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Sommet UE-Afrique : libre-échange et Centrafrique au programme

Revue de presse 02.04.2014

Une quarantaine de chefs d'Etat africains sont présents aujourd'hui à Bruxelles pour ouvrir le quatrième sommet UE-Afrique qui se déroule jusqu'à demain. Si les échanges commerciaux vont être au cœur des discussions entre les dirigeants africains et européens, une réunion en comité réduit en marge du sommet est prévue sur la situation en Centrafrique. Hier, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a annoncé le lancement de la mission européenne "Eufor-RCA".

Van Rompuy et Samba-Panza - sommet UE-Afrique 2 avril 2014

"Investir dans les personnes, pour la prospérité et pour la paix" : tel est le thème du sommet UE-Afrique qui porte sur la paix, les investissements, le climat, la sécurité et les migrations [L'Opinion]. Mais c'est surtout le volet commercial de la rencontre qui motive l'UE comme le souligne Le Figaro : "si le partenariat transatlantique avec les Etats-Unis occupe le devant de la scène, elle pousse aussi ses pions en Afrique". Le quotidien explique que les négociations sur les accords de partenariat économique, qui visent à démanteler petit à petit les droits de douane en échange de l'ouverture des marchés africains aux produits fabriqués en Europe, s'éternisent depuis 2002. Un sujet sur lequel reviennent également Les Echos, qui pointent le "commerce déséquilibré" entre les deux continents.

Le sommet sur la Centrafrique est l'occasion de revenir sur l'annonce de l'envoi de 1 000 hommes dans le cadre de la mission européenne Eufor-RCA, alors que la France avait appelé de ses vœux une telle aide. Cette force de maintien de la paix aura pour but de sécuriser la capitale centrafricaine et son aéroport durant 6 mois. "Le lancement de cette opération illustre la détermination de l'UE à prendre part pleinement aux efforts internationaux pour rétablir la stabilité et la sécurité à Bangui et dans le reste de la République centrafricaine", a déclaré hier Catherine Ashton [Le Nouvel Observateur].

La majorité des titres souligne le soulagement provoqué par cette décision tant attendue : "L'UE lance enfin son opération militaire en Centrafrique", titre par exemple La Croix qui revient sur le contexte actuel de plus en plus difficile après l'escalade des violences interconfessionnelles.

Mais si certains saluent cette nouvelle, d'autres sont plus critiques. C'est le cas du général Pontiès qui commande l'opération Eufor-RCA. Dans un entretien accordé à La Croix, il indique que la mission européenne arrive dans un cadre peu aisé alors que "la France a mal préparé le terrain vis-à-vis de ses partenaires européens" et a fait cavalier seul depuis le début. Un mauvais signal pour de futures missions européennes, qui ne peuvent vraisemblablement pas compter sur l'aide d'une réforme de la procédure de lancement des opérations de l'UE, indique-t-il.

"'Sangaris' sans grand renfort européen" : Libération est sceptique sur l'efficacité de la mission européenne qui dispose de moyens limités et dont l'objectif de sécurisation porte sur "un lieu stratégique mais pour le moins circonscrit", l'aéroport de Bangui.

Enfin, la contrariété est également visible du côté centrafricain. Euronews relaye la déception dont a fait part la présidente centrafricaine alors que le déploiement des troupes européennes ne doit pas intervenir avant plusieurs semaines : "nous avons reçu beaucoup de promesses, beaucoup d’annonces. Nous sommes confiants en ce qui concerne les engagements de nos partenaires, mais il y a des procédures à respecter. Nous demandons simplement à la communauté internationale, compte tenu de la situation fragile de la République centrafricaine, d’alléger ces procédures et de ne pas traiter les problèmes en République centrafricaine comme un État normal, mais comme un État en crise", a-t-elle déclaré lors de sa visite à Paris hier.

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