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Revue de presse: Polémique autour des propos de David Cameron, négociations pour le déblocage du plan d'aide à Chypre et contestations de la libéralisation des lignes ferroviaires

Revue de presse 10.01.2013

David Cameron rappelé à l'ordre par les patrons britanniques Depuis plusieurs semaines, le Premier ministre britannique brandit la menace d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il s'interroge notamment sur les bénéfices retirés de la participation de son pays à l'Union, et souhaite rapatrier un certain nombre de compétences vers Londres (justice, police, Schengen…).

A la suite de ces récentes polémiques, c'est au tour des patrons britanniques de s'immiscer dans ce débat. Ainsi, Les Echos citent ce matin Richard Branson, fondateur du groupe Virgin, Chris-Gibbson-Smith, président de la bourse de Londres, ou encore Jan du Plessis, président de Rio Tinto. Ces trois chefs d'entreprise affirment, dans une lettre envoyée hier au "Financial Times", qu'une sortie prématurée du Royaume-Uni serait une menace pour l'Union toute entière. Ils mettent en cause l'attitude de sape menée par David Cameron, qui doit prononcer d'ici la fin du mois un discours primordial sur l'évolution des relations UE-Royaume-Uni. Ils s'inquiètent également des conséquences économiques de cette stratégie, dommageable selon eux pour l'ensemble des entreprises britanniques exportant dans les autres pays de l'UE [Le Figaro].

Dans ce cadre, la Présidence irlandaise du Conseil Européen donne au Premier ministre Enda Kenny l'occasion de réconcilier son voisin avec l'Union. Ce dernier, affirmant récemment que le retrait du Royaume-Uni serait une "catastrophe", s'est montré réticent à toute modification des traités existants en faveur d'un seul pays, en l'occurrence le Royaume-Uni.

Le SPD allemand opposé au refinancement du secteur bancaire chypriote

Selon le journal allemand Handelsblatt, Chypre n'obtiendrait pas de plan de sauvetage avant le mois de mars. Pourtant, en juin dernier, le pays avait demandé une aide d'urgence de plus de 17 milliards d'euros auprès de l'Union et du FMI. Alors que les modalités de déblocage de cette aide devaient être discutées lors de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, le 21 janvier prochain, Le Monde estime qu'une réponse définitive de l'Eurogroupe n'interviendrait qu'à la suite des élections présidentielles chypriotes, ayant lieu à la fin du mois de février.

Au sein même de l'Union, la question du sauvetage économique de l'île ne fait pas l'unanimité. Le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, s'est ainsi montré opposé au plan d'aide, affirmant que les banques chypriotes "sont basées sur un modèle facilitant l'évasion fiscale". Actuellement, Chypre est considérée par de nombreux observateurs comme un paradis fiscal, dans lequel de nombreuses fortunes viennent s'installer.

Afin de recevoir ce plan de sauvetage, l'accord de l'ensemble des Etats de la zone euro est nécessaire. Or, la Chancelière allemande a besoin du soutien d'un certain nombre de députés du SPD au Bundestag pour se prononcer sur le déblocage de cette aide. La position adoptée par le parti social-démocrate fragilise encore la situation économique de l'île de Chypre, qui doit de manière urgente refinancer son secteur bancaire. Selon La Tribune, si un accord n'intervient pas dans les prochaines semaines, Chypre serait contrainte de laisser ses banques faire faillite, ou devrait sortir de l'euro.

Un projet de libéralisation des lignes ferroviaires menace le monopole de la SNCF

Selon Les Echos, la Commission européenne devrait présenter un projet de loi visant à totalement libéraliser les chemins de fer européens, et ce dès le mois de décembre 2019. En conséquence, la SNCF serait confrontée, sur ses lignes TGV les plus rentables, au concurrent allemand Deutsche Bahn, ou encore àl'italien Trenitalia. La Commission souhaite établir une forme de concurrence en "open access", en ouvrant complètement le marché et en laissant les compagnies ferroviaires s'installer sur les lignes qu'elles souhaitent desservir.

L'annonce de ce projet de loi a provoqué de nombreuses réactions, notamment en France et en Allemagne, où la libéralisation totale du transport ferroviaire pourrait mettre à mal les deux grandes compagnies publiques que sont la SNCF et la Deutsche Bahn. Libération mentionne notamment le rapprochement effectué par Guillaume Pepy vers son homologue allemand, Rüdiger Grube, directeur de la Deutsche Bahn. Face à eux, le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, reste campé sur ses positions, en cherchant à poursuivre le mouvement général de libéralisation du transport ferroviaire, engagé par l'Union depuis une dizaine d'années.
La proposition de la Commission viserait en effet à étendre au trafic domestique la réglementation s'appliquant déjà au fret depuis 2006, et aux liaisons internationales depuis fin 2009 [Le Figaro].

 

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