Nazaire à Arcachon, et la côte méditerranéenne de Perpignan à Fos-sur Mer sont concernées. De grandes villes sont menacées comme Bordeaux, Saint Malo ou encore Calais. Rouen, plus éloignée du littoral, pourrait également être inondée en partie. Plus au sud, la ville de Venise a également dû recourir à des barrières anti-inondations pour empêcher la montée des eaux.