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Rapport Pisani-Enderlein : l'Allemagne également pointée du doigt

Revue de presse 28.11.2014

Les économistes Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein ont rendu, hier, leur rapport aux ministres français et allemand de l'Économie, Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel. Ils analysent les deux économies et préconisent des solutions pour relancer la croissance.

Sigmar Gabriel

Les deux ministres de l'Économie français et allemand ont voulu réaliser une "offensive de charme franco-allemande" en médiatisant la remise du rapport Enderlein-Pisani, selon Challenges. Ils ont dû faire face aux préconisations publiques de ce "rapport décapant", qui "surprend en affirmant que l'Hexagone s'en sort globalement mieux" du point de vue de l'investissement, rapporte le site de l'hebdomadaire.

"Ceux qui pensaient que le gouvernement français serait plus embarrassé que son voisin allemand (…) en sont pour leur frais", commentent Les Échos. Le site du quotidien explique que "les deux économistes font des recommandations audacieuses à Berlin, qui dépassent la question épineuse de l'investissement" et "craignent 'un risque de contentement excessif' de l'Allemagne, aujourd'hui en forme mais confrontée à des défis de long terme".

Le Figaro souligne que les deux économistes "ne sont pas les seuls à croire que l'Allemagne devrait agir pour sortir la zone euro de la récession. De François Hollande à la Commission européenne, on exhorte Berlin à agir". Le site du quotidien ajoute que côté allemand, les arguments "ont été jugés économiquement peu convaincants". Côté Commission en revanche, "le vice-président de la nouvelle Commission européenne, le Finlandais Jyrki Katainen, a appelé Berlin à injecter une partie de ses milliards d'euros d'investissements prévus jusqu'en 2018 dans le plan Juncker", rapportent Les Échos/AFP.

Ainsi, "Paris est contre une réforme du SMIC, Berlin contre plus d’investissements", résument Les Échos. Et si "les ministres ont partagé la philosophie générale du rapport, ils se sont montrés toutefois bien plus distants avec certaines des mesures les plus concrètes préconisées par les économistes", constate le site du quotidien.

Pour contraindre Berlin de jouer réellement le jeu, il faudrait, selon La Tribune, que s'imposent des institutions communes, des mécanismes de coordination adéquats pour empêcher les comportements opportunistes de certains membres de l'Union européenne. Pour l'instant, ils n'existent pas. Et si c'était la principale explication de la panne de croissance en zone euro  ?

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