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[Revue de presse] Brexit : le projet contesté de Boris Johnson franchit une première étape à la Chambre des communes

Revue de presse 15.09.2020

Lundi, les députés britanniques ont approuvé en deuxième lecture un projet de loi autorisant le gouvernement à revenir sur l'accord de retrait de l'UE. Assumant le non-respect du droit international, le Premier ministre Boris Johnson soutient que le texte représente une "police d'assurance" contre les "menaces" de l'UE.

Lundi soir, une majorité de députés de la Chambre des communes s'est exprimée en faveur du projet de Boris Johnson qui détricote l'accord de retrait conclu entre britanniques et européens

Lundi soir, une majorité de députés de la Chambre des communes s'est exprimée en faveur du projet de Boris Johnson qui détricote l'accord de retrait conclu entre Britanniques et Européens - Crédits : Vladislav Zolotov / iStock

"Dans une Chambre des communes revenue aux plus chaudes heures des débats sur le Brexit, Boris Johnson a tenté, lundi 14 septembre, de défendre son projet de loi sur le marché intérieur", écrit Ouest-France. Le texte, "rendu public la semaine dernière", était "présenté pour la première fois aux députés ce lundi", poursuit le quotidien. Bien qu'il "viole le droit international et contient des dispositions controversées concernant l'Irlande du Nord, [il] a été approuvé par 340 votes pour", indique France info.

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Une quinzaine d'élus tories s'est opposée au texte. Cependant, "il aurait fallu au moins cinquante rebelles conservateurs et davantage d’abstentions pour inquiéter le Premier ministre, qui bénéficie d’une très large majorité", nuance Cécile Ducourtieux dans Le Monde. Côté travailliste, les réactions ont toutefois été vives. Ed Miliband, ancien président du Labour de 2010 à 2015, n'a pas hésité à attaquer Boris Johnson ad hominem en rappelant que ce dernier avait lui-même négocié et signé l'accord qu'il dénonce aujourd'hui : "quelle incompétence, quel manque de leadership !", s'est-il emporté [Le Monde].

"Menaces" de l'UE

Samedi, en amont du vote, le Premier ministre britannique avait défendu "son intention de revenir en partie sur l'accord du Brexit face à la 'menace' que l'UE instaure un 'blocus alimentaire' en Irlande du Nord", rappelle Courrier International. De retour devant la Chambre des communes hier, il a réitéré ses propos : "Ils menacent de créer une frontière douanière dans notre propre pays". Et défendu son texte qu'il perçoit comme "un filet de sécurité", "une police d'assurance" [Le Figaro].

Les débats parlementaires vont se poursuivre : "La vraie bataille devrait avoir lieu lors de l'examen des amendements au projet de loi, qui démarre ce mardi, avec comme point d'orgue la mise au vote d'un amendement particulièrement dangereux pour le gouvernement mardi prochain", précisent Les Echos.  Soutenu par le député conservateur Bob Neill, celui-ci pourrait contraindre le Premier ministre à devoir de nouveau "obtenir le feu vert du Parlement avant de tout détricoter", poursuit le quotidien.

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Oppositions européennes et nationales

Dévoilé la semaine dernière, le projet du gouvernement britannique a suscité de vives inquiétudes au niveau européen. Dimanche, le président du Conseil européen Charles Michel a déclaré que "la crédibilité internationale de la signature du Royaume-Uni était en jeu", rapporte France 24. De son côté, Michel Barnier, négociateur pour la Commission européenne, s'est voulu pédagogue sur la question Irlandaise : "nous avons accepté ce délicat compromis avec Boris Johnson et son gouvernement afin de protéger la paix et la stabilité sur l'île d'Irlande". Enfin, le Parlement européen a prévenu qu'il "n’approuvera[it] aucun traité commercial entre l’UE et le Royaume-Uni si l’accord de divorce [n'était] pas pleinement mis en œuvre", relève L'Opinion.

Les actions du gouvernement britannique sont "irresponsables, mauvaises sur le principe, dangereuses dans la pratique", ont par ailleurs dénoncé Tony Blair et John Major, anciens Premiers ministres britanniques, dans une tribune publiée dimanche par le Sunday Times. Tandis que "[David] Cameron lui-même a pris la parole lundi pour se désolidariser", indiquent Les Echos. Après Gordon Brown et Theresa May la semaine passée, ce sont cinq ex-Premiers ministres qui ont choisi de se "désolidariser" de la stratégie radicale adoptée par le gouvernement actuel.  

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