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G20 : accord difficile sur les indicateurs de déséquilibres

Actualité 21.02.2011

La première étape de la présidence française du G20 semble avoir été franchie. Les ministres des finances des 20 économies parmi les plus importantes de la planète se sont entendues samedi sur une série d'indicateurs visant à mesurer les déséquilibres macroéconomiques mondiaux. La Chine n'a cependant pas faibli sur la question des réserves de change et transactions courantes.

Après deux jours de discussions, la première réunion ministérielle du G20 sous présidence française a accouché d'un accord sur les critères d'évaluation des déséquilibres économiques mondiaux, accusés d'avoir nourri la crise mondiale et la guerre des monnaies entre Etats-Unis et Chine. Réunis à Paris les vendredi 18 et samedi 19 février pour cette première (et difficile) étape avant la mise en œuvre des projets de réformes, ministres et gouverneurs de banques centrales ont ainsi convenu des indicateurs suivants :

  • "dette et déficits publics"

  • "taux d'épargne"

  • "endettement privé"

  • "les déséquilibres extérieurs à partir de la balance commerciale, des flux nets de revenus d'investissement et des transferts, en tenant pleinement compte du taux de change et des politiques budgétaire, monétaire ou autre"

L'objectif pour les pays du G20 est ensuite (c'est l'objet de la prochaine réunion en avril) de s'accorder, à partir de cette liste, sur des niveaux chiffrés à partir desquels la politique économique d'un pays sera jugée comme génératrice de déséquilibres, "tout en reconnaissant la nécessité de tenir compte des situations nationales ou régionales, y compris celle des grands producteurs de matières premières", précise le communiqué final. Lors d'une conférence de presse, Christine Lagarde a précisé que les indicateurs n'étaient pas des "cibles" et qu'ils n'étaient pas contraignants.

Les variables proposées par le groupe de travail dirigé par le Canada et l'Inde n'ont pas toutes été retenues. En particulier, les références aux réserves de change et aux transactions courantes, auxquelles s'oppose vigoureusement la Chine (qui détient 31% du total mondial de réserves de change), ont été abandonnées.

Par ailleurs, les autres priorités de la présidence française (lutte contre la volatilité des prix des matières premières, réforme du système monétaire international, régulation financière, développement et financement innovant) n'ont pas rencontré d'avancées majeures. "Toutes ces questions ont été abordées dans un climat extrêmement coopératif", s'est félicité la ministre française, ajoutant que les ministres attendaient désormais un rapport du FMI sur ces questions.


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