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[Revue de presse] Covid-19 : les Européens en alerte face à la recrudescence de l'épidémie

Revue de presse 18.08.2020

La récente hausse des cas de contamination sur le continent a conduit les gouvernements à étendre les mesures de restriction. Celles-ci concernent aussi bien leur population que les voyageurs qui souhaiteraient se rendre dans leur pays.

L'Espagne et Malte ont décidé de fermer les bars de nuit pour limiter la propagation du coronavirus

L'Espagne et Malte ont décidé de fermer les bars de nuit pour limiter la propagation du coronavirus - Crédits : Michele Ursi / iStock

 La circulation du nouveau coronavirus s'est accélérée dans plusieurs pays ces derniers jours. En France, "le seuil de 3 000 nouveaux cas quotidiens a été de nouveau franchi dimanche pour le deuxième jour consécutif (avant de retomber sous les 500 lundi)", notent Les Echos. Le média  ajoute que ce chiffre est "le plus élevé depuis la levée du confinement à l'échelle nationale en mai". Le nombre d'admissions à l'hôpital progresse également : "les hôpitaux français ont ainsi admis 234 nouveaux patients atteints de Covid-19 au cours des dernières 24 heures, contre 173 vendredi, jour du dernier point quotidien de la [Direction générale de Santé]", rapporte L'Express.

La situation en Espagne est, elle aussi, préoccupante. Le pays dénombre "le plus de cas positifs" de contamination en Europe occidentale, "avec près de 343 000 cas, et une moyenne de 115 cas pour 100 000 habitants depuis deux semaines", constate Ouest-France. L'Italie, elle, reste relativement épargnée pour le moment, même si les autorités s'"inquiète[nt] de chiffres qui se détériorent", soulignent Les Echos. Celles-ci "pointent du doigt une jeunesse insouciante et les vacanciers italiens de retour chez eux après un séjour à l'étranger", relate le journal. En Allemagne, le nombre de cas confirmés de contamination a quant à lui "grimpé à 225 404, soit 1 390 cas de plus que la veille", relève Challenges.

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Mesures restrictives

Pour endiguer la propagation du virus, les pays européens multiplient à nouveau les mesures restrictives. De plus en plus de villes françaises imposent le port du masque obligatoire, tandis que le gouvernement prévoit sa généralisation dans les entreprises. Selon les décomptes effectués lundi par RTL, "58 des 100 plus grandes villes imposent le port du masque dans certaines rues. 20 villes l'imposent sur les marchés. Seulement 22 villes n'ont pas pris de mesures rendant obligatoire le port du masque en extérieur". En Italie, "un décret ordonnant le port du masque entre 18 heures et 6 heures du matin est entré en vigueur ce lundi" dans les lieux publics favorisant les regroupements, comme les bars [Le Point].

Plusieurs pays réglementent également les lieux de festivités, considérés comme d'importants vecteurs de contamination. L'Espagne a ainsi emboité le pas de l'Italie en imposant la fermeture des lieux de vie nocturne. "Les discothèques et bars de nuit devront de nouveau fermer leurs portes et les restaurants ne pourront plus accueillir de clients après minuit", relève La Tribune. Le gouvernement central a également interdit à ses citoyens de fumer dans la rue. "Six régions sur les 17 que compte [le pays]" ont déjà appliqué cette mesure, précise Ouest-France. L'île de Malte, également touchée par la hausse des contaminations, a elle aussi "ordonné lundi la fermeture des discothèques et bars de nuit" [Ouest-France].

L'extension des restrictions se heurte parfois à l'opposition d'une partie de la population. Une manifestation a ainsi réuni entre 2 500 et 3 000 personnes dimanche à Madrid, selon un porte-parole de la préfecture de la capitale espagnole [Le Soir]. Beaucoup de manifestants ne portaient pas de masque et arboraient "des pancartes qui proclamaient entre autres 'Le virus n'existe pas', 'Le masque tue' ou 'Nous n'avons pas peur'", rapporte France 24. "A Bruxelles, plus de 200 personnes ont également manifesté contre les restrictions anti-Covid, à leurs yeux liberticides, certains accusant les pouvoirs publics et les experts d’être à la solde de l’industrie pharmaceutique", note le journal Sud Ouest.

L'Europe se referme

La circulation des voyageurs est également dans le viseur de nombreux gouvernements. "C'est une véritable cascade de quarantaines qui s'abat sur l'Europe depuis quelques jours, dans une certaine confusion", constatent Les Echos. "La plus spectaculaire" étant, pour le quotidien, "celle imposée par le Royaume-Uni, samedi, avec un préavis de quelques heures seulement, aux voyageurs arrivant de France, des Pays-Bas et de Malte". Autre exemple : "la Roumanie, dont les résidents sont indésirables dans la majorité des pays d'Europe, voire interdits de séjour en Finlande, (…) impose deux semaines d'isolement aux Espagnols" [Les Echos].

 D'autres Etats n'ont pas recours à la quarantaine mais demandent un test PCR négatif, comme "en Autriche pour les voyageurs provenant d'Espagne et de Suède", poursuit le quotidien. Enfin, plusieurs pays interdisent de nouveau leur territoire à certaines populations : la Finlande a notamment fermé ses frontières aux Français qui ne justifient pas "soit de leur résidence en Finlande, soit d’un lien familial avec un résident local, soit d’un motif d’ordre professionnel ou pour études", explique Sud Ouest.

Dans le même temps, l'Union européenne a restreint sa liste de voyageurs autorisés à se rendre sur le continent. Le Conseil a ainsi décidé vendredi d'en retirer le Maroc, "à cause d'une recrudescence des cas de contagions par le Covid-19", relate le Parisien avec l'AFP. Seuls les voyageurs en provenance de onze pays ont aujourd'hui théoriquement accès à l'UE, "chaque Etat membre rest[ant] responsable des voyageurs qu'il laisse entrer sur son territoire", conclut le média.

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