Derniers articles publiés

Le scandale de la NSA à l'ordre du jour à Washington et à Berlin

Revue de presse 19.11.2013

La vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, a rencontré hier à Washington le ministre américain de la Justice Eric Holder, lors d'un entretien autour de l'espionnage de la NSA. "Nous nous sommes engagés à avancer rapidement dans les négociations sur un accord de protection des données qui soit significatif et cohérent", a déclaré la commissaire européenne à l'issue d'une rencontre qu'elle a qualifiée de "positive et constructive" [Le Nouvel Observateur/AFP].

snowden presse (c) istockphoto

Alors que le ministre américain Eric Holder a admis l'existence de "tensions regrettables dans la relation transatlantique" suite à l'affaire de la NSA, Mme Reding a affirmé avoir reçu de la part de Washington une promesse de " solution satisfaisante".  L'objectif des négociations est de produire un accord sur la protection des données personnelles des citoyens américains et européens. Ces négociations devraient aboutir l'été prochain, selon EUObserver.

La visite de la délégation européenne à Washington a eu lieu en même temps que la réponse de la Cour suprême américaine sur le premier recours lié à l'affaire NSA [RTBF]. La Cour des Etats-Unis a rejeté lundi "l'appel de l'association de défense de la vie privée électronique (EPIC)". Cette dernière a demandé aux juges d'arrêter l'activité d'espionnage de la NSA [l'Unità], car cette activité "outrepassait les pouvoirs conférés par le Congrès". La plus haute instance américaine a refusé ce recours sans aucun commentaire.

Parallèlement, en Europe, Angela Merkel s'exprimait hier face au Bundestag sur le même sujet. La chancelière allemande, victime de l'espionnage américain, n'a pas seulement exigé des explications sur l'activité de la NSA, mais a affirmé que la confiance transatlantique "doit être bâtie à nouveau" [BBC News ]. Pour le ministre de l'Intérieur allemand, Hans Peter Friedrich, qui s'est également exprimé hier face au parlement de Berlin, l'Europe doit "récupérer sa souveraineté numérique" et "parler d'une seule voix sur ce sujet" [El Mundo].