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Le G7 uni face à la Russie et au changement climatique

Revue de presse 09.06.2015

Le sommet du G7 s’est achevé hier. Les médias français font le point sur les engagements pris par les sept plus grandes puissances mondiales réunies ce week-end. Tous relèvent particulièrement les décisions prises concernant le climat et la Russie.

Réunion du G7 en Bavière

Etaient réunis en Bavière les dirigeants des Etats-Unis, du Japon, du Canada, de l'Allemagne, de la France, du Royaume-Uni et de l'Italie.

Le Point dresse le bilan de ce sommet mené "sous la houlette d’Angela Merkel".

Tout d’abord, le terrorisme demeure "la priorité de la communauté internationale dans son ensemble".

Au sujet de l’économie, les pays du G7 "s'engagent à poursuivre [leurs] efforts pour parvenir à la croissance pour tous et traiter les vulnérabilités de leurs économies respectives". Le journal note que cette déclaration reste "une profession de foi du libre-échange".

Autre promesse phare : la réduction de 25% d'ici à 2025 des inégalités hommes-femmes en matière de taux d'activité.

Mais ce que la presse a surtout noté, à six mois de la Conférence mondiale sur le Climat à Paris, c’est l’engagement des sept puissances contre le réchauffement climatique.

Pour Le Monde, "l’objectif principal de cette rencontre, vue de Berlin et de Paris, a été atteint", à savoir "l’engagement explicite des sept pays industrialisés de maintenir la hausse de la température moyenne dans le monde au-dessous de 2 degrés celsius" en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d’ici à 2050.

De ce point de vue, le G7 est un succès, et même Greenpeace se félicite de voir que le groupe "a tenu ses promesses".

Autre volet majeur de ce sommet : la Russie. Le pays a en effet été exclu de cette réunion depuis l’annexion de la Crimée il y a un peu plus d’un an, et est sous la coupe de sanctions européennes.

Beaucoup de médias soulignent la "fermeté" du G7 face à la puissance russe.

Les Echos rapportent le discours rendu par François Hollande qui a déclaré que les sanctions européennes à l’encontre de Moscou pourraient être prolongées jusqu’à la fin de l’année : "S’il était démontré que la Russie continue d’armer et d’avoir une présence militaire à l’est de l’Ukraine, s’il était également avéré […] que les régions de l’Est ne se mettent pas dans la démarche de respecter les étapes de l’accord de Minsk alors on pourrait justifier une aggravation des sanctions […] Mais pour l’instant il n’y a pas de raison non plus de les lever".

Angela Merkel a pour sa part confirmé que les pays du G7 étaient "prêts à renforcer les sanctions contre la Russie si nécessaire". Avant d’ajouter que la condition d’une levée des sanctions, dont le terme est initialement prévu à la fin du mois, dépendrait du respect des accords de Minsk.

Le Monde considère néanmoins que M. Hollande s’est montré moins offensif et catégorique que le président américain Barack Obama. Ce dernier a fustigé "l’agression russe en Ukraine" ayant pour but de "recréer les gloires de l’empire soviétique". Un "langage de guerre froide", selon Le Figaro.

Le quotidien estime par ailleurs que "les sept pays réunis en Bavière ne sont toutefois pas totalement d'accord sur les critères qui leur permettront d'évaluer la situation à l'Est de l'Ukraine".

Si les dirigeants se sont fixés sur le climat et sur la Russie, difficile d’en dire autant sur la Grèce.

Courrier international cite le journal suisse Le Temps qui annonce "une nouvelle réunion au sommet […] prévue mercredi 10 juin, pour éviter une sortie de la Grèce de la zone euro".

Pour autant, Barack Obama s’est déclaré inquiet de la situation : "Les Américains redoutent les conséquences d’une implosion de la zone euro sur l’ensemble de l’économie mondiale. Selon eux, elles pourraient être aussi graves que celles de la faillite de Lehman Brothers en 2008".

Angela Merkel, elle, "presse Athènes de réagir vite" car il ne reste "plus beaucoup de temps".

Le Figaro ne manque pas de noter une incohérence dans l’attitude des chefs d’Etat réunis : s’ils sont capables de lutter contre le réchauffement climatique et de s’engager contre le terrorisme, ils "regardent l’heure tourner" lorsqu’il s’agit de la Grèce.

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