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Vaccination contre le Covid-19 en Europe : où en est-on ?

Face à la pandémie de Covid-19 qui sévit sur le territoire européen, les Vingt-Sept ont engagé des campagnes de vaccination depuis fin décembre 2020. Où en sont-elles aujourd'hui ?

Au 12 décembre, 68,1 % des habitants de l'UE sont entièrement vaccinés - Crédits : ozgurcankaya / iStock
Au 9 janvier, 69,83 % des habitants de l’UE sont entièrement vaccinés - Crédits : ozgurcankaya / iStock

Avec près de 920 000 morts du coronavirus depuis début 2020, l’Union européenne a payé un lourd tribut à la pandémie qui touche la planète. Pour y mettre fin, elle a donc joué un rôle déterminant dans la signature de contrats de pré-achat auprès de huit laboratoires pharmaceutiques, pour près de 4,6 milliards de doses.

Jusqu’ici, elle a autorisé la mise sur le marché conditionnelle de vaccins élaborés par cinq d’entre eux : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Janssen ainsi que Novavax (le dernier en date, autorisé le 20 décembre dernier), permettant aux Vingt-Sept d’entamer leurs campagnes de vaccination à la fin du mois de décembre 2020.

Où en est l’Union européenne dans la vaccination ?

Au niveau européen, l’évolution des campagnes de vaccination s’est faite en deux temps. Les trois premiers mois depuis le début des injections ont été marqués par des lenteurs, des pénuries ponctuelles, et un retard pris par rapport à certaines puissances étrangères qui avaient commencé à vacciner trois semaines plus tôt (Israël, Royaume-Uni, Etats-Unis…). Dans un deuxième temps, depuis le mois d’avril, le rythme des vaccinations a considérablement augmenté en Europe. Le 9 décembre, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué que les doses de rappel pouvaient être administrées de façon “sûre et efficace” trois mois seulement après la dernière injection.

L’EMA a par ailleurs donné, le 25 novembre, son feu vert pour faire vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans. Une version du vaccin Pfizer-BioNTech leur étant destinée (trois fois moins dosée que celle pour adultes) est disponible en Europe depuis le 13 décembre. A partir du 22 décembre, tous les 5-11 ans en France ont reçu la possibilité de se faire vacciner. 

Au 9 janvier, 69,83 % des habitants de l’UE sont entièrement vaccinés, selon le site Our World in Data. C’est-à-dire qu’ils ont reçu deux doses de vaccin, ou la dose unique du vaccin Janssen, explique la publication en ligne liée à l’université d’Oxford. Celle-ci ne compte les personnes totalement vaccinées qu’à partir de ces deux cas de figure, n’y incluant pas, à l’inverse de la France et d’autres pays européens, celles qui n’ont reçu qu’une seule dose car elles avaient contracté le Covid-19.

La part d’habitants de l’UE vaccinés dépasse celles des Etats-Unis (62,1 %) et d’Israël (64,27 %), auparavant en avance sur l’Europe, mais est encore légèrement inférieure à celle du Royaume-Uni (69,96 %). Rapportée à sa population, la France se trouve à un niveau supérieur à la moyenne de l’UE et à ces trois pays, avec 74,47 % de sa population complètement vaccinée.

Évolution du pourcentage de population entièrement vaccinée contre le Covid-19 depuis le 27 décembre 2020 en Europe. Source : Our World in Data

Où en est la France ?

En France, la première campagne de vaccination à destination des personnes âgées vivant en EHPAD a débuté le 27 décembre 2020. D’abord critiqué pour le retard pris par rapport à ses voisins européens, le pays a aujourd’hui trouvé son rythme de croisière. Au 9 janvier, 128,35 millions de doses ont été inoculées en France, contre 115,65 millions en Italie et 154,07 millions en Allemagne.

Après des débuts poussifs marqués par des pénuries temporaires dans trois régions, la France a rectifié le tir en bousculant son calendrier à plusieurs reprises : elle a successivement ouvert la vaccination aux personnels soignants de plus de 50 ans (le 4 janvier), aux citoyens de plus de 75 ans ne résidant pas en EHPAD (le 14 janvier), aux personnes dites “très vulnérables” - quel que soit leur âge - (le 18 janvier), à l’ensemble du personnel soignant et médico-social (le 6 février), aux personnes âgées de 50 à 64 ans présentant des risques (le 19 février), à tous les individus de plus de 70 ans (le 27 mars), à la population générale de plus de 55 ans (le 12 avril), aux personnes âgées de 18 à 49 ans présentant des comorbidités (le 1er mai) et aux individus de plus de 50 ans sans comorbidités (le 10 mai). Pour finir, l’ensemble de la population adulte est devenu éligible à la vaccination le 31 mai, les adolescents de 12 à 17 ans pouvant quant à eux en bénéficier depuis le 15 juin. Et une campagne de rappel à destination des personnes les plus vulnérables a été lancée le 1er septembre, avant d’être élargie à tous les adultes à compter du 27 novembre.

Enfin, depuis l’été, le pass sanitaire - comprenant soit une preuve de vaccination contre le Covid-19, une attestation de guérison de la maladie ou un résultat négatif de test - est devenu nécessaire pour réaliser de nombreuses activités, dans le but d’encourager la population française à se faire vacciner. Tous les pays de l’UE appliquent maintenant une forme de pass, dont les modalités peuvent sensiblement différer d’un Etat membre à l’autre. Certains ont ainsi opté pour un pass vaccinal, qui ne prend pas en compte les tests. Un choix également opéré par la France, où le pass vaccinal doit prochainement entrer en vigueur.

