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Les routes européennes demeurent les plus sûres du monde

Carte et comparatif 12.07.2019

Près de 1,3 million de personnes meurent chaque année sur les routes dans le monde. En 2018, 25 100 de ces victimes sont décédées dans l'UE. On dénombrait 49 victimes de la route par million d'habitants dans l'UE, contre 174 en moyenne dans le monde. Malgré ces chiffres encourageants, la situation reste préoccupante et il sera difficile d'atteindre l'objectif européen de réduire de moitié le nombre de décès sur les routes entre 2010 et 2020 - entre 2010 et 2018, la mortalité routière a diminué de 21 %.

Après deux années de stagnation (2014-2015), le nombre de tués sur la route dans l'UE a diminué de 2 % en 2016 et 2 % supplémentaires en 2017, puis de 4 % entre 2017 et 2018. Néanmoins, 25 100 personnes ont encore perdu la vie sur les routes de l’Union en 2018, soit l’équivalent de 69 vies perdues chaque jour. Le coût annuel lié à la mortalité et aux blessures graves sur la route a été estimé à plus de 120 milliards d'euros soit 1 % du PIB.

Réduction des écarts entre les Etats membres

En 2018, les routes britanniques ont été les plus sûres d'Europe avec 28 décès par million d'habitants, suivies des routes danoises (30). Viennent ensuite l'Irlande (31) et la Suède (32). A l'inverse, la Roumanie (96) et la Bulgarie (88) sont les pays qui enregistrent le plus grand nombre de tués sur les routes. La France, elle, se situe légèrement au-dessous de la moyenne européenne (49) avec 48 décès par million d'habitants en 2018.

Au cours de la période 2010-2018, la Grèce a enregistré la plus forte baisse du nombre de tués sur les routes (-45 %), suivie de la Lituanie (-43 %), du Portugal (-35 %) et de la Slovénie (-34 %). Sachant que la moyenne européenne se situe à - 21 %.

Si les disparités étaient importantes dans les années 1970 et 1990, les statistiques de la sécurité routière des États membres ont commencé à nettement converger dès 2000. En 2018, seuls deux États membres de l'UE, contre sept en 2010, ont enregistré un taux de mortalité routière
supérieur à 80 tués par million d'habitants. Ils avaient dans leur majorité, un taux de mortalité inférieur à 60 décès par million d'habitants et huit d'entre eux se situaient en dessous de 40 décès par million d'habitants.

Blessés graves : la majorité sont des piétons, cyclistes et conducteurs de deux-roues motorisés

La réduction du nombre de morts sur la route ne doit pas cacher le nombre de blessés graves. Pour chaque mort, environ cinq autres usagers  sont victimes de blessures graves. C'est un enjeu de santé publique important si l'on considère le coût élevé des soins médicaux nécessaires à la rééducation et les handicaps qui peuvent subsister. En 2018, 135 000 personnes ont été touchées et tout particulièrement les piétons et les motocyclistes. Leur proportion est encore plus élevée dans les villes. Au niveau européen, l'objectif est de réduire de 50 % le nombre de blessés entre 2020 et 2030.

Concernant les accidents mortels, 54 % ont lieu dans les zones rurales et seulement 8 % sur les autoroutes.

Plus de 3 000 Européens de moins de 25 ans tués chaque année dans un accident de la route

13 % des personnes tuées sur les routes de l'UE ont entre 18 et 24 ans alors que cette tranche d'âge ne représente que 8 % de la population. Les jeunes sont beaucoup plus susceptibles d'être victimes d'un accident de la route que n'importe quelle autre tranche d'âge. Sachant que les principaux facteurs contribuant aux accidents de la route sont la vitesse, la conduite sous l’influence de l’alcool ou de drogues et le non-respect de l’obligation d’attacher sa ceinture de sécurité ou de porter un casque.

Le programme d’action de l'UE pour la sécurité routière

Le nouveau cadre d'action établi par la déclaration de La Valette sur la sécurité routière renforce la coopération entre tous les acteurs du secteur. La Commission recommande dans son plan intitulé "Europe en mouvement" de mettre à profit les évolutions technologiques récentes comme l'aide à la conduite pour prévenir les accidents et protéger les piétons. De plus, la Commission souhaite faire une mise à niveau européenne pour la sécurité des infrastructures routières et établir une stratégie pour le déploiement des véhicules connectés. L’objectif à long terme de l’UE restera de s’approcher autant que possible de l’objectif "zéro décès" dans les transports routiers d’ici à 2050.

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