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Revue de presse : Alternance politique à Malte, remise en cause de principes démocratiques en Hongrie, recapitalisation insuffisante des banques grecques

Revue de presse 11.03.2013

L'île de Malte vire de bord, "Malte vote pour le changement". Les résultats des élections législatives font aujourd'hui les gros titres de la presse nationale de l'île. La une du quotidien Malta Independent ne fait ainsi aucun doute sur l'ampleur du changement politique décidé par la population de l'île de Malte.

"Après 15 ans de règne du Parti nationaliste", le Parti travailliste de Joseph Muscat a remporté dimanche les élections législatives maltaises [La Croix/AFP]. Avec près de 55% des voix, le Labour devance largement son rival nationaliste, crédité quant à lui de 43% des suffrages exprimés. Durant son discours, le nouveau Premier ministre s'est déclaré surpris par les résultats, ne s'attendant pas à "une victoire aussi écrasante" pour son parti. Sa victoire est en partie due, selon Le Point, à l'axe principal pris par Joseph Muscat durant la campagne. Il avait ainsi focalisé ces discours sur "la promesse de réduire de 25% les tarifs de l'électricité par la construction d'une centrale électrique à gaz".

Euractiv.com rapporte ce matin les propos du président du Parlement européen, Martin Schulz, qui a affirmé que Malte pouvait "se réjouir" des résultats, et a appelé le pays à poursuivre son chemin de croissance. Le président du Parti socialiste européen, Sergei Stanishev, a déclaré que le résultat des élections était "un vote de confiance envers le programme progressiste proposé par Joseph Muscat", et a exprimé son soutien au nouveau gouvernement maltais, "qui apportera une croissance juste et de nombreux emplois à Malte".

Le Parlement hongrois s'apprête à voter des amendements constitutionnels controversés

Les relations diplomatiques entre l'UE et le gouvernement hongrois deviennent de plus en plus tendues. Alors que les lois liberticides de Viktor Orban font l'objet de nombreuses critiques partout en Europe, Le Monde révèle ce matin que le Parlement de Budapest devrait adopter aujourd'hui une série d'amendements constitutionnels très controversés. Ces modifications viseraient notamment, selon les informations du quotidien, à "restreindre la publicité politique lors des campagnes électorales, à rogner les libertés religieuses ou limiter la liberté de circulation des étudiants hongrois". En scellant dans la Constitution l'ensemble de ces amendements contraires à la Convention européenne des Droits de l'Homme, le Parlement hongrois rendrait plus difficile la modification ex-post de ces lois, et par conséquent le pouvoir d'influence du Conseil de l'Europe.

Samedi, "plusieurs associations de défense des droits de l'Homme" ont organisé un grand rassemblement dans le centre-ville de Budapest, pour protester contre ces "restrictions des libertés individuelles" [Euronews]. Le Parisien rapporte les nombreux messages inscrits sur les pancartes, et notamment celui-ci : "La Constitution n'est pas un jeu!". Les manifestants protestent également contre une limitation des pouvoirs de la Cour constitutionnelle hongroise, qui ne pourrait plus "statuer sur le fond" mais uniquement sur la forme des dispositions législatives adoptées par le Parlement. Malgré les remontrances, le Parlement devrait à une large majorité adopter aujourd'hui ces amendements.

Antonis Samaras tente de rassurer sa population

Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a promis samedi  qu'il n'y aura "plus de mesures d'austérité" imposées à la population par son gouvernement. Selon l'AFP, le leader du Parti conservateur a même envisagé l'éventualité de "mesures d'allègement", et ce "dès que la croissance reviendra". Le PIB du pays, justement, aurait chuté de 5,7% "au quatrième trimestre 2012 par rapport au même trimestre 2011", selon l'Autorité statistique grecque [BFMTV].

Cette annonce intervient alors que des représentants de la troïka FMI-BCE-Commission européenne se trouvent depuis une semaine à Athènes pour évaluer l'ampleur des "progrès" réalisés par le gouvernement [Libération]. Parmi eux, la recapitalisation des grandes banques du pays fait encore défaut. Selon les informations des Echos, les principales institutions financières grecques "comptent obtenir un sursis pour mener l'opération de leur recapitalisation". Le seuil de 10% de capitaux privés pourrait ainsi ne pas être atteint par les banques du pays d'ici la fin du mois d'avril, date à laquelle près de 3 milliards d'euros doivent être débloqués par la troïka européenne.

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