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Vaccination contre le Covid-19 en Europe : où en est-on ?

Face à l’épidémie de Covid-19 qui sévit sur le territoire européen, les Vingt-Sept ont engagé des campagnes de vaccination le 27 décembre dernier. Où en sont-elles aujourd’hui, quelles difficultés connaissent les Etats membres et comment l’Union européenne les aide-t-elle à les surmonter ?

Une patiente reçoit une dose de vaccin contre le Covid-19 dans un centre de vaccination en drive-in à Milan en Italie - Crédits : Piero Cruciatti / Commission européenne

CE QUE VOUS ALLEZ APPRENDRE DANS CET ARTICLE

La Commission européenne a autorisé la mise sur le marché conditionnelle de quatre vaccins. Au 7 mai, 25,72 % de la population française a reçu au moins une première injection de vaccin, un ratio légèrement inférieur à la moyenne observée dans l’Union européenne (27,58 %).

Moins avancées qu’au Royaume-Uni ou aux États-Unis, les campagnes européennes entrent depuis peu dans une phase d’accélération après des débuts marqués par des retards de livraison et des pénuries ponctuelles.

La Commission européenne a ajusté sa stratégie pour faire face à l’apparition de nouveaux variants et d’effets secondaires liés à certains vaccins ainsi que limiter les exportations de doses produites sur son sol.

Avec plus de 680 000 morts du coronavirus depuis début 2020, l’Union européenne a payé un lourd tribut à la pandémie qui touche la planète. Pour y mettre fin, elle a donc joué un rôle déterminant dans la signature de contrats de pré-achat auprès de six laboratoires, pour un total de 2,575 milliards de doses. Jusqu’ici, elle a autorisé la mise sur le marché conditionnelle de vaccins élaborés par quatre d’entre eux : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen, permettant aux Vingt-Sept d’entamer leurs campagnes de vaccination à la fin du mois de décembre 2020. Ces campagnes, qui soulèvent des problématiques logistiques, économiques et politiques d’ampleur, ont d’abord été marquées par des retards de livraisons, avant d’entrer dans une phase d’accélération depuis le début du mois d’avril 2021. Les stocks négociés avec les quatre laboratoires s’élèvent à 1,660 milliard de doses, de quoi immuniser 930 millions de personnes, et donc couvrir les besoins du continent à terme.

Comment les doses sont-elles réparties entre les États membres ?

Chaque État membre a ainsi droit à une part du stock constitué par la Commission européenne proportionnelle à sa population. Pour la France, elle devrait se situer autour de 15 %, soit 249 millions de doses au total environ. La plupart des traitements vaccinaux à l’étude se réalisant en deux injections, cela permettrait à l’État français de pouvoir assurer la vaccination d’au moins 124 millions de personnes. Néanmoins, les pays de l’UE ne sont pas tenus d’acheter la totalité du stock pré-réservé par la Commission européenne. Ils sont libres de fixer la quantité de vaccins dont ils ont besoin, qu’ils peuvent donc acheter au prix défini dans le contrat d’achat anticipé signé entre l’exécutif européen et les laboratoires.

De la même façon, si un État venait à ne pas vouloir acheter l’ensemble du stock qui lui était réservé, il serait alors possible pour un autre pays d’acheter les doses restantes. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne s’est déclarée volontaire pour acheter les doses de vaccin BioNTech/Pfizer que d’autres États membres, qui les trouvaient trop chères et peu pratiques d’un point de vue logistique, avait délaissées. Mi-mars, la Belgique en a fait de même avec les doses AstraZeneca, dont les effets sont controversés (voir plus bas).

Où en est l’Union européenne dans la vaccination ?

Au niveau européen, l’évolution des campagnes de vaccination s’est faite en deux temps. Le premier, correspondant aux trois premiers mois depuis le début des injections, a été marqué par des lenteurs, des pénuries ponctuelles, et un retard pris par rapport aux autres grandes puissances, qui avaient en outre commencé à vacciner trois semaines plus tôt. Dans un deuxième temps, depuis le mois d’avril, le rythme des vaccinations augmente sensiblement en Europe, comme le souligne la Commission européenne. Au 7 mai, 27,58 % des Européens avaient reçu au moins une première dose de vaccin. Un ratio qui reste néanmoins bien plus faible qu’en Israël (62,61 %), pays le plus avancé au monde, au Royaume-Uni (51,84 %) ou encore aux États-Unis (44,98 %).

