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Vaccination contre le Covid-19 en Europe : où en est-on ?

Face à l’épidémie de Covid-19 qui sévit sur le territoire européen, les Vingt-Sept ont engagé des campagnes de vaccination depuis fin décembre 2020. Où en sont-elles aujourd’hui ?

Une patiente reçoit une dose de vaccin contre le Covid-19 dans un centre de vaccination en drive-in à Milan en Italie - Crédits : Piero Cruciatti / Commission européenne

Avec plus de 785 000 morts du coronavirus depuis début 2020, l’Union européenne a payé un lourd tribut à la pandémie qui touche la planète. Pour y mettre fin, elle a donc joué un rôle déterminant dans la signature de contrats de pré-achat auprès de sept laboratoires, pour un total de 4,575 milliards de doses. 

Jusqu’ici, elle a autorisé la mise sur le marché conditionnelle de vaccins élaborés par quatre d’entre eux : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen, permettant aux Vingt-Sept d’entamer leurs campagnes de vaccination à la fin du mois de décembre 2020.

Où en est l’Union européenne dans la vaccination ?

Au niveau européen, l’évolution des campagnes de vaccination s’est faite en deux temps. Les trois premiers mois depuis le début des injections ont été marqué par des lenteurs, des pénuries ponctuelles, et un retard pris par rapport à certaines puissances étrangères qui avaient commencé à vacciner trois semaines plus tôt (Israël, Royaume-Uni, Etats-Unis…). Dans un deuxième temps, depuis le mois d’avril, le rythme des vaccinations a considérablement augmenté en Europe. 

Au 17 octobre, 68,26 % des habitants de l’UE ont reçu au moins une première dose de vaccin. Un ratio qui dépasse maintenant celui des Etats-Unis (65,06 %), auparavant en avance sur l’Europe, mais encore inférieur à celui du Royaume-Uni (72,46 % ) et d’Israël (70,6 %), pays pionnier de la vaccination. Rapportée à sa population, la France se trouve à un niveau supérieur à la moyenne de l’UE et à l’ensemble de ces pays, avec 75,28 % de sa population ayant reçu au moins une première dose.

Évolution du pourcentage de population ayant déjà reçu au moins une première dose de vaccin depuis le 27 décembre 2020 en Europe. Source : Our World in Data

Où en est la France ?

En France, la première campagne de vaccination à destination des personnes âgées vivant en EHPAD a débuté le 27 décembre 2020. D’abord critiqué pour le retard pris par rapport à ses voisins européens, le pays a aujourd’hui trouvé son rythme de croisière. Au 17 octobre, 97,26 millions de doses ont été inoculées en France, contre 87,59 millions en Italie et 109,96 millions en Allemagne. Le gouvernement français s’était fixé pour objectif d’atteindre les 20 millions de primo-injections à la mi-mai, un objectif atteint le 15 mai, et 30 millions à la mi-juin, barre franchie le 12 juin.

Après des débuts poussifs marqués par des pénuries temporaires dans trois régions, Paris a rectifié le tir en bousculant son calendrier à plusieurs reprises : elle a successivement ouvert la vaccination aux personnels soignants de plus de 50 ans (le 4 janvier), aux citoyens de plus de 75 ans ne résidant pas en EHPAD (le 14 janvier), aux personnes dites “très vulnérables” - quel que soit leur âge - (le 18 janvier), à l’ensemble du personnel soignant et médico-social (le 6 février), aux personnes âgées de 50 à 64 ans présentant des risques (le 19 février), à tous les individus de plus de 70 ans (le 27 mars), à la population générale de plus de 55 ans (le 12 avril), aux personnes âgées de 18 à 49 ans présentant des comorbidités (le 1er mai) et aux individus de plus de 50 ans sans comorbidités (le 10 mai). Pour finir, l’ensemble de la population adulte est devenu éligible à la vaccination le 31 mai, les adolescents de 12 à 18 ans pouvant quant à eux en bénéficier depuis le 15 juin. Et une campagne de rappel à destination des personnes les plus vulnérables a été lancée le 1er septembre. Au-delà de cette question de l’accès au vaccin, depuis le 15 septembre, ce dernier est devenu obligatoire pour le personnel soignant.

Enfin, face à une reprise à la hausse des contaminations en raison du variant Delta, le pass sanitaire - comprenant soit une preuve de vaccination contre le Covid-19, une attestation de guérison de la maladie ou un résultat négatif de test - est devenu nécessaire à partir du 9 août pour réaliser de nombreuses activités, dans le but d’encourager la population française à se faire vacciner. D’autres pays européens ont opté pour le pass sanitaire avant la France, tels que le Danemark, l’Autriche et Chypre, et le dispositif, dont l’extension est variable, concerne maintenant une majorité d’Etats de l’Union européenne. 

Évolution du nombre de doses de vaccin administrées par État membre depuis le 27 décembre 2020. Source : Our World in Data

Pensez-vous que l’achat du vaccin soit plus efficace au niveau européen qu'au niveau national ?

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Commentaires sur Vaccination contre le Covid-19 en Europe : où en est-on ?

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9 commentaires

  • Avatar privé
    JANNE

    Covid est un acronyme genré
    Les acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation.
    LE FBI,LA cia….LA Covid.
    Réf. académie française,OMS,LAROUSSE etc…

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    DENY

    Je pense que l’europe est une catastrophe à tout point de vue. Covid et vaccination en sont la preuve. Tout est opaque. L’UE est un panier de crabes. Question : à qui profite le crimes ? A quand le référendum pour sortir la France de ce bourbier ?

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      Richard

      Propos sans aucun fondement.Uniquement une suite de propos classiques anti européens désespérants .

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      l'aligator

      je ne suis pas d’accord je me sens bien dans l’union européenne si t’es pas content fait ton référendum il y aura peut être deux trois pelos qui vont te suivre!
      bonne fin de journée
      pas a bientôt j’espère !

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    Fred

    Drôle conception du “supérieur” dans le résumé de l’article … :

    Au 24 avril, 20,6 % de la population française a reçu au moins une première injection de vaccin, un ratio légèrement supérieur à la moyenne observée dans l’Union européenne (21,3 %).

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    Alex ESPIAND

    La lutte contre le complotisme, en particulier dans l’outre mer est une nécessité sanitaire urgente tant cela gangrène les esprits y compris, et en particulier, chez les soignants.
    C’est le frein le plus puissant à la lutte contre le covid.

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    LEMAÎTRE

    Dommage de ces marchés publics secrets lorsqu’il s’agit d’une pandémie et les lacunes du cahier des charges sont bien incompréhensibles ( Nbre de dose par flacon, .… .). D’un autre coté si l’Europe, ou des états ont payé, à l’avance à des sociétés privées des vaccins sans garantie de livraison, sans garantie d’aboutissement du projet, c’est un peu comme s’il s’agissait d’une aide, voire d’une introduction dans le capital de la société privée. Donc, incompréhensible que des mécanismes en cas de réussite de l’une des sociétés ne redistribue pas des dividendes, une restitution des aides obtenues, aux donateurs.

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    Tréguer Hervé

    Article intéressant et complet à faire lire à beaucoup d’européens!

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    Raingeval

    Dans le but de permettre à l’Europe d’augmenter sa dimension les conditions d’accès à l’U.E n’ont pas été assez sévères. Il me parait nécessaire de les réviser par exemple en conditionnant les possibilités de déssolidarisation à un vote des parlements nationaux et à un délai de mise en application