Évolution du nombre de doses de vaccin administrées par État membre depuis le 27 décembre 2020. Source : Our World in Data

Pensez-vous que l’achat du vaccin soit plus efficace au niveau européen qu'au niveau national ?

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11 commentaires

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    Christian PELLEGEAY

    Je précise que j’ai fait confiance à mon médecin, je suis vacciné avec 3 doses.
    Outre les écarts de langage indignes de notre président, après tout, on peu lui pardonner, chacun s’exprime à son niveau d’éducation, je trouve anormal qu’il agisse en dictateur en obligeant les gens à se vacciner avec des PROTOTYPES qui n’ont reçu qu’une autorisation temporaire des instances de santé. De plus le fait de devoir administrer une dose de plus tous les 6 mois, puis 4, maintenant 3 mois surement bientôt 2… prouve l’inefficacité du traitement. Oui ce sont des traitements longue durée et on des vaccins. Ce que je trouve le plus déplorable, c’est qu’on nous mente en permanence : “Quand nous serons vaccinés à 60%, nous serons débarassés de l’épidémie.” Aujourd’hui, on cherche des boucs émissaires, si nous subissons encore l’épidémie, c’est à cause des quelques 10% de non-vaccinés. Vous n’avez pas l’impression que l’on marche sur la tête ? Nous en sommes à un point où les gens “vaccinés” attrapent le COVID et contaminent les autres vaccinés ou non et ça devient la faute des non-vaccinés. Dans ce cas que le gouvernement prenne ses responsabilités et rende la vaccination avec ces prototypes obligatoire. Au moins, nous saurons contre qui nous retourner en cas d’effets secondaires. Et des effets secondaires, il y en a ! C’est pourquoi, par manque de couilles, j’utilise un vocabulaire approprié pour être sûr d’être compris par notre président, notre gouvernement ne veut pas en assumer la responsabilité. Vaccinez-vous, s’il vous arrive quelque chose, c’est parce que vous l’aurez bien voulu. A propos, il ny a pas que les vaccins pour résoudre les problàmes de santé. Il y a des médicaments. La Chine et la Russie en ont. Certains ont l’air efficaces. En France, RAOULT et beaucoup d’autres Médecins avaient commencé à chercher des molécules efficaces. Depuis, ils n’ont plus le droit de s’exprimer. Mais ou en est-on sur ce sujet ?

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    BERTRAND

    On nous a dit :
    2 verres ça va ! 3 verres DANGER donc prudence

    On ne nous dit pas :
    2 doses ARNm ça va ! 3 doses DANGER !!!!

    Moi je suis prudent par instinct

    Aussi je me vaccine contre la grippe

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    JANNE

    Covid est un acronyme genré
    Les acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation.
    LE FBI,LA cia….LA Covid.
    Réf. académie française,OMS,LAROUSSE etc…

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    DENY

    Je pense que l’europe est une catastrophe à tout point de vue. Covid et vaccination en sont la preuve. Tout est opaque. L’UE est un panier de crabes. Question : à qui profite le crimes ? A quand le référendum pour sortir la France de ce bourbier ?

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      Richard

      Propos sans aucun fondement.Uniquement une suite de propos classiques anti européens désespérants .

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      l'aligator

      je ne suis pas d’accord je me sens bien dans l’union européenne si t’es pas content fait ton référendum il y aura peut être deux trois pelos qui vont te suivre !
      bonne fin de journée
      pas a bientôt j’espère !

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    Fred

    Drôle conception du “supérieur” dans le résumé de l’article … :

    Au 24 avril, 20,6 % de la population française a reçu au moins une première injection de vaccin, un ratio légèrement supérieur à la moyenne observée dans l’Union européenne (21,3 %).

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    Alex ESPIAND

    La lutte contre le complotisme, en particulier dans l’outre mer est une nécessité sanitaire urgente tant cela gangrène les esprits y compris, et en particulier, chez les soignants.
    C’est le frein le plus puissant à la lutte contre le covid.

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    LEMAÎTRE

    Dommage de ces marchés publics secrets lorsqu’il s’agit d’une pandémie et les lacunes du cahier des charges sont bien incompréhensibles ( Nbre de dose par flacon, .… .). D’un autre coté si l’Europe, ou des états ont payé, à l’avance à des sociétés privées des vaccins sans garantie de livraison, sans garantie d’aboutissement du projet, c’est un peu comme s’il s’agissait d’une aide, voire d’une introduction dans le capital de la société privée. Donc, incompréhensible que des mécanismes en cas de réussite de l’une des sociétés ne redistribue pas des dividendes, une restitution des aides obtenues, aux donateurs.

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    Tréguer Hervé

    Article intéressant et complet à faire lire à beaucoup d’européens !

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    Raingeval

    Dans le but de permettre à l’Europe d’augmenter sa dimension les conditions d’accès à l’U.E n’ont pas été assez sévères. Il me parait nécessaire de les réviser par exemple en conditionnant les possibilités de déssolidarisation à un vote des parlements nationaux et à un délai de mise en application