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Immigration et Brexit : des enjeux de long terme pour le Conseil européen

Revue de presse 18.12.2015

A mi-parcours, le dernier Conseil européen de 2015 continue de préparer le premier semestre de 2016, qui s'annonce à nouveau chargé en débats. Jeudi, les Européens ont tenté de refaire une unité malmenée par deux crises majeures, l'afflux de réfugiés et l'hypothèse d'un Brexit.

Conseil Européen

Immigration, un "dialogue de sourds"

Après un décevant bilan publié par la Commission en amont du sommet, les  chefs d'Etat et de gouvernement étaient "invités à débattre 'sans complaisance' des causes des échecs à répétition pour endiguer les arrivées depuis l'été" [Le Figaro].

A l'ouverture du Conseil, l'ensemble des Etats membres s'accordait pour annoncer que "la mise en œuvre est insuffisante et doit être accélérée", rapporte Libération.

Après avoir espéré un accord avec la Turquie pour "réinstaller" les migrants, lors du mini-sommet précédent le Conseil, , "aucun engagement n’a été pris […] ni aucune évaluation chiffrée retenue" [Libération].

Restait aux Etats européens à trouver un accord entre eux. Un exercice qui, pour Le Figaro, "a tourné au dialogue de sourds entre les pays en première ligne - l'Italie et la Grèce - et les pays de destination - l'Allemagne, l'Autriche, la Suède -, qui les accusent de ne pas remplir leurs devoirs".

Les Echos apportent un éclairage différent : "Les dirigeants européens n’ont pas fait un trop mauvais accueil à la proposition de la Commission d’instaurer un corps de gardes côtes", sans pour autant arrêter un avis définitif.

Cela n'a pas empêché que les discussions d'hier soient qualifiées de "surréalistes" par Matteo Renzi, président du Conseil italien, décidé à faire part de son agacement autour des sujets européens.

Les colères de l'Italie

Selon Le Monde, Matteo Renzi a "focalisé sa mauvaise humeur" sur les "projets liés à l'acheminement du gaz russe". En effet, "le projet South Stream, qui devait relier la Russie à l’Italie via la mer Noire, a été abandonné au profit de North Stream, qui intéresse prioritairement l’Allemagne".

Une occasion pour l'Italie "de réclamer une discussion sur le renouvellement des sanctions contre la Russie, pourtant approuvé dans un premier temps par son pays. La décision de les prolonger jusqu’en juin 2016 sera finalement entérinée vendredi après-midi" [Le Monde].

Autour du Brexit, le flou persiste

Autre sujet majeur dans l'assiette de chefs d'Etat et de gouvernement, le Brexit déchaine les passions.

La Croix estime que les Européens sont "prêts à un compromis pour garder Londres dans l'Union", tandis que pour Le Figaro "David Cameron se heurte à l'inflexibilité de l'UE".

D'après Les Echos, "David Cameron reconnaît que les négociations avec les Européens seront "difficiles'", alors que pour La Tribune, le Premier ministre britannique "constate 'des progrès' avec Bruxelles pour éviter un 'Brexit'".

Il s'agit, selon Euronews, d'un "bras de fer pour l'instant cordial". "M. Cameron, qui réclamait une discussion politique, l'a visiblement obtenue", explique Le Monde.

"A l’issue de la réunion, David Cameron est pourtant sorti optimiste sur les négociations à venir", rapportent Les Echos, avant de préciser que, "pour autant les points épineux identifiés avant le sommet restent les mêmes".

Notamment, la limitation des aides sociales versées aux étrangers intracommunautaires pose toujours problème. "La France et l’Allemagne ne veulent pas entendre parler de tels changements avant leurs élections de 2017" [Le Monde].

La prochaine étape des discussions autour du Brexit aura lieu lors de la réunion du Conseil du 18-19 février 2016.

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