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Patrizio Fiorilli : "A l'avenir le problème pour le budget européen sera surtout un problème de communication"

Vidéo 15.10.2014

Le commissaire européen en charge de la Programmation financière et du Budget de l'UE, Jacek Dominik et son porte-parole, Patrizio Fiorilli, étaient en France le 9 octobre dernier. Après un passage à Berlin, le commissaire bientôt remplacé par la Bulgare Kristalina Georgieva, a rappelé la France à ses engagements. Si les Etats n'abondent pas le budget de l'UE, comme cela a été négocié l'an dernier, les fonds de l'Union risquent d'être gelés en raison de factures impayées. Celles-ci s'élèvent à 26 milliards d'euros. Dans un entretien à Toute l'Europe, Patrizio Fiorelli explique comment la Commission entend réduire le volume des factures impayées.

Les ressources allouées à Erasmus, la politique de cohésion ou encore la recherche pourraient être remis en question si l'UE ne paye pas ses factures. L'Union dispose théoriquement des ressources nécessaires, négociées par les États l'année dernière, mais ceux-ci tardent à régler leur dû au budget. Ce sont pourtant eux qui "ont édicté les grandes priorités pour le budget de l'Union et c'est eux qui ont utilisé ce budget sur leur territoire", a rappelle Jacek Dominik lors d'un point presse à al Commission européenne le 9 octobre dernier.

Le "la" avait été donné le 2 octobre par José Manuel Barroso. Le président de la Commission a adressé une lettre à la présidence italienne du Conseil de l'UE pour lui faire part de la situation. "Nous ne serons pas en mesure de réaliser nos objectifs communs si les Etats membres remettent en cause les niveaux de paiement dont ils avaient déjà convenus ensemble", a-t-il lancé solennellement. M. barroso a précisé : "la Commission ne réclame pas de 'l'argent pour Bruxelles' – celui-ci sera intégralement dépensé dans les États membre ou, dans une moindre mesure, dans des pays partenaires".

Pour Patrizio Fiorilli, le porte-parole du commissaire européen au budget de l'UE, "c'est comme lorsqu'on reçoit une facture d'électricité. On peut dire que l'on a des problèmes d'argent, mais l'électricité a été utilisée. Il faut la payer". Les ressources issues des amendes infligées dans le cadre de l'application de la politique de concurrence pourraient servir à payer une partie des factures passées. Cela diminuerait la contribution des États. Toutefois, il faut que le Conseil européen l'autorise officiellement. C'est ce que réclame l'exécutif européen.

Le Parlement européen se prononcera sur la proposition de budget 2015 de la Commission,  le 22 octobre prochain. Le Parlement, la Commission et le Conseil auront ensuite 21 jours pour trouver un accord sur le budget 2015 et sur les propositions de budgets rectificatifs pour 2014.