Rapportée à sa population, au 7 mai, la France se trouvait légèrement en-deçà de la moyenne de l’UE avec 25,72 % de sa population ayant reçu au moins une première dose. Les lenteurs de la campagne vaccinale s’observent donc au niveau du continent. Si l’objectif d’immuniser 80 % des Européens de plus de 80 ans et des personnels soignants d’ici la fin du mois de mars n’a pas été atteint, Bruxelles maintient néanmoins son ambition de traiter 70 % des Européens adultes “d’ici l’été.

Évolution du pourcentage de population ayant déjà reçu au moins une première dose de vaccin depuis le 27 décembre 2020 en Europe. Source : Our World in Data

Où en est la France ?

En France, la première campagne de vaccination à destination des personnes âgées vivant en EHPAD a débuté le 27 décembre. D’abord critiqué pour le retard pris par rapport à ses voisins européens, le pays a aujourd’hui pris son rythme de croisière. Au 2 mai, 22,41 millions de doses ont été inoculées en France, contre 20,78 millions en Italie et 30,15 millions en Allemagne. Le gouvernement français s’était fixé pour objectif d’atteindre les 20 millions d’injections à la mi-mai, un objectif déjà atteint donc, et 30 millions à l’été. 

Après des débuts poussifs marqués par des pénuries temporaires dans trois régions, Paris a rectifié le tir en bousculant son calendrier à plusieurs reprises : elle a successivement ouvert la vaccination aux personnels soignants de plus de 50 ans (le 4 janvier), aux citoyens de plus de 75 ans ne résidant pas en EHPAD (le 14 janvier), aux personnes dites “très vulnérables” - quel que soit leur âge - (le 18 janvier), à l’ensemble du personnel soignant et médico-social (le 6 février), aux personnes âgées de 50 à 64 ans présentant des risques (le 19 février), à tous les individus de plus de 70 ans (27 mars), à la population générale de plus de 55 ans (12 avril) et aux personnes âgées de 18 à 49 ans présentant des comorbidités (le 1er mai). Depuis le 10 mai, les personnes de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner. Les moins de 50 ans doivent en principe attendre mi-juin mais à partir du 12 mai, les injections seront néanmoins accessibles aux plus de 18 ans, lorsqu’un créneau sera disponible la veille pour le lendemain sur les plates-formes de prises de rendez-vous.

Le gouvernement a donc élargi la cible de sa stratégie vaccinale et adapté son organisation en fonction, en ouvrant plus de 2 000 centres de vaccination dans le pays. Les injections sont aussi réalisées par les médecins de ville, et en pharmacie depuis le 15 mars.

Évolution du nombre de doses de vaccin administrées par État membre depuis le 27 décembre 2020. Source : Our World in Data

Comment les campagnes de vaccination évoluent-elles ?

  • Pénuries, retards et exportations massives vers le reste du monde au premier trimestre

Si le rythme de la vaccination en Europe s’est considérablement accru depuis le mois d’avril, les campagnes ont donc connu des débuts difficiles. En cause : les lacunes européennes en matière d’approvisionnement en vaccins. Mi-janvier, le gouvernement allemand déclarait par exemple que les stocks qui lui étaient alloués demeuraient insuffisants. Ce qui pouvait sembler paradoxal car le premier vaccin commercialisé sur le continent a été conçu en partie par un laboratoire allemand (BioNTech). Même constat côté français, avec le laboratoire nantais Valneva qui, faute de commande de la part de Paris ou de Bruxelles, a signé un contrat prioritaire avec le Royaume-Uni.

Au-delà de ces échecs commerciaux, des problèmes logistiques sont également venus gripper la mécanique de la stratégie vaccinale européenne. Les travaux d’agrandissement de l’usine belge de Pfizer/BioNTech ont ralenti sa production à la mi-janvier, tandis que Moderna a également accusé des retards. Autre exemple notable, il a fallu attendre le 7 avril pour que des vaccins soient produits par une usine sur le sol français.

