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[Revue de presse] Covid-19 : plusieurs pays d'Europe assouplissent leurs restrictions malgré les craintes liées aux variants

Si la France s'inquiète de l'aggravation de la situation épidémique de certaines régions, la tendance est à l'allègement des restrictions sanitaires pour ses voisins. Mais de nombreuses difficultés perdurent : la fermeture des frontières et la livraison des vaccins demeurent des points critiques dans les stratégies de déconfinement en Europe.

Le Premier ministre irlandais Micheál Martin a annoncé, mardi 23 février, un allégement des restrictions dans son pays
Le Premier ministre irlandais Micheál Martin a annoncé, mardi 23 février, un allégement des restrictions dans son pays - Crédits : Conseil européen

Dans l’Hexagone, “la tendance sur les trois derniers jours n’est pas bonne, elle n’est plus bonne” , affirmait samedi le ministre de la Santé, Olivier Véran [Les Echos]. De fait, après la région de Nice, les Dunkerquois pourraient également voir un nouveau durcissement des restrictions sanitaires “face à une flambée locale de l’épidémie de coronavirus” , indique le quotidien.

En revanche, l’étau semble se desserrer chez “plusieurs pays voisins [qui] ont annoncé des assouplissements de leurs restrictions sanitaires” [Les Echos]. Le média explique qu’ailleurs “en Europe, la tendance est plutôt inverse” : “les quatre pays voisins de la France qui ont connu des vagues épidémiques d’ampleur” , à savoir l’Irlande, le Portugal, le Royaume-Uni et l’Espagne, “semblent aujourd’hui les avoir jugulées” .

Stratégies de sortie de crise

Le Royaume-Uni, par exemple, “a présenté sa stratégie de déconfinement en 4 étapes” , relate Euronews. “Seules les écoles pourront rouvrir à la mi-mars. Les bars, les restaurants et les commerces non essentiels devront, quant à eux, attendre la mi-avril pour reprendre leur activité, mais seulement pour des services à l’extérieur. Pour les services en intérieur, il faudra attendre le milieu du mois de mai” [France Info]. “Le gouvernement” , rapporte Euronews, “a fondé sa stratégie de sortie de crise sur la campagne de vaccination, lancée début décembre, qui bat son plein. Un adulte sur trois a déjà reçu une première dose, soit plus de 17,7 millions de personnes” .

Dans la même veine, le Premier ministre irlandais Micheál Martin a annoncé l’objectif d’un retour progressif des enfants à l’école à partir du 1er mars prochain” , font savoir Les Echos.Pour le reste, il a indiqué que les mesures de confinement devraient rester en place jusqu’au 5 avril au moins, et la réouverture des pubs, restaurants ou encore coiffeurs pourraient intervenir plus tard encore” , ajoute le quotidien économique.

Les Pays-Bas ont également annoncé un assouplissement des restrictions sanitaires, avec la réouverture des écoles et des salons de coiffure. Toutefois, comme le note La Tribune, le Premier ministre Mark Rutte a déclaré que “le couvre-feu nocturne en vigueur depuis le 23 janvier, très contesté, resterait en place au moins jusqu’au 15 mars” . Le pays n’attend pas d’embellie à court terme, “alors que le nombre d’infections quotidiennes a de nouveau commencé à croître et que les experts craignent une nouvelle vague de l’épidémie du fait de l’apparition de variants plus contagieux du virus” [La Tribune].

En Allemagne, où les écoles ont rouvert dans 10 Länder sur 16, la chancelière se montre prudente. “Nous sommes désormais dans la troisième vague” , a annoncé Angela Merkel, prévenant que les restrictions sanitaires prolongées jusqu’au 7 mars ne seront levées qu’avec précaution [Midi Libre].

La fermeture des frontières dans le viseur de la Commission européenne

Pour limiter la propagation du virus et de ses variants, certains Etats comme l’Allemagne ont fait le choix de fermer leurs frontières avec les zones considérées à risques. Désormais, “l’Allemagne exige que les camionneurs entrant dans le pays en provenance de la République tchèque et de la région autrichienne du Tyrol, classée à haut risque en raison de la présence de mutations, se fassent préenregistrer et disposent d’un test négatif récent. La Belgique a également interdit les déplacements transfrontaliers non essentiels” , précise Politico. Alors que la situation est également préoccupante dans le département de la Moselle, frontalier de l’Allemagne, “Paris et Berlin ont convenu d’un accord pour travailler dans les 48 heures à un protocole commun afin de renforcer les mesures sanitaires conjointes” et éviter la fermeture de la frontière entre les deux pays, souligne Ouest-France.

Face à ces restrictions qu’elle juge disproportionnées, la Commission européenne “a fait savoir mardi qu’elle avait donné un délai de 10 jours à six pays - Belgique, Danemark, Finlande, Allemagne, Hongrie et Suède - pour justifier leurs restrictions unilatérales” [La Tribune]. Une demande qui a fait réagir le ministre allemand des Affaires étrangères Michael Roth, dont les propos sont cités par Ouest-France : “Nous avons le devoir d’agir contre les mutations du virus, avec pour priorité de protéger nos citoyens” , a-t-il argué. La question de la coordination des Vingt-Sept en matière de circulation des personnes est à l’ordre du jour du Conseil européen en visioconférence, prévu jeudi 25 et vendredi 26 février.

Une campagne vaccinale de nouveau retardée

Pour mettre un terme aux restrictions sanitaires, les espoirs reposant sur la vaccination se heurtent aux retards de livraison. “Le géant pharmaceutique AstraZeneca a annoncé mardi 23 février qu’il ne pourrait fabriquer dans l’Union européenne que la moitié des doses qu’il doit fournir à l’UE au deuxième semestre et qu’il produirait ailleurs le reste des doses promises aux Européens” , révèle Le Figaro. En réponse à ces retards annoncés, les Premiers ministres de Belgique, du Danemark, d’Espagne et de Pologne ainsi que le président de Lituanie ont envoyé à l’initiative du chef du gouvernement polonais Mateusz Morawiecki une lettre au président du Conseil européen Charles Michel “demandant une action et un soutien immédiats aux fabricants de vaccins basés en Europe pour surmonter la pénurie actuelle de vaccins” [Euractiv].

La présidente de la Commission européenne a cependant apporté mardi son soutien à un appel du président français Emmanuel Macron visant à fournir des doses de vaccin au personnel médical en Afrique. “Les vaccins sont encore rares partout, mais il en va de notre intérêt commun de partager” , a considéré Ursula von der Leyen lors d’une visioconférence avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) [La Tribune].

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