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COP21 : 11 jours de négociations pour parvenir à un accord mondial sur le climat

Revue de presse 30.11.2015

Aujourd'hui débute à Paris un cycle de 11 jours de négociations autour du climat, "la dernière chance pour le climat", notent plusieurs journaux comme le quotidien belge Le Soir. La grande majorité des chefs d'Etat et de gouvernement se déplacent à Paris pour la conférence organisée par les Nations Unies, dont le but affiché est de parvenir à un accord mondial sur la répartition entre les Etats des efforts pouvant permettre, entre autres, une réduction du réchauffement climatique.

Deux degrés pour 2100

Pour François Hollande, lors de la COP 21, "c'est le sort de l'humanité qui est à l'ordre du jour de cette conférence. Après les attentats survenus en France, nous devons traiter l'urgence et répondre au défi terroriste, mais aussi agir pour le long terme", prévient le président de la République.  [Courrier international].

"Après l'horreur des attentats du 13 novembre, plus de 140 chefs d'État et de gouvernement ont mis un point d'honneur à venir à Paris, comme prévu depuis plusieurs semaines, pour s'engager sur le climat", rapporte Le Figaro. Il sera néanmoins "difficile d'assurer davantage de sécurité au sommet de Paris" selon le Spiegel.

Les Echos évoquent une "négociation historique", mais ajoutent que "certains pays émergents pourraient faire obstacle". Une opinion partagée par Le Monde qui rappelle que "si les Etats-Unis et la Chine parvenaient à eux seuls à un accord bilatéral de réduction des émissions de CO2, cela concernerait déjà 41 % de leur volume global actuel".

Libération ajoute que "depuis sa création à Rio en 1992, la Convention des Nations unies suscite tous les ans beaucoup d’espoirs. Douchés aussitôt".

Pour Pascal Canfin, ancien ministre délégué du Développement et nouveau Président de WWF, "nous avons fait la moitié du chemin" des négociations [L'Obs].

Pour ce qui concerne le reste des discussions, l'Express analyse les positions des "pays ou coalitions qui feront la pluie et le beau temps à Paris" tels que l'Inde, la Chine ou encore les Etats-Unis, entre autres.

Le quotidien allemand Zeit s'attarde quant à lui sur "les points de discorde les plus importants […] si controversés qu'ils ne seront peut-être clarifiés qu'à la fin des négociations". Il y est notamment question de l'objectif des deux degrés de réchauffement d'ici 2100.

Les négociations n'en sont pas moins essentielles, il s'agit durant deux semaines de préparer "le début d'une nouvelle ère" [La Tribune]. Pour The Telegraph, l'ère du fossile arrivera à son terme en même temps que les négociations de la COP21.

Si les négociations devaient s'avérer être un échec, il faudra se préparer à de "graves crises économiques et migratoires" de par le monde [Courrier international]. L'ancien Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) Javier Solana confirme dans le journal El Pais cette vision, "les actions qui seront prises auront inévitablement un impact sur les investissements futurs dans l'économie".

Cela n'empêche pas certains Etats, tels que la Belgique, de se présenter à l'ouverture du sommet sur le climat sans accord sur la répartition de l'effort climatique [La Libre].

Afin d'insuffler aux dirigeants mondiaux la conviction nécessaire à la conclusion d'un accord sur le climat, "des dizaines de milliers de militants écolos défilent dans toute l’Europe", rapporte Euronews.

"Plus de 570.000 personnes ont participé aux 2.300 marches pour le climat organisées dans 175 pays, selon des estimations de l'un des organisateurs, l'ONG Avaaz" [L'Express].

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