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Attitudes au sujet de l'élargissement

Actualité 31.07.2006

Coûts et bénéfices des élargissements de l’Union

La plupart des citoyens des 25 Etats membres trouvent de nombreux avantages aux élargissement de l’Union européenne : ils facilitent notamment la mobilité des personnes en Europe (82%), enrichissent la diversité culturelle de l’Europe (71%), assurent la paix et la stabilité du continent (67%) et favorisent le développement de la démocratie sur le continent (67%).

Les Européens expriment toutefois contre ces élargissements de fortes objections qui soulignent la crainte de voir les travailleurs d’Europe mis en concurrence : ils sont nombreux à considérer que les élargissements encouragent les transferts d’emplois dans des pays où la main d’œuvre est moins coûteuse (75%) et favorisent l’installation de travailleurs des futurs Etats membres au sein de l’Union européenne (73%).

Les Européens et les éventuels futurs élargissements

Interrogés sur la perspective d'éventuels futurs élargissements de l’Union, les Européens se montrent partagés. La majorité des personnes interrogées estiment ainsi que l’adhésion des pays des Balkans comme de la Turquie bénéficierait avant tout à ces pays (45% pour les Etats des Balkans, 52% pour la Turquie) plutôt qu’elle ne serait dans l’intérêt mutuel de l’Union européenne et des nouveaux entrants (23% pour les pays des Balkans, 20% pour la Turquie).

La Croatie favorite

Parmi les cinq Etats des Balkans candidats ou candidats potentiels à l’adhésion à l’Union européenne, les Européens voient majoritairement d’un œil favorable l’adhésion de la Croatie lorsqu’elle se conformera aux différents critères élaborés par l’Union (56% favorables, 30% opposés). Une majorité relative se prononce également en faveur de l’adhésion de l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine, de la Bosnie-Herzégovine et de la Serbie-et-Monténégro. En France, ce débat apparaît plus tranché qu’il ne l’est dans d’autres Etats membres : tout en se prononçant plutôt en faveur de l’adhésion de chacun de ces Etats, les Français sont également plus nombreux à se prononcer contre.

Une majorité d'Européens contre l'adhésion de la Turquie

Une majorité relative d’Européens (48%) se déclarent en revanche opposés à l’adhésion de la Turquie, même lorsque celle-ci se conformera aux différents critères de l’Union européenne. 54% des Français se déclarent opposés à cette adhésion ; ils se montrent ainsi moins tranchés que les opposants les plus catégoriques à l’adhésion de la Turquie : Autrichiens (81% opposés), Allemands (69%), Luxembourgeois (69%), Chypriotes (68%) et Grecs (61%).

De manière générale, les Etats apparaissant les plus favorables à d'éventuels futurs élargissements sont les trois Etats adhérents et candidat, Bulgarie, Roumanie et Croatie, deux Etats membres depuis le dernier élargissement de l’Union européenne, Pologne et Slovénie, et trois Etats du Nord de l’Europe, Suède, Danemark et Pays-Bas.

Les valeurs de l’Union européenne au cœur des conditions d’adhésion

Aux yeux des Européens, les principaux défis que devront surmonter la Turquie et les Etats des Balkans avant d’accéder à l’adhésion à l’Union européenne sont le respect des droits de l’homme et des minorités (43% – particulièrement importants aux yeux des Français, 62%), leur réconciliation et leur coopération avec leurs voisins (31% ; décisifs pour les citoyens grecs – 52% – et chypriotes – 50%) et la démocratie (30% ; Danemark : 51%).

L'information en question

En France (69%) comme dans l'ensemble des 25 Etats membres (68%), les citoyens ne se sentent pas bien informés sur l'entrée de nouveaux pays au sein de l'Union européenne.


Attitudes au sujet de l'élargissement (pdf - en anglais)

Cet Eurobaromètre spécial fait partie de la vague d’enquête Eurobaromètre 65.2, conduite entre le 27 mars et le 1er mai 2006. Il couvre les 25 Etats membres de l'Union européenne ainsi que les Etats adhérents (Bulgarie et Roumanie) et les Etats candidats (Croatie et Turquie). Dans chaque pays, des échantillons représentatifs de la population âgée de 15 ans et plus de 1 000 personnes et plus ont été interrogés.