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Conflit israélo-palestinien : les Européens tentent de coordonner leurs positions

Les violences qui opposent à nouveau, depuis plus d’une semaine, Palestiniens et Israéliens ont eu des répercussions dans les États membres de l’Union européenne avec d’importantes manifestations. Leurs ministres des Affaires étrangères vont tenter ce mardi de se coordonner, alors même que le sujet est l’objet de divisions entre les Vingt-Sept depuis de nombreuses années.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell (à droite) avait reçu le ministre des Affaires étrangères de l'autorité palestinienne Riyad Al-Maliki (à gauche) le 19 avril dernier
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell (à droite) avait reçu le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad Al-Maliki (à gauche) le 19 avril dernier - Crédits : Union européenne

L’embrasement entre Israël et la Palestine résonne à travers le navire européen”, entame Euractiv. Rome, Madrid, Berlin : “des dizaines de milliers de manifestants sont descendus samedi dans les rues de plusieurs villes d’Europe” pour afficher leur soutien aux Palestiniens [L’Express]. En France, environ 22 000 personnes ont défilé à Paris et dans une soixantaine de villes. “Si des heurts se sont produits dans la capitale, les rassemblements se sont tenus globalement dans le calme dans le reste du pays”, précise Ouest-France.

Ces mouvements font suite aux “combats les plus intenses depuis 2014 entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas”, après des émeutes survenues il y a un peu plus d’une semaine à Jérusalem, et qui ont fait “174 morts dans l’enclave surpeuplée de Gaza et tué dix personnes en Israël” [Euractiv].

Face à ce regain de violences au Proche-Orient, “le haut représentant Josep Borrell a convoqué en urgence une vidéoconférence des ministres européens des Affaires étrangères qui se tiendra ce mardi”, indique le quotidien belge La Libre. Sur son compte Twitter, le chef de la diplomatie européenne explique que l’objectif est de “coordonner et discuter de la manière dont l’Union européenne peut contribuer au mieux à mettre fin à la violence actuelle”. Le sujet sera également débattu aujourd’hui au Parlement européen réuni en session plénière.

La semaine prochaine, au Portugal, “les ministres des Affaires étrangères auront de nouveau l’occasion d’évoquer le sujet au cours d’un déjeuner avec un invité – leur homologue jordanien Ayman Safadi”, souligne Politico. Un acteur clé dans la résolution du conflit selon l’Élysée. En effet, “Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi ont discuté lundi 17 mai d’une médiation visant à obtenir un cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens, et comptent solliciter l’appui de la Jordanie” [France info], pays arabe ayant normalisé ses relations avec Israël en 1994.

Une question sensible pour les Européens

Cette initiative intervient après des blocages survenus au niveau des institutions internationales. Dimanche, l’Ambassadeur de l’Union européenne aux Nations unies, Olof Skoog, “a déclaré devant le Conseil de sécurité qu’il condamnait la violence mais s’est gardé de s’exprimer au nom des Etats membres”, relate Politico. “La Hongrie, alliée d’Israël, a bloqué cette déclaration” [Politico].

La situation au Proche-Orient a donc de nouveau mis en lumière la division entre les Etats membres de l’UE sur cette question. “La diplomatie des Vingt-Sept joue en permanence les équilibristes et craint toujours d’envenimer la situation”, écrit Jean-Pierre Stroobants pour Le Monde. “La question israélo-palestinienne reste en effet une des plus clivantes sur le plan européen”, abonde en ce sens Nicolas Gros-Verheyde sur Bruxelles2.

Ces derniers jours, “certains membres dont l’Allemagne, l’Autriche et la Slovénie [soutiennent] fermement le droit d’Israël à se défendre quand d’autres l’exhortent à faire preuve de plus de retenue”, explique Euractiv. Outre-Rhin, “les tensions au Proche-Orient ont provoqué une montée de fièvre contre Israël” [Bruxelles2] et les autorités craignent une hausse des incidents antisémites. La chancelière allemande Angela Merkel s’est d’ailleurs entretenue hier avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, lui faisant part de “sa ‘solidarité’ avec Israël tout en exprimant son souhait de voir les hostilités ‘prendre fin le plus rapidement possible’ “, précise la chaine de télévision israélienne i24news.

A l’inverse, “parmi les Vingt-Sept, la Belgique, l’Irlande, la Suède et le Luxembourg sont parmi les plus critiques à l’égard d’Israël”, note Politico. Lors de la réunion de ce mardi, les États membres devront donc veiller à “éviter que la divergence ne prenne le pas sur ce qui réunit les Européens”, avertit Nicolas Gros-Verheyde [Bruxelles2].

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