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Le pouvoir d'achat met les Européens d'accord

Actualité 09.09.2008

23 % des Européens considèrent que le pouvoir d'achat est le problème principal dans leur pays. C'est particulièrement le cas en Belgique (50 %) et en France (46 %), mais aussi, dans une moindre mesure, aux Pays-Bas (25 %) et en Italie (24 %). Ce n'est en revanche pas l'avis de la majorité relative des Allemands (14 %) ni des Britanniques (7 %). Ces chiffres proviennent d'un sondage réalisé par l'Ifop pour Les Echos dans sept pays de l'Union européenne.

Presque ex-æquo, l'emploi (16 %) et l'immigration (15 %) sont les deux autres motifs de préoccupation soulevés par les Européens, suivis de près par la protection sociale (13 %) ainsi que la sécurité des personnes et des biens (11 %). L'international ne semble pas préoccuper les personnes interrogées, puisque seulement 2 % d'entre elles considèrent que la place de leur pays dans le monde est une question urgente. Pour le journal Les Echos, "le retournement de la conjoncture internationale et la perspective d'une croissance a minima cette année et l'an prochain en Europe" expliquent ce classement des priorités.

Dans les pays où le pouvoir d'achat n'arrive pas en tête, les préoccupations sont plus diverses. Pour plus d'un tiers des Allemands (34 %), la protection sociale est le sujet à traiter en priorité. Le pouvoir d'achat n'arrive qu'au quatrième rang de leurs priorités. Au Royaume-Uni, c'est l'immigration (37 %) qui arrive en tête. Pour Catherine Chatignoux, des Echos, "l'afflux outre-Manche de travailleurs de l'Est ces quatre dernières années et les faits divers plus ou moins sanglants qui ont alimenté la chronique ces derniers mois à Londres expliquent sans doute cette inquiétude". En Espagne, seul l'emploi (31 %) surpasse le pouvoir d'achat (20 %) parmi les problèmes importants à traiter dans le pays.

A propos du taux élevé de Français préoccupés par leur niveau de vie, la journaliste commente : "dans ces conditions, il ne sera probablement pas facile à Nicolas Sarkozy de convaincre ses partenaires de l'Union européenne d'une initiative commune pour relancer la machine économique".

Un autre sondage publié le même jour par l'Ifop pour Valeurs actuelles interroge les habitants des mêmes Etats membres sur l'adhésion de la Turquie à l'Europe. Seul un Européen sur trois se prononce en faveur de l'entrée de cet Etat dans l'Union. 49 % Espagnols sont pour, contre seulement 20 % des Français. Après l'Espagne, ce sont les Italiens (44 %) et les Britanniques (43 %) qui sont les plus enthousiastes face à cette possibilité.


En savoir plus :

Les priorités des Européens

Etude réalisée en ligne, du 29 juillet au 18 août 2008, auprès d'un échantillon représentatif , constitué selon la méthode des quotas :  7007 personnes, dans sept pays (Espagne, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique et Pays-Bas) et 1007 Français . Chaque pays a ensuite été ramené à son poids réel pour la sortie des résultats d’ensemble.

Voir les résultats complets de l'enquête

L'adhésion à l'entrée de la Turquie à l'UE

Enquête en ligne réalisée du 29 juillet au 25 août 2008, auprès d'un échantillon représentatif, constitué selon la méthode des quotas : 7007 personnes, dans sept pays (Espagne, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique et Pays-Bas) et 1007 Français. Chaque pays a ensuite été ramené à son poids réel pour la sortie des résultats d’ensemble.

Voir les résultats complets du sondage