Durant le premier trimestre, la Commission européenne a tenté de pallier ces manquements, mais elle s’est retrouvée confrontée à un problème d’ordre légal. Elle a en effet signé des contrats imposant des objectifs de livraison trimestriels aux laboratoires. Mais rien qui ne les contraigne à maintenir le même rythme d’approvisionnement d’une semaine ou d’un mois sur l’autre. Autre point de tension qui témoigne des relations compliquées entretenues par l’exécutif européen avec les laboratoires : la question du nombre de doses contenues dans chaque flacon livré. Initialement, Pfizer/BioNTech avait estimé que chacun des flacons contenait en effet cinq doses, tandis qu’après usage, l’Agence européenne des médicaments, elle, a affirmé qu’ils en contenaient six. Prenant en compte cette nouvelle donnée, et sachant que le consortium s’est engagé à livrer un nombre de doses précis, celui-ci a donc annoncé qu’il produirait 20 % de flacons en moins que prévu, ces derniers permettant de traiter plus de personnes. A la suite de cette controverse, le Conseil européen a affirmé le 21 janvier qu’il veillerait à ce que les laboratoires “remplissent leurs obligations contractuelles”.

Ces relations se sont avérés encore plus problématiques encore du côté d’AstraZeneca. Sur les 300 millions de doses que le laboratoire s’était engagé à fournir, seules 100 millions devraient en effet avoir été livrées. Et cela même alors qu’AstraZeneca a maintenu dans le même temps le rythme de ses livraisons à destination du Royaume-Uni. Le laboratoire a tout intérêt à satisfaire Londres en priorité, étant donné qu’il a négocié un prix à l’unité plus élevé pour ses doses auprès des Britanniques qu’auprès des Européens. Cette attitude a relancé le débat autour de la souveraineté industrielle européenne, une partie des laboratoires d’AstraZeneca étant situés sur le territoire de l’Union, et sur les exportations de vaccins produits en Europe à destination des pays tiers. Au 27 avril, 148 millions de doses de l’ensemble des vaccins contre le Covid-19 avaient en effet été exportées vers le reste du monde, alors que dans le même temps, 137 millions de doses avaient été administrées aux Européens.

  • Accélération, réajustement et blocage des exportations au deuxième trimestre

Face à ce constat, la Commission a adopté un mécanisme de transparence forçant les entreprises produisant des vaccins contre le Covid-19 dans l’UE à signaler toute exportation de leurs produits vers des pays tiers. Un moyen de se prémunir d’une fuite injustifiée de stocks hors de l’Union. Ce mécanisme visait en premier lieu les laboratoires ne respectant pas leurs engagements de livraison à destination des États membres. Il a pour la première fois abouti au blocage par l’Italie de l’exportation de 250 000 doses du vaccin AstraZeneca vers l’Australie le 26 février.

Le 25 mars, les chefs d’État et de gouvernement des États membres ont approuvé un renforcement du contrôle des exportations proposé la veille par la Commission européenne. Concrètement, celui-ci instaure un principe de réciprocité - n’exporter que vers des pays qui en feraient de même - et de proportionnalité - n’exporter que vers des pays qui seraient dans une situation sanitaire équivalente ou plus grave encore que celle de l’UE. Une réduction drastique des exportations vers les pays producteurs de vaccins est également possible. Enfin, ce mécanisme de transparence renforcé offre à la Commission la possibilité de sanctionner les retards des laboratoires d’une semaine ou d’un mois sur l’autre, ce qu’elle ne pouvait pas faire jusqu’ici.

En parallèle, les laboratoires ont surmonté nombre de leurs problèmes industriels et logistiques, permettant d’accélérer le rythme des livraisons. Selon le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies, au 10 mai, 196 millions de doses avaient été distribuées dans l’Espace économique européen, dont 160,9 millions ont été effectivement injectées. La présidente de la Commission européenne a d’ailleurs salué le passage du cap des 100 millions d’injections sur le territoire de l’Union le 14 avril. Le rythme devrait encore s’accélérer au second trimestre, puisque 360 millions de doses supplémentaires devraient être livrées sur le sol européen d’ici à l’été 2021.

La Commission européenne a également réajusté sa stratégie vaccinale. D’abord partisane d’un “panachage” large, dont témoigne la signature de contrats avec six laboratoires, elle concentre désormais ses achats sur les vaccins à ARN messager produits par BioNTech/Pfizer et Moderna. Ce changement de doctrine est motivé par deux raisons principales : les craintes qui entourent les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson, à vecteur viral, quant aux effets secondaires graves observés, mais aussi le fait que des vaccins à ARN messager actuellement à l’étude devraient s’avérer efficaces contre les nouveaux variants qui se propagent peu à peu sur le continent. L’exécutif a donc signé plusieurs nouveaux contrats avec Pfizer/BioNTech et Moderna pour plus de 600 millions de doses en 2021 au total et envisage d’en commander 1,8 milliard supplémentaires en 2022 et 2023.

