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Le paysage politique espagnol continue sa transformation

Revue de presse 21.12.2015

"Le Parti populaire (PP, conservateurs) du président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a remporté les élections législatives de dimanche 20 décembre, obtenant 28,7% des suffrages", rapporte La Tribune. Cela n'est pas suffisant pour obtenir la majorité absolue nécessaire à la constitution d'un gouvernement.

Une victoire pour Podemos

Sur les 350 sièges des Cortes Generales, le PP en obtient 123, tandis que le second grand parti espagnol, les socialistes du PSOE, en remportent 90. Soit 20 sièges de moins que lors des précédentes élections.

"Face à eux, les nouveaux partis Podemos – anti-austérité – et Ciudadanos – issu de la société civile – profitent largement de la désaffection des Espagnols pour les deux grands partis traditionnels, minés par les politiques d’austérité et la corruption. Ils effectuent une remarquable percée, avec respectivement 20,7 (69 sièges) et 13,9 % des voix (40 sièges)", analyse Le Monde.

Vers la fin du bipartisme

Pour FranceTV info, "le résultat des urnes montre que la fin du bipartisme, en vigueur depuis la fin de la dictature franquiste il y a quarante ans en Espagne, a vécu. […] Le PP a réalisé son pire score depuis 1993, et le PSOE le moins bon résultat de son histoire".

Une déconfiture qui s'explique par l'émergence de Podemos et Ciudadanos, qui  "ont émergé à la faveur d’une crise sans précédent, qui a secoué non seulement l’économie mais aussi les institutions, ternies par la corruption" et qui exigent "une régénération démocratique" [Le Monde].

Selon Libération, "quoique en troisième position, les principaux vainqueurs sont les indignés de Podemos, un parti constitué il y a moins de deux ans et qui, même s’il n’arrive pas en deuxième position (comme certains sondages le laissaient entendre) s’établit comme une formation de référence".

Former un gouvernement dans un paysage politique éclaté

Dorénavant, "le chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, doit s'atteler à une tâche difficile : constituer un nouveau gouvernement" [La  Croix].

"'Je vais tenter de former un gouvernement, et je crois que l’Espagne a besoin d’un gouvernement stable', a expliqué dans la nuit le chef du gouvernement espagnol sortant, le conservateur Mariano Rajoy", rapportent Les Echos.

"La Constitution espagnole ne prévoit pas de délai précis pour la formation d'un gouvernement", explique La Tribune, qui revient sur les différentes coalitions possibles. "Un accord de centre droit entre le PP et Ciudadanos, un gouvernement PP minoritaire, mais aussi une alliance de centre gauche entre le PSOE et Podemos ou de nouvelles élections".

"Selon les observateurs, les négociations pourraient prendre de longues semaines" [La Tribune]. Libération ajoute : "aucun scénario n'est simple".

L'union de la gauche, un exemple portugais

Le Monde estime quant à lui que "le PSOE va discrètement tenter de former une alliance susceptible de soutenir un gouvernement de gauche, notamment en scellant des accords avec Podemos et la Gauche unie, ainsi qu’avec les nationalistes basques et les régionalistes canariens".

Une situation qui s'est déjà produite au Portugal il y a peu, où une telle union "s'est récemment imposée […] malgré la victoire du centre droit", rappelle Libération, qui précise que pour cela, "il faudra une bonne entente entre Podemos, le Parti socialiste et les indépendantistes catalans. Ce qui est très loin d’être acquis".

 

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