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Ukraine : la Russie affiche sa volonté de faire respecter le cessez-le-feu

Revue de presse 18.02.2015

Les combats continuent en Ukraine malgré le cessez-le-feu. La ville de Debaltseve est prise d'assaut par les rebelles prorusses. En Hongrie et à l'ONU, la Russie cherche à démontrer qu'elle souhaite une solution pacifique au conflit et qu'elle est pour le respect du cessez-le-feu.

Vladimir Poutine

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté deux déclarations, mardi 17 février : l'une affirme que "les soldats ukrainiens et les séparatistes doivent 'cesser immédiatement les hostilités'", l'autre, à l'initiative de la Russie,  invite "les belligérants à appliquer les accords de Minsk", explique Euronews. L'ambassadrice américaine, Samantha Power "s'est dite étonnée que la Russie soit à l'origine de cette résolution, critiquant l’attitude de Moscou depuis le début de la crise ukrainienne", poursuit le journal en ligne.

Cette position russe, défendant le cessez-le-feu, a également été avancée en Hongrie, lors de la visite de Vladimir Poutine. Pari gagné, puisque Viktor Orban, Premier ministre hongrois a "plaidé en faveur d’un resserrement des liens avec Moscou et critiqué ceux qui veulent à tout prix isoler la Russie", rapporte Euronews. Les Échos soulignent que le président russe était en Hongrie "pour trouver un appui contre les sanctions, en échange de gaz" et en concluent que "l'unité européenne face aux tentatives russes de déstabilisation, voire de dépeçage, de l’Ukraine est de nouveau soumise à rude épreuve". "Adepte d'un 'Etat antilibéral' qu'il veut instaurer en Hongrie, Viktor Orbán ne cache pas l’admiration qu’il porte au président russe", ajoute le site du quotidien.

La position russe n'est pas acceptée par tous. "Les autorités ukrainiennes ont demandé à l'Occident d'infliger une réponse 'sévère' à l'égard de Moscou après l'entrée des rebelles prorusses dans la ville stratégique de Debaltseve, dont ils occupent une partie au prix de violents combats", explique Challenges. "De son côté, le vice-président américain Joe Biden a mis en garde mardi 17 février la Russie, condamnant 'fermement' la violation du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine par des 'séparatistes agissant de concert avec les forces russes'", poursuit le site de l'hebdomadaire.

Dans une tribune du Monde, Françoise Thom, maître de conférences à Paris-IV-Sorbonne, "se demande à quoi ont servi les seize heures de pourparlers, sinon à faire accepter au président ukrainien Petro Porochenko une capitulation totale dont les termes ont été dictés par Vladimir Poutine et transmis au président français François Hollande et à la chancelière allemande Angela Merkel chargés de faire plier la partie ukrainienne". Pessimiste, elle en déduit que "l'écrasement de l’Ukraine préfigure la fin de l’Europe construite après 1945, l''Europe de la liberté'".

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