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Grexit : un nouveau chantage d'Angela Merkel ?

Revue de presse 05.01.2015

La Grèce devra quitter la zone euro en cas de victoire de Syriza aux prochaines élections législatives du 25 janvier, c'est ce qu'aurait affirmé Angela Merkel, selon le magazine allemand Der Spiegel. Critiqué par la chancelière allemande, le parti de gauche radicale souhaite renégocier les conditions imposées par la troïka (FMI, Union européenne et Banque centrale européenne).

Angela Merkel

"La chancelière allemande Angela Merkel ne paiera pas pour les promesses de la gauche grecque", explique Le Figaro. La dame de fer allemande "ne croirait plus à la théorie de dominos (…) une sortie de la Grèce de la zone euro 'serait supportable', puisque des pays comme le Portugal, l'Espagne ou l'Irlande ne sont plus dans la même situation de fragilité", rapporte le site du quotidien. Angela Merkel souhaite ainsi se placer en protectrice de l'économie de l'Allemagne, principale contributrice du fonds européen de stabilité, dont bénéficie la Grèce et "est aussi attentive à la progression du sentiment anti-européen en Allemagne".

Pour La Tribune, "la menace allemande de Grexit est (…) purement politique. Il s'agit d'impressionner l'électeur grec, de lui faire peur, comme en juin 2012 pour qu'il vote 'correctement'", parlant de "piège grossier" et de "menace allemande". L''hebdomadaire explique que "même en cas de faillite de la Grèce, de défaut sur sa dette, il n'y a là rien qui contraigne le pays à quitter la zone euro" et ajoute que "la seule puissance qui, en réalité, pourrait contraindre la Grèce à quitter la zone euro est la BCE".

Au sein du gouvernement allemand, des dissensions se font sentir. "La première réaction (…) est venue du secrétaire d'Etat social-démocrate aux Affaires européennes, Michael Roth. 'La Grèce est membre de la zone euro. Et doit le rester. Il faut éviter de provoquer, par la parole, des conséquences politiques et économiques qui seraient malvenues', a-t-il déclaré sur son compte Twitter", rapporte Le Monde. Pour Sigmar Gabriel, ministre allemand de l'Économie, "l'objectif du gouvernement allemand, de l'Union européenne et même du gouvernement d'Athènes, c'est le maintien de la Grèce dans la zone euro". La position allemande reste ambiguë alors qu'"un peu plus tôt, un porte-parole de la chancelière allemande, Georg Streiter, avait dit que le gouvernement allemand attendait des Grecs qu'ils s'en tiennent aux clauses du plan d'aide international à leur pays", rapporte Ouest France.

Cette sortie de la Grèce de la zone euro envisagée par l'Allemagne n'est pas la position de Syriza, qui "a modéré son discours ces derniers mois, s'engageant à maintenir la Grèce dans la zone euro et à ne pas rejeter unilatéralement le plan d'aide international", affirme La Tribune. Alexis Tsipras, dirigeant "du parti de gauche anti-austérité" compte sur le fait que "la Banque centrale européenne (BCE) ne pourra pas exclure la Grèce d'un programme d'assouplissement quantitatif, si elle décide d'en adopter un pour relancer l'économie de la zone euro". Ce dispositif permettrait d'injecter des milliards d'euros dans l'économie de la zone euro par le biais d'achat d'obligations.

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