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Europe et Vous : hormones, bio, OGM et soutien aux chercheurs européens

Actualité 23.01.2013

Chaque semaine, Touteleurope.eu fait le point sur ce que l'Union européenne fait pour vous, pour vos droits, votre santé, votre vie quotidienne. Au menu cette semaine : le Parlement européen veut protéger nos hormones, la Commission européenne lance une consultation sur le bio et gèle l'autorisation de nouveaux OGM, et de nouveaux fonds sont octroyés à la recherche européenne.

Les eurodéputés veulent protéger nos hormones

Nos hormones sont peut-être en péril. C'est en tout cas la conclusion de la députée suédoise Åsa Westlund (PSE), auteure d'un rapport concernant les risques provoqués par certains produits chimiques sur nos hormones. "Même si nous n'avons pas toutes les réponses, nous en savons assez pour règlementer ces substances selon le principe de précaution" a déclaré la députée, qui appelle l'Union réduire l'exposition à ces produits chimiques.

A la base de certains troubles hormonaux, il y aurait donc des "perturbateurs endocriniens chimiques", c'est-à-dire des "substances qui modifient le fonctionnement du système endocrinien". Dans la liste de ces produits nocifs pour la santé, figurent "certains pesticides, les PCB, la pilule contraceptive ou encore les traitements contre les cancers hormono-dépendants".

Le rapport d'Åsa Westlund demande la mise en place "de mesures afin de protéger les enfants, les jeunes et les femmes enceintes notamment contre les perturbateurs endocriniens présents dans les produits pour la peau, les vêtements et les jouets". Les règles pour la construction et l'ameublement des écoles devraient également être renforcées, selon l'eurodéputée. Le rapport sera examiné mercredi 23 janvier par la commission de l'Environnement du Parlement européen.

 

La Commission lance une consultation en ligne sur les aliments bio

Un aliment est "bio" si au moins 95 % de leurs ingrédients agricoles sont issus de la filière bio

Aujourd'hui 2% des produits alimentaires consommés dans l'UE sont certifiés bio et seulement 200 000 exploitations agricoles (1 sur 50) sont agréées comme biologiques, rapporte la Commission européenne. Pourtant, l'agriculture bio est considérée comme une priorité par l'exécutif européen qui reconnait au bio plusieurs atouts : la "veille au bon entretien des terres", le "maintien de la biodiversité" et "la protection du bien-être des animaux".

C'est pourquoi la Commission souhaite améliorer la législation de l'UE applicable à la production biologique afin d'accroître encore cette demande. Pour y parvenir, Bruxelles a mis en place une consultation en ligne qui devrait recueillir l'avis des Européens sur différents objectifs : simplifier la réglementation, veiller à ce que l'interdiction des OGM soit bien respectée dans le bio, promouvoir les produits bio au moyen des règles en matière d'étiquetage, actualiser le plan d'action adopté par la Commission en 2004 en vue du développement du bio, renforcer les contrôles contre les fraudes et combler les lacunes des règles actuelles en matière d'importation.

La consultation en ligne est ouverte jusqu'au 10 avril 2013.

 

Le Conseil européen de la recherche alloue 680 millions d'euros

La Commission européenne a dévoilé mardi 22 janvier la liste de 302 chercheurs de haut niveau qui recevront un financement de 680 millions d'euros. Ils proviennent de 24 pays européens et pourront toucher jusqu'à 2,5 millions d'euros par projet, selon les règles des Advanced Grants du Conseil européen de la recherche (CER).

D'après les informations publiées par l'exécutif européen, les projets sélectionnés couvrent un large éventail de sujets. Entre autres, "un scientifique et son équipe en France élaboreront de nouveaux modèles pour expliquer certains phénomènes physiques, tels que la supraconductivité", "une équipe basée en Lettonie combinera informatique, physique et mathématique pour évaluer les avantages et les limites des dispositifs quantiques", ou encore "un chercheur en Italie étudiera la manière dont les agents économiques forment et modifient leurs croyances concernant leur environnement et leurs pairs en intégrant aux modèles existants des aspects émotionnels et psychologiques".

Environ 2 300 candidatures ont été soumises au CER, ce qui représente une légère hausse par rapport à l'édition de l'année dernière (4,5%). Le budget de l'appel, de 680 millions d'euros, a également légèrement augmenté, comme le nombre de chercheurs sélectionnés pour bénéficier du financement, qui est passé de 294 à 302, tandis que le taux d'acceptation des demandes est resté stable à 13 %, indique la Commission.

OGM : gel des nouvelles autorisations de culture

La Commission européenne a annoncé mardi 22 janvier sa décision de geler toute nouvelle autorisation de culture OGM. Bruxelles souhaite en effet trouver un accord avec les Etats membres avant de remettre en marche le processus des autorisations après les élections en 2014, a expliqué Frédéric Vincent, le porte-parole du commissaire à la Santé Tonio Borg.

A ce jour, deux cultures OGM sont autorisées sur le territoire de l'Union européenne : le maïs MON 810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora de l'Allemand BASF, qui cependant n'est plus cultivée depuis son flop commercial, rapporte Europe 1. Sept variétés (dont un type de soja et six de maïs) sont en attente d'autorisation.

La question des cultures OGM divise l'opinion publique européenne. Alors que le président de la Commission, José Manuel Barroso, y est favorable, huit Etats membres (dont la France) ont adopté des clauses de sauvegarde interdisant la culture d'OGM sur leur territoire.