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Audition des commissaires: Pierre Moscovici, victime du french-bashing ?

Revue de presse 03.10.2014

Pierre Moscovici a passé l'épreuve du feu de l'audition devant les députés européens. Il devra attendre la semaine prochaine pour recevoir le verdict de sa confirmation comme commissaire chargé des Affaires économiques et financières. Au-delà de ses compétences, la question est de savoir s'il sera jugé en tant que commissaire désigné, en tant que Français, ou encore en tant que socialiste.

Pierre Moscovici

Pour Libération, pas de doute, on a assisté hier à une "prestation impeccable", mais le Français reste "le fusible idéal". Euronews rappelle le pacte entre le PPE et le S&D, "si un chrétien-démocrate est recalé, ce socialiste sera certainement le suivant". Deux commissaires désignés de droite, au moins, sont déjà sur la sellette : Jonathan Hill et Miguel Arias Cañete. Le socialiste français serait le premier à partir si l'un des deux saute.

Courrier International a choisi de publier un article de Der Spiegel, très critique envers Pierre Moscovici et la France : "Jean-Claude Juncker veut nous faire croire que ce 'roi du déficit' mettra dorénavant des bâtons dans les roues de ses amis socialistes s’ils entendent poursuivre leur politique sociale sur le dos de leur voisin d’outre-Rhin". Outre l'opposition droite-gauche, l'opposition franco-allemande sur la rigueur budgétaire et la croissance joue aussi sur la confirmation ou non de Pierre Moscovici.

La presse française n'est pas non plus toujours très tendre avec Pierre Moscovici. Pour La Tribune, il a "passé l'essentiel de son temps à contenter tout le monde". Et d'enfoncer le clou : "le fond n'a pas été à la hauteur de la forme (…) l'Europe mérite sans doute mieux". Constat opposé pour Le Monde, pour qui "l’ancien ministre français est tendu aussi mais il ne parle que du fond, avançant beaucoup de chiffres".

Hier soir, les députés conservateurs et libéraux s’interrogeaient sur la nécessité d’une seconde audition, un "oral de rattrapage". Ou au minimum des questions écrites complémentaires avant de voter. Une mesure vexante pour Pierre Moscovici qui, pour beaucoup, a néanmoins réalisé une bonne performance. [Les Échos]

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