Comment fonctionnent les vaccins à ARN messager ?

Qu’il s’agisse du vaccin de Pfizer/BioNTech ou de Moderna, les deux reposent sur la même technologie vaccinale dite de l’ARN messager. Le docteur Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l’hôpital Bichat de Paris, en résumait le fonctionnement lors d’une conférence organisée le 26 janvier par la Représentation en France de la Commission européenne : “Avec les vaccins à ARN messager, on isole puis on inocule la partie du matériel génétique du virus qui va produire la protéine Spike chez les patients traités. La protéine Spike, c’est ce qui permet au corps de se défendre et qui empêche le virus de se propager dans les cellules humaines”.

En parallèle, après l’avoir évoqué le 18 avril, le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton a annoncé le 9 mai que le contrat d’AstraZeneca, qui prend fin le 30 juin prochain, ne sera pour l’instant pas renouvelé. L’UE a en effet saisi la justice belge et reproche à AstraZeneca de ne pas avoir consenti aux “efforts raisonnables” pour tenir ses engagements cités dans le contrat.

Quels problèmes demeurent ?

  • Le risque d’une cacophonie européenne

Outre les achats auprès des laboratoires, la Commission européenne tente également de coordonner la distribution des doses et les campagnes de vaccination dans l’ensemble des États membres. Elle a ainsi garanti l’égal accès aux doses de vaccins aux Vingt-Sept. Un objectif important : au vu des importants flux de population qui traversent l’espace européen, les pays de l’UE sont particulièrement interdépendants. En d’autres termes, parvenir à l’immunité collective en France sans l’atteindre en Espagne n’aurait que peu d’utilité. Or pour l’instant, la proportion des personnes vaccinées au sein des populations des États membres varie de 1 à 4.

Conséquence du manque de doses qui s’est fait sentir durant les premiers mois des campagnes de vaccination, l’Allemagne, pays traditionnellement partisan d’une approche coordonnée au niveau européen, a signé des contrats bilatéraux avec Pfizer/BioNTech, Moderna et Curevac, fait savoir Le Monde. Si Berlin a rappelé que ces contrats avaient été signés après les négociations au niveau européen, la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides a critiqué cette démarche, affirmant que “conclure des accords parallèles ne fera que saper une approche européenne qui a porté ses fruits”.

Le 8 février, l’eurodéputé Pascal Canfin (LREM) a également appelé à “ne pas céder au nationalisme vaccinal”, une solution “contreproductive” selon lui : “Il est inutile de passer des contrats bilatéraux puisque les doses produites par les laboratoires doivent en priorité être livrées dans le cadre des accords passés au niveau européen”. Autrement dit, les doses négociées dans le cadre d’accords nationaux ne seront livrées qu’une fois les contrats européens honorés.

En parallèle, plusieurs initiatives bilatérales témoignent des inquiétudes des États membres face à la stratégie vaccinale européenne. Le Danemark et l’Autriche ont par exemple lancé un projet de production de vaccins de deuxième génération avec Israël, tandis que certains pays se tournent pour leur part vers les vaccins chinois Sinopharm ou russe Spoutnik V. Les experts de l’Agence européenne du médicament sont par ailleurs en visite en Russie lundi 10 mai pour inspecter les usines de fabrication de ce dernier, laissant présager une possible homologation européenne. 

  • La propagation de variants du coronavirus

Outre leurs problématiques économiques et politiques, les campagnes de vaccination européennes sont également confrontées à un enjeu scientifique. L’apparition de variants du coronavirus laisse planer la crainte que les premiers vaccins actuellement inoculés sur le continent soient inopérants contre cette nouvelle menace. Néanmoins, Pfizer/BioNTech et Moderna ont tous deux affirmé que leurs vaccins seraient efficaces contre les variants britannique et sud-africain, ce qui explique en partie que la Commission européenne achète désormais ces vaccins en priorité. Le 8 mai, la présidente de la Commission européenne a annoncé la signature d’un nouveau contrat pour acheter jusqu’à 1,8 milliard de doses de vaccin anti-Covid-19 à BioNTech-Pfizer, dont la moitié en option, sur la période 2021-2023. Il s’agit de protéger la population contre les nouveaux variants du coronavirus, mais aussi de vacciner les enfants et adolescents. 

