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[Revue de presse] Zone euro : une croissance supérieure aux pronostics mais fragile

Revue de presse 02.05.2019

Avec une croissance de 0,4 % au premier trimestre de 2019, l'économie de la zone euro reprend des couleurs. Des résultats légèrement supérieurs aux prévisions : la croissance était estimée à 0,3 % pour les trois premiers mois de l'année. L'embellie pourrait toutefois n'être que temporaire.

Crédits : instamatics / iStock

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Accélération de la croissance

"La zone euro a déjoué les pronostics au premier trimestre 2019", annonce Le Figaro. D'après les chiffres publiés mardi 30 avril par l'office européen des statistiques Eurostat, l'économie de l'eurozone enregistre une croissance de 0,4 % au premier trimestre de l'année 2019. "Un niveau supérieur à ce qui était attendu par les économistes (+ 0,3 %) et deux fois plus élevé que le 0,2 % [de croissance] du dernier trimestre [de 2018]", précise le journal.

Pour Le Figaro, "la bonne résistance de la zone euro est à mettre au crédit des économies italienne, allemande et espagnole". Un constat partagé par Les Echos.

Reprise en Italie

Comme le rappelle la Tribune de Genève, l'Italie était le seul pays de la zone euro en récession fin 2018. La reprise de la croissance dans le pays - 0,2 % au premier trimestre 2019 - contribue ainsi aux résultats enregistrés pour l'ensemble de l'eurozone au premier trimestre.

"Le produit intérieur brut (PIB) italien avait reculé de 0,1 % tant au troisième qu'au quatrième trimestre 2018, signant ainsi 'une récession technique'", indique le quotidien suisse. Depuis, la hausse du PIB "a été portée par tous les secteurs, que ce soit l'agriculture, l'industrie ou les services", précise-t-il en s'appuyant sur les chiffres de l'institut italien de statistiques Istat. Celui-ci fait par ailleurs savoir que la croissance italienne a été poussée par les exportations, alors que la demande intérieure l'a plutôt freinée.

Regain d'activité en Allemagne

Côté allemand, la croissance est en berne, explique Le Monde. Certains y "redoutent un retournement de conjoncture du fait du ralentissement du commerce mondial et des mauvaises anticipations des constructeurs automobiles". Le recul de son économie pourrait cependant être limité.

En effet, si "les chiffres officiels sont attendus pour le 15 mai", "les économistes annoncent une croissance à 0,4 %", rapportent Les Echos. La première économie du continent "tournerait ainsi la page d'un épisode catastrophique" : après une contraction de son économie au troisième trimestre 2018 (- 0,2 %), sa croissance était nulle au quatrième. "Les experts ne s'attendent cependant pas à un redémarrage en trombe"…

Une situation qui pourrait nuire à la France, dont l'Allemagne est le principal partenaire commercial, estime Le Monde. Avec une augmentation du PIB de 0,3 %, identique aux deux derniers trimestres de 2018, l'économie française "a résisté début 2019 au ralentissement économique mondial, grâce notamment aux mesures d'urgence votées sous la pression des 'gilets jaunes'" [La Croix avec l'AFP].

"Suppression partielle de la taxe d’habitation, baisse des cotisations sociales, primes de fin d’année exonérées de charges, heures supplémentaires défiscalisées, prime d’activité revalorisée, sans parler des acomptes de crédit d’impôt versés aux ménages en janvier, pour 5,6 milliards d’euros, dans le cadre du prélèvement à la source", énumère ainsi L'Opinion.

Des mesures "qui n'ont pas permis cependant d'atteindre le niveau de consommation espéré", tempère La Croix. Et de conclure : "Pas d'accélération, mais pas de trou d'air non plus" pour l'économie française.

L'Espagne tire son épingle du jeu

Dans la cinquième économie européenne, le PIB augmente de 0,7 % au premier trimestre de 2019, contre 0,6 % au précédent. Pour Le Figaro, ce sont "l’augmentation de 22 % du salaire minimum mise en œuvre au 1er janvier de cette année et le redressement de l’activité industrielle" qui ont "boosté" l'économie espagnole.

Malgré tout, après une croissance de 2,6 % en 2018, en baisse par rapport aux années précédentes, "le gouvernement socialiste espagnol par intérim anticipe une décélération de la croissance encore plus nette cette année" à cause du… "ralentissement de la zone euro" [Mediapart avec Reuters].

Une embellie temporaire ?

Car si les résultats économiques de la zone euro sont meilleurs que prévus, "cette éclaircie pourrait être sans lendemain", considèrent néanmoins Les Echos.

Ainsi, selon Jack Allen, économiste chez Capital Economics cité par le média, "l'affaiblissement continu des indicateurs de conjoncture suggère que la reprise de la croissance du PIB de la zone euro au premier trimestre ne sera pas durable".

 

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