Derniers articles publiés

Le torchon brûle entre la Commission européenne et la Hongrie

Revue de presse 23.02.2012

La Commission européenne a proposé mercredi 22 février de geler les 495 millions d'euros qui doivent revenir à la Hongrie à partir de 2013 au titre du Fonds de Cohésion européen. Bruxelles estime que les mesures prises par le gouvernement de Viktor Orban ne sont pas viables pour ramener le déficit hongrois en-dessous des 3% du produit intérieur brut (PIB) autorisés.

Le déficit budgétaire hongrois dépasse en effet ce seuil depuis son entrée dans l'Union européenne en 2004. 2011 a été la seule année où le pays a été à même de respecter cette règle européenne, grâce à des mesures jugées exceptionnelles. Le gouvernement hongrois a notamment nationalisé les caisses de retraite privées du pays pour en transférer les cotisations dans les caisses de l'Etat. Sans cette mesure d'urgence, le déficit aurait approché les 6% du PIB, explique l’AFP.

La Commission utilise aujourd’hui pour la première fois l'instrument de discipline budgétaire adopté à l'automne 2011: le "Six pack". Elle propose de suspendre le demi-milliard d'euros que la Hongrie devait recevoir en 2013 au titre du Fonds de Cohésion. Selon Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques, cette "proposition doit être vue comme une incitation forte pour que la Hongrie mène de solides politiques budgétaires et mette en place un environnement macroéconomique qui garantisse un usage approprié des ressources du Fonds de cohésion" [AFP].

Le gouvernement de Viktor Orban a naturellement réagi suite à cette nouvelle menace, déclarant cette  initiative "incompréhensible" et "juridiquement contestable". Cette décision tombe en effet au plus mauvais moment pour un pays qui ne peut plus se financer sur les marchés à des taux supportables et qui comptait naturellement sur ces aides européennes, destinées à des projets d'infrastructures, d'éducation et de formation dans les pays de l'Union européenne les moins avancés [Les Echos].

La validation de ces sanctions budgétaires par les Etats membres doit intervenir en mars. Il restera alors au gouvernement hongrois le reste de l'année 2012 pour se mettre en conformité avec le pacte de stabilité et de croissance. Une chose est sûre: cet incident n'améliorera pas les relations déjà tendues entre le gouvernement de Viktor Orban et les pays européens. En effet, la Tribune rappelle que le Premier ministre hongrois est soupçonné de "dérive autoritaire". Bruxelles a d'ores et déjà lancé des procédures concernant des lois controversées de nature à réduire l'indépendance de la banque centrale hongroise et à contrôler le pouvoir judiciaire.

Les autres titres de la presse en ligne

Concurrence

Microsoft porte plainte à Bruxelles contre Motorola [Les Echos]

 

Etats membres

A Bruxelles, la présidentielle ne laisse pas totalement indifférent [EurActiv.fr]

 

Euro, économie

L'UE poursuivra l'austérité, pourrait adopter plus de souplesse [NouvelObs]

 

Libertés, sécurité, justice

Internet: la Commission européenne saisit la Cour européenne de justice sur l'ACTA [NouvelObs]

 

Marché unique, entreprises

Syrie : l'UE va durcir ses sanctions [Le Point]