Derniers articles publiés

Les Européens, la mobilité et les prix des carburants

Actualité 20.06.2006

Cette étude menée dans 5 pays européens évalue les pratiques des citadins en matière d'automobile et mesure les conséquences sur leur mobilité de la hausse des prix des carburants en 2005-2006.

L’Italie et la France possèdent la proportion la plus élevée de ménages urbains équipés de deux voitures, avec des taux de 91% et 85%, contre 59% en République Tchèque.

Avec 80% des ménages possédant deux voitures, les Allemands utilisent moins fréquemment la voiture que les Italiens, les Français ou les Suédois pour leurs déplacements en agglomération.

Ce sont en premier lieu les Allemands qui déclarent utiliser moins la voiture comparativement à il y a 2 ou 3 ans. 55% des Allemands utilisaient quotidiennement leur voiture avant la hausse, contre 47% après, soit - 8 points. Pour la France, la baisse est de - 4 points (de 57% à 53%). Les Suédois et les Tchèques, moins motorisés, ont moins modifié leurs habitudes.

Ce sont les jeunes qui ont le plus manifesté de changement d’attitude du fait de la hausse du carburant. En Allemagne, ces changements se font en majorité au profit du covoiturage tandis qu’en Italie ce sont les transports publics urbains qui sont davantage utilisés.

En France 53% des personnes interrogées déclarent utiliser davantage la marche à pied, plutôt que le vélo ou les deux roues motorisés. En Allemagne 68% utilisent davantage le vélo pour leurs déplacements.

Enfin, dans l’hypothèse où le litre de super atteindrait 2 euros, réduire l’usage de la voiture en ville semble être une résolution générale dans l’ensemble des pays étudiés : 78% des personnes interrogées en France, 77% en Allemagne et 73% en Italie.

 

Les Européens, la mobilité et les prix des carburants (pdf)

Enquête menée par téléphone dans les vagues Omniphones de TNS Sofres en Italie, Suède, Allemagne et France et Omniface pour la République tchèque, auprès d’un échantillon représentatif de personnes âgées de 18 ans et plus, habitant dans des aires urbaines.

3600 personnes ont été interrogées entre le 6 avril et le 12 mai 2006.