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Ce mardi, l'Europe se veut numérique

Revue de presse 27.10.2015

L'actualité européenne du jour est placée sous le signe du numérique. A Strasbourg, le Parlement européen devrait donner son approbation à la nouvelle législation européenne sur les télécoms, qui concerne notamment les frais d'itinérance et la neutralité du net. Dans le même temps, le couple franco-allemand se réunit à l'Elysée, sur fond de coopération renforcée, pour accélérer l'Europe du numérique.

ROAMING action in Plenary

Pour Euractiv.fr, la conférence franco-allemande d'aujourd'hui est le signe que la "France et Allemagne veulent un marché numérique à leur façon". Car il faut admettre qu'entre la Commission et les exécutifs nationaux, les "positions sur le numérique divergent clairement. L'exécutif européen a mis dans ses priorités la réforme du droit d'auteur, puis la question du geoblocking, deux sujets sur lequel l'Hexagone n'a pas l'intention de bouger d'un iota".

Cependant cette conférence n'a pas pour but de créer une fracture entre les évolutions souhaitées par Bruxelles et celles mises en exergue par Paris et Berlin. Les Echos affirment que les deux Etats fondateurs "espèrent créer une dynamique et entraîner dans leur sillage d’autres Etats". Pour  l'Opinion l'objectif de la conférence est simple : "mettre de l’essence dans le moteur de l’Europe du numérique".

Dans ce cadre, un rapport franco-allemand rédigé par des experts industriels et politiques sur les besoins de l'industrie numérique sera présenté aujourd'hui. Le journal Les Echos évoque une "coopération financière" permettant de "financer de grosses levées de fonds en Europe, de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros, et ainsi concurrencer les fonds américains". Aux côtés du financement, la formation est également une priorité. Pour le journal "l’épineuse question de la protection des données personnelles devrait aussi être abordée".

En matière de protection des données personnelles, la France n'est pas en reste. "La CNIL à l’avant-garde", titrent les Echos, qui évoquent la mobilisation de l'autorité française "sur la réforme de la directive européenne sur la protection des données personnelles", au travers de la création d'un "European Data Protection Board (EDPB) chargé d’élaborer des référentiels contraignants", de codes de conduites internes imposés aux entreprises et d'attribution de labels.

Rue 89 décrypte de son côté la politique numérique d'outre-Rhin et s'étonne de voir des Allemands "soucieux mais mal informés" : une étude révèle que "ce sont les plus peureux, qui en savent le moins quant à la manière dont leurs données sont collectées et utilisées". Pour des raisons notamment historiques, ceux-ci tiennent à leur anonymat sur Internet : en "Allemagne, la loi sur les télémédias autorise les citoyens à utiliser des pseudonymes", Facebook ne peut obliger les Allemands à utiliser leur véritable nom.

Au niveau européen, le vice-président de la Commission chargé du marché numérique, Andrus Ansip, estime quant à lui que "la réforme numérique européenne doit (…) assurer la libre circulation des données" [l'Usine Digitale].

Enfin, "le Parlement européen statue aujourd'hui sur la neutralité du Net", titre France info, qui évoque un "vote décisif". Il devrait s'agir du dernier vote sur le paquet "télécoms", qui prévoit notamment la disparition des frais d'itinérance sur mobile ainsi que la consécration de la neutralité du net dans la législation européenne.

Le Parlement européen avait, en 2014, adopté un texte "considéré comme très respectueux de la neutralité du Net. Mais, en juin dernier, le Conseil de l’Union européenne, la Commission et le Parlement ont remis l'ouvrage sur le métier et ont élaboré un compromis qui déclenche aujourd'hui la colère des défenseurs de la neutralité" [France info]. Pour Numerama par exemple, "la version issue du trilogue est beaucoup moins ferme et ouvre d'importantes brèches".

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