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Protection des consommateurs dans le marché intérieur

Actualité 05.10.2006

Présentation - objectif

Avec un niveau d’intégration économique croissant, la réalisation du marché intérieur et l’adoption de l’euro dans 12 Etats membres, les opportunités et les choix des consommateurs se sont élargis.
Parallèlement, l’Union européenne travaille à assurer le même niveau de protection des consommateurs pour tous les Européens.

Pourtant, malgré une augmentation des achats transfrontaliers, ce sondage montre une certaine méfiance des consommateurs européens vis-à-vis de ce type d’achats, qui ne constituent pas une pratique courante.

Des achats transfrontaliers en hausse au sein de l’Union européenne

De plus en plus de consommateurs européens font des achats dans d’autres pays de l’Union :

  • 26% d’entre eux ont effectué au moins un achat dans un autre Etat membre au cours des 12 derniers mois. Ils n’étaient que 12 % en 2003.
  • Trois quarts (72 %) de ces achats portent sur des biens et des services d’une valeur inférieure à 499 euros.  


Malgré cette augmentation, seulement 19 % des Européens réalisent des achats au cours de leurs vacances ou d’un déplacement professionnel dans un autre Etat membre. La plupart des achats transfrontaliers se font pourtant lors de ces déplacements. Seuls 11 % des citoyens affirment s’être rendus dans un autre pays européen, uniquement en vue d’y faire des achats. 10 % des Français se déplacent dans ce but, tandis qu’ils sont 41 % au Luxembourg 36 % en Autriche et 32 % en Slovénie. Ce contraste pourrait s’expliquer par la situation géographique centrale de ces pays en Europe.

L’âge, l’éducation et le statut professionnel semblent être les facteurs les plus influents dans l’explication de l’achat transfrontalier. Les jeunes, les personnes avec un haut niveau d’éducation et un poste à haute qualification – type manager – sont en effet davantage susceptibles de voyager et de profiter des opportunités d’achats à l’étranger.
 

Internet favorise avant tout le commerce national

Lorsqu’ils achètent des biens ou des services à distance dans d’autres Etats membres, les Européens choisissent le plus souvent de le faire par Internet, plutôt que par téléphone ou sur catalogue : 6 % des Européens (7 % des Français) ont réalisé, au cours de l’année passée, un achat en ligne auprès d’un vendeur installé dans un autre Etat membre. Cette moyenne de l’UE est sensiblement en deçà des performances du commerce électronique au sein des Etats membres : 23 % des consommateurs interrogés ont déjà réalisé de tels achats auprès de vendeurs basés dans leur propre pays. Les citoyens de petits Etats sont ceux qui achètent le plus volontiers en ligne dans d’autres pays membres : Luxembourg (28 %), Danemark (19 %), Autriche (18 %).

 

Le relatif manque de confiance dans la sécurité du commerce électronique entre Etats peut contribuer à expliquer le développement encore faible, de ces modalités d’achat dans l’Union européenne.

Le déficit de confiance des consommateurs européens

Les achats transfrontaliers suscitent la méfiance des consommateurs européens, qui se considèrent souvent mal informés. 45 % des Européens et 56 % des Français sont ainsi moins confiants lorsqu’ils font un achat par Internet dans un autre pays que le leur.

La difficulté à résoudre un éventuel litige pour un achat dans un autre pays de l’UE apparaît comme la cause principale de ce déficit de confiance (71 %). La crainte d’être victime de fraude ou d’escroquerie est évoquée par 68 % des Européens, qui redoutent également d’éventuels problèmes de livraison (66 %).

Concernant les achats réalisés à l’occasion d’un déplacement dans un autre pays, 44 % des consommateurs européens et 58 % des Français se déclarent moins confiants que s’ils faisaient un achat dans leur propre pays.

Protection des consommateurs dans le marché intérieur (pdf) 

Cet Eurobaromètre spécial fait partie de la vague d’enquête 65.1. Il a été réalisé entre le 20 et le 24 mars 2006 à partir d’entretiens en face à face, dans les 25 Etats membres de l’Union européenne.

L'enquête est basée sur des échantillons représentatifs de la population de chaque pays, âgé de 15 ans et plus. Au total, près de 25 000 personnes ont été interrogées.