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Partygate : au fil des révélations, l’avenir politique de Boris Johnson s’assombrit

La presse britannique a publié samedi 15 janvier des révélations sur des fêtes alcoolisées organisées à Downing Street pendant les périodes de confinement. Un nouveau rebondissement dans le “Partygate”, qui pourrait coûter sa place au Premier ministre britannique.

Les révélations au sujet de Boris Johnson interviennent en pleine vague épidémique liée au variant Omicron du Covid-19
Les révélations au sujet de Boris Johnson interviennent en pleine vague épidémique liée au variant Omicron du Covid-19 - Crédits : Twitter @BorisJohnson

La polémique n’en finit plus d’enfler au Royaume-Uni, où le Premier ministre conservateur “est englué dans un scandale à répétition pour avoir participé à de nombreuses fêtes en plein confinement”, indique L’Express. Une position difficile à tenir, alors que “les appels à la démission de Boris Johnson se multiplient” [France info].

Le dirigeant conservateur sous pression

Au moins six députés de son camp ont demandé publiquement [le] départ de Boris Johnson”, relate 20 Minutes. “Sa démission est le seul moyen de mettre fin à tout cet épisode malheureux et je travaille avec des collègues pour bien faire comprendre ce point de vue à Downing Street” a ainsi commenté le député conservateur Tim Loughton, cité par France 24.

Depuis un mois, plusieurs affaires ont sapé la confiance du parti conservateur à l’égard de son dirigeant. “La presse britannique a d’abord révélé et s’est indignée de la tenue d’une fête clandestine au 10 Downing Street en décembre 2020, au moment où les Britanniques étaient soumis à des restrictions sanitaires”, rapporte France 24. D’autres révélations ont suivi, notamment sur la tenue d’un “rassemblement dans les jardins de Downing Street” en mai 2020 [RTBF].

Cette affaire, surnommée “Partygate”, a poussé Boris Johnson à présenter “du fond du cœur” ses excuses, mercredi dernier à la Chambre des communes sur cette garden party. “Je croyais implicitement que c’était un événement professionnel”, s’est-il justifié, cité par France 24.

Mais le 15 janvier, The Mirror a dévoilé une nouvelle affaire de non-respect des restrictions sanitaires au 10 Downing Street. “Photos à l’appui, le tabloïd explique que ‘tout au long de la pandémie, le personnel de Downing Street a organisé des ‘vendredis du vin’, Boris Johnson assistant régulièrement à ces rencontres’ ”, fait savoir France 24.

Si la plupart des députés conservateurs disent attendre le rapport de la haute fonctionnaire Sue Gray, chargée d’enquêter sur cette série d’événements festifs, pour décider du sort de Boris Johnson, “un grand nombre d’entre eux admettent en privé que leur décision est déjà prise”, lit-on dans The Guardian. Le quotidien britannique précise que “pour déclencher un vote de confiance à son égard, il faut qu’au moins 54 députés [conservateurs] écrivent au président de l’influent Comité de 1922 [groupe parlementaire conservateur NDLR] pour le demander”.

Quelle que soit leur décision, elle pose déjà la question de sa succession. Deux noms reviennent avec insistance pour briguer le poste de Premier ministre” selon Politico : “le chancelier de l’Échiquier – le ministre chargé des Finances et du Trésor – Rishi Sunak et la ministre des Affaires étrangères Liz Truss”.

Nouvelle interlocutrice des Européens

Si l’avenir politique de Boris Johnson est compromis, les négociations post-Brexit avec l’Union européenne se poursuivent, en particulier sur l’épineuse question de l’Irlande du Nord. C’est d’ailleurs l’une de ceux qui pourraient succéder à l’actuel dirigeant, Liz Truss, qui en a récupéré la charge après la démission de David Frost en décembre. La ministre des Affaires étrangères a rencontré jeudi dernier pour la première fois le négociateur européen Maroš Šefčovič. Le transfert de ce délicat dossier à la ministre des Affaires étrangères est perçu positivement à Bruxelles, où l’on espère voir les discussions sortir de l’impasse”, notaient Les Echos avant la rencontre des deux responsables.

Le maintien de l’Irlande du Nord dans l’union douanière européenne après le Brexit implique la mise en place de contrôles entre la Grande-Bretagne et la nation britannique. Une source de tensions depuis plusieurs mois pour Londres et Bruxelles. Objectif de Liz Truss lors de sa réunion avec Maroš Šefčovič ? “Remettre à zéro les négociations et privilégier les solutions pratiques”, explique L’Opinion. Pour le journal, son approche “contraste fortement avec l’agressivité de son prédécesseur, David Frost”.

A l’issue de leur rencontre, “dans un [rare] communiqué commun, […] les deux négociateurs se sont mis d’accord sur une intensification des pourparlers dès cette semaine et une prochaine rencontre a été fixée au 24 janvier”, relate L’Opinion, qui y voit un message clair : “ce qui rassemble les deux parties est plus fort que ce qui les divise”.

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