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Est : un premier débat télévisé musclé entre les candidats aux Européennes

Revue de presse 24.04.2014

La campagne est lancée dans la circonscription de l'Est. Hier soir, Nadine Morano, Florian Philippot et Catherine Trautmann se sont affrontés pendant une heure trente lors d'un débat organisé par LCI, Europe 1 et Le Figaro. Les trois candidats ont d'abord commenté le dernier sondage IFOP qui donne le Front national en tête à 26%. Le candidat du FN Florian Philippot a expliqué ce sondage par "la cohérence du programme du FN". "Si nous sommes en tête chez les ouvriers, c'est parce que l'UMP et le PS mentent aux Français depuis des années", a-t-il ajouté. Pour la candidate UMP, "le FN a toujours des scores élevés lorsque la gauche est au pouvoir".

 

Catherine Trautmann

Les trois candidats ont ensuite attaqué la personnalité de la tête de liste PS dans le Grand-Est. "Edouard Martin est un ouvrier qui a fait le choix de s'engager", a défendu avec conviction Catherine Trautmann, n°2 sur la liste du Parti socialiste. Nadine Morano a affirmé quant à elle que "Monsieur Edouard Martin [était] considéré comme un traître à gauche".

Thème sensible de la campagne, l'euro a été au coeur des débats. "C'est une monnaie [qui n'est] adaptée qu'à l'Allemagne" a estimé Philippot. "Lorsqu'il propose de sortir de l'euro, le FN propose une catastrophe économique, une guerre des monnaies" a lancé quant à elle Catherine Trautmann en évoquant le prix à payer des dévaluations du franc [TF1].

Le TTIP et la directive sur les travailleurs détachés ont également fait l'objet de nombreux accrochages au cours du débat. Cerise sur le gâteau, l'émission s'est terminée par une question de Daniel Cohn-Bendit. L'eurodéputé sur le point de prendre sa retraite a demandé aux trois candidats s'ils iront jusqu'au bout de leur mandat. Une question à laquelle Catherine Trautmann et Nadine Morano ont répondu naturellement. "J'ai choisi le Parlement européen parce que j'ai des convictions européennes", a expliqué la première. "Je ne me représenterai pas en 2017 [aux législatives]", a promis la seconde. Le candidat du FN ne s'est pas avancé. "Nous verrons en 2017", a-t-il éludé [Le Figaro].

Plus généralement, la presse revient sur le lancement de la campagne UMP qui démarre aujourd'hui. Les thèmes de campagnes s'affinent et selon Le Nouvel Observateur, avec ce programme, l'UMP défend "une Europe plus pragmatique et plus efficace" et dénonce "la démagogie irresponsable de la dé-mondialisation et de l'Europe forteresse".

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