La propagation rapide des variants sur le continent pousse les laboratoires à élaborer de nouvelles versions de leurs vaccins pour garantir une meilleure immunité. Échaudée par les critiques sur la lenteur de son processus de validation des premiers vaccins, la présidente de l’exécutif Ursula von der Leyen a annoncé le 17 février le lancement de l’incubateur Hera. 325 millions d’euros sont mobilisés pour renforcer la recherche et le séquençage des cas de Covid-19 en Europe dans le but de mieux connaître les variants et de contribuer à développer des vaccins efficaces. Outre cet investissement financier et scientifique, l’UE s’est engagée à adapter ses normes et procédures pour examiner plus rapidement les demandes d’autorisation de mise sur le marché conditionnelle (AMMC) “sans pour autant réduire les critères de sécurité”, a précisé le 14 février Stella Kyriakides. L’idée, pour les laboratoires ayant déjà obtenu une première AMMC, consisterait à leur demander de fournir simplement les données additionnelles nécessaires sans exiger l’ensemble du dossier.

  • La crainte d’effets secondaires systémiques

Enfin, une autre crainte a émergé après l’apparition de plusieurs cas d’effets secondaires graves - notamment de thromboses et d’embolies - en Europe. Malgré les déclarations rassurantes de l’OMS rappelant à la mi-mars qu’aucun lien ne pouvait être établi entre l’inoculation du vaccin et ces pathologies, ces effets indésirables ont poussé douze États membres, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne ou encore l’Italie, à suspendre temporairement l’utilisation des doses produites par AstraZeneca. Suspensions levées à la mi-mars dans la majorité des États membres à la suite des déclarations du comité de sécurité de l’Agence européenne des médicaments, qualifiant le vaccin de “sûr et efficace”. Néanmoins, la Norvège, où une équipe de médecins a affirmé avoir trouvé un lien entre le vaccin et les cas de thrombose observés, mais aussi l’Islande ou la Finlande, ont prolongé cette interruption jusqu’à la fin mars, tandis que le Danemark a définitivement renoncé à ce vaccin. En ce qui concerne le vaccin Johnson & Johnson, pour lequel des cas de thromboses ont également été constatés chez des patients en ayant reçu une injection aux États-Unis, l’EMA a confirmé le 20 avril que les graves effets secondaires qu’il peut produire restaient “très rares” et que son rapport bénéfice/risque demeurait positif. Si la priorité semble toujours donnée à l’ARN messager, l’UE ne ferme donc pas totalement la porte aux vaccins à vecteur viral.

Pensez-vous que l’achat du vaccin soit plus efficace au niveau européen qu'au niveau national ?

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6 commentaires

  • Avatar privé
    DENY

    Je pense que l’europe est une catastrophe à tout point de vue. Covid et vaccination en sont la preuve. Tout est opaque. L’UE est un panier de crabes. Question : à qui profite le crimes ? A quand le référendum pour sortir la France de ce bourbier ?

  • Avatar privé
    Fred

    Drôle conception du “supérieur” dans le résumé de l’article … :

    Au 24 avril, 20,6 % de la population française a reçu au moins une première injection de vaccin, un ratio légèrement supérieur à la moyenne observée dans l’Union européenne (21,3 %).

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    Alex ESPIAND

    La lutte contre le complotisme, en particulier dans l’outre mer est une nécessité sanitaire urgente tant cela gangrène les esprits y compris, et en particulier, chez les soignants.
    C’est le frein le plus puissant à la lutte contre le covid.

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    LEMAÎTRE

    Dommage de ces marchés publics secrets lorsqu’il s’agit d’une pandémie et les lacunes du cahier des charges sont bien incompréhensibles ( Nbre de dose par flacon, .… .). D’un autre coté si l’Europe, ou des états ont payé, à l’avance à des sociétés privées des vaccins sans garantie de livraison, sans garantie d’aboutissement du projet, c’est un peu comme s’il s’agissait d’une aide, voire d’une introduction dans le capital de la société privée. Donc, incompréhensible que des mécanismes en cas de réussite de l’une des sociétés ne redistribue pas des dividendes, une restitution des aides obtenues, aux donateurs.

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    Tréguer Hervé

    Article intéressant et complet à faire lire à beaucoup d’européens!

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    Raingeval

    Dans le but de permettre à l’Europe d’augmenter sa dimension les conditions d’accès à l’U.E n’ont pas été assez sévères. Il me parait nécessaire de les réviser par exemple en conditionnant les possibilités de déssolidarisation à un vote des parlements nationaux et à un délai de mise en application