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Grèce : la tournée des capitales européennes rassure les marchés

Revue de presse 04.02.2015

Paris, Londres, Rome, Berlin, Bruxelles. La tournée européenne du gouvernement grec commence à porter ses fruits et rassure les marchés. La restructuration de la dette grecque n'est pas gagnée, mais Alexis Tsipras et son médiatique ministre des Finances, Yanis Varoufakis, se font entendre en Europe et dans le monde.

Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker

 La bourse grecque s'est clôturée mardi "à + 4,64 %, traduisant ainsi son optimisme sur un possible compromis entre le gouvernement grec et les créanciers internationaux", rapporte Le Monde. Pour Les Échos, cela s'explique par le fait que lors de sa tournée, "le nouveau gouvernement grec se montre plus raisonnable". Le site du quotidien explique que "les Grecs souhaitent un nouveau plan d’aide qui reposera sur un 'rythme budgétaire' plus soutenable avec des prévisions plus réalistes d’excédent budgétaire primaire, qui s’appuie sur des réformes différentes, et enfin qui soit piloter par une autre instance que l’actuelle 'troïka'".

Libération se demande si la Grèce peut "échapper aux chasseurs de dettes" et estime que "les marges de manœuvre du gouvernement Syriza semblent pourtant étroites". La Grèce a bénéficié d'importantes facilités pour emprunter à faible prix et surtout, pour rembourser plus tard. Pour le quotidien, les raisons de la charge excessive de la dette sont à chercher du côté de "son administration jugée incapable de faire rentrer durablement l'impôt (…), de la corruption endémique et de dépenses mal orientées". Le Figaro affirme que "tout ce que peuvent obtenir les Grecs de la BCE, c'est une prolongation de la ligne de crédit d'urgence". Yanis Varoufakis souhaite "un échange des titres de dettes grecques actuellement détenus par la BCE par des 'obligations perpétuelles'", mais pour le site du journal, "aussi ingénieuse soit-elle, cette proposition serait d'emblée assimilée à du financement monétaire, totalement prohibé par les traités".

En revanche, pour L'Humanité, "depuis la nomination du nouveau gouvernement grec, tout peut et doit s’accélérer pour précipiter un rapport de forces inédit". La voix des Grecs portent en effet plus depuis le changement de gouvernement. Le journal affirme qu'"avant son élection, François Hollande voulait s’attaquer à la finance et réorienter l’Europe", mais que "ces desseins n’étaient que des mots". Sa rencontre avec Alexis Tsipras, aujourd'hui, est "une manière de le mettre au pied du mur, de le rappeler à ses contradictions".

Lors de leur "véritable chassé-croisé", Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis "souhaitent convaincre leurs partenaires que la dette n’est pas seulement un problème grec", analyse La Croix. "La partie s’annonce serrée pour Athènes, qui doit articuler sa demande de réduction de dette avec l’annonce de premières mesures anti-austérité qui vont à l’encontre du programme de réformes demandées par ses créanciers, et acceptées par le précédent gouvernement grec", explique le site du quotidien. Néanmoins, "après le froid jeté par l'élection à la tête de la Grèce d'Alexis Tsipras, grand pourfendeur de l'austérité en Europe, l'Allemagne, auto-proclamée gardienne de l'orthodoxie budgétaire, va finalement recevoir son ministre des Finances", ce qui laisse présager un "dégel en vue entre Athènes et Berlin", estime La Tribune.

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