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Déficits : Manuel Valls en mission à Berlin

Revue de presse 22.09.2014

Le Premier ministre français rencontre aujourd'hui la chancelière allemande. Cette visite de 48 heures est commentée par tous les quotidiens, pessimistes sur les chances du Premier ministre d'infléchir la position allemande. Au cours de son déplacement en Allemagne, Manuel Valls doit défendre ses réformes et tenter d'expliquer la nécessité d'un délai pour revenir sous la barre des 3% de déficit.

Manuel Valls

Manuel Valls ne part pas en position de favori pour sa rencontre avec Angela Merkel. Pour Le Figaro : "la discussion risque d'être difficile entre Merkel et Valls". Le Point explique sa "position de faiblesse : après une rentrée de crise politique qui a affaibli l'exécutif, la France vient une nouvelle fois de repousser - à 2017 - son retour sous la barre européenne des 3 % de déficit public".

M. Valls  n'est pas le seul à être en position de faiblesse dans son pays, Angela Merkel est "affaiblie politiquement après un récent revers électoral, elle qui a largement construit sa popularité sur son intransigeance en matière de régulation budgétaire", explique Le Monde. Elle devrait donc se montrer encore plus intransigeante pour plaire à un électorat qui se radicalise.

Le Premier ministre français a pourtant tenté de soigner ses relations avec l'Allemagne, comme l'explique La Tribune : " C'est le sens de la révolution de palais du 25 août au cours de laquelle Arnaud Montebourg a été limogé, principalement en raison de son agressivité à l'encontre de Berlin". Pour le site, pas de doute, " la stratégie de Manuel Valls est vouée à l'échec (…) le pacte 'réformes contre relance' voulu par Manuel Valls n'est donc qu'une chimère".

Libération a choisi de donner la parole à trois parlementaires français socialistes sur le sujet.  "Manuel Valls doit dire à Angela Merkel que ça ne peut plus continuer comme ça. Dire : 'si vous aimez l’Europe, il faut changer de politique'", affirme le député européen Emmanuel Maurel.

Interviewé sur Europe 1, Jean Quatremer critique cette rencontre : " Valls devrait essayait de convaincre la Commission européenne et le Conseil européen, mais pas l'Allemagne (…) cette rencontre donne 'l'impression qu'on est de retour dans une espèce d'empire allemand et que l'on dépend de l'Allemagne'. Pourtant, affirme-t-il, 'ce n'est pas la réalité' mais plutôt 'une façon de se défausser [de ses responsabilités] sur les Allemands'".

Après un déjeuner aujourd'hui avec la Chancelière, Le Premier ministre rencontrera le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel. Il visitera ensuite une usine Airbus à Hambourg, aux côtés de trois de ses ministres, dont le ministre de l'Economie Emmanuel Macron [Le Parisien].

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