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[Revue de presse] Au G7, le Brexit dans toutes les têtes

Revue de presse 26.08.2019

Boris Johnson, le Premier ministre britannique, a fait ses premiers pas sur la scène internationale ce week-end, lors du sommet du G7 à Biarritz. L'occasion d'afficher sa proximité avec Donald Trump, son homologue américain avec lequel il compte signer un "fantastique" accord commercial après le Brexit. Et de souligner l'entente euro-britannique sur les sujets internationaux, qui perdurera "après le 31 octobre, quoi qu'il arrive".

Petit déjeuner entre Donald Trump et Boris Johnson dimanche 25 août, en marge du G7 à Biarritz

Petit déjeuner entre Donald Trump et Boris Johnson dimanche 25 août, en marge du G7 à Biarritz - Crédits : Shealah Craighead / Maison Blanche

Le G7, la réunion annuelle des sept pays les plus industrialisés du monde (Italie, Royaume-Uni, Japon, France, Allemagne, Canada, Etats-Unis), s'achèvera ce lundi 26 août à Biarritz. En présence de l'Union européenne, la rencontre aura été l'occasion d'aborder des questions de commerce international, de coopération avec l'Afrique et l'Iran, de lutte contre les inégalités, de changement climatique ou encore de lutte contre le terrorisme [Le Figaro]. Mais en arrière-plan, le Brexit a largement retenu l'attention de la presse.

"L'homme qu'il faut" pour conduire le Brexit

"Donald Trump et Boris Johnson se sont rencontrés dimanche matin en marge du G7 de Biarritz, pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre britannique", relate ainsi la RTBF. Un "plongeon dans le grand bain diplomatique" [Le Parisien]. Et qui "commence bien" [L'Express].

"On disait [le Premier ministre britannique] déjà en difficulté, sans marge de manœuvre sur le Brexit, isolé au sein de la famille européenne", souligne Le Monde. Mais "il est apparu très à l'aise", tranche Le Parisien et "le président américain [lui] a manifesté son plein soutien (…) dans le bras de fer qui l'oppose aux Européens sur le Brexit" [L'Express].

"C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail, je le dis depuis longtemps", même si "cela n'a pas fait plaisir à sa prédécesseure...", a ainsi déclaré M. Trump à propos de M. Johnson, qui doit conduire la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne d'ici à la fin du mois d'octobre [RTBF]. Le Président américain et le Premier ministre britannique partagent "la même défiance" vis-à-vis de l'UE, explique Le Parisien. "L’Union européenne est 'un boulet à la cheville' du Royaume-Uni", a ainsi lancé Donald Trump [Libération].

Un "fantastique" accord commercial

"Avec une accolade chaleureuse à son homologue américain, Boris Johnson a aussi affirmé que les deux pays concluront un 'fantastique accord commercial une fois les obstacles écartés'", relate Libération. "De quoi apporter de l’eau au moulin de Boris Johnson, qui veut prouver au peuple britannique que les effets négatifs d’un Brexit sans accord peuvent être compensés par la signature de nouveaux 'deals' avec d’autres pays", explique Le Monde.

Si Donald Trump n'a pas annoncé d'engagements précis, Boris Johnson a déjà fait connaître les revendications britanniques : "il y a encore des obstacles considérables aux Etats-Unis pour les entreprises britanniques qui restent incompréhensibles", a-t-il ainsi déclaré à la presse avant la rencontre, "évoquant des interdictions pesant sur différents produits britanniques, allant des bacs de douche aux tourtes au porc" [La Libre].

En somme, "la Grande-Bretagne compte aujourd’hui davantage sur l’autre rive de l’Atlantique que sur le Vieux Continent". Même si l'hôte de la Maison Blanche est plutôt "avare de concessions et engagé dans une guerre commerciale sans merci avec la Chine", relève Le Monde.

Sur le Brexit, "aucun nouveau développement"

Le sommet du G7 a également été l'occasion pour Boris Johnson et Donald Tusk, le président du Conseil européen, d'échanger une poignée de main "un brin tendue", relate Euronews. Avant le sommet, les deux dirigeants s'étaient "sévèrement taclés" sur Twitter, note Le Monde, notamment autour de "l'épineuse question de la frontière irlandaise" [Libération]. "J’espère toujours que le premier ministre Johnson n’aimera pas entrer dans l’Histoire sous le pseudonyme de M. No Deal'", a répété samedi, à l'ouverture du G7, le dirigeant européen [Le Monde].

Côté britannique, Boris Johnson "envisagerait de ne pas rembourser ses voisins en cas de Brexit sans accord", pointe le quotidien. "La facture, qui représente les engagements financiers pris par le Royaume-Uni dans le cadre de l'UE, est pourtant estimée à 39 milliards de livres" (43 milliards d'euros), indique BFMTV. "Londres prévoirait de s’acquitter d’une note de seulement 9 milliards de livres (9,8 milliards d’euros environ) en cas de rupture brutale avec l’UE".

Pourtant, M. Johnson n'a pas manqué de souligner l'entente euro-britannique sur les sujets à l'ordre du jour du G7, "preuve de la proximité entre le Royaume-Uni et ses amis européens" qui durera "après le 31 octobre quoi qu'il arrive", rapporte Euronews. La rencontre se serait ainsi tenue dans "une atmosphère cordiale", selon un diplomate européen cité par Libération.

Un ressenti partagé par Donald Trump pour qui le G7 a permis "de très bonnes réunions [entre des] leaders [qui] s'entendent bien" [La Libre]. Toutefois, "sur le Brexit, il n’y a [eu] aucun nouveau développement, ce fut une confirmation des positions", tempère la source européenne citée par Libération.

 

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