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La présidence de la Commission est loin d'être acquise pour Jean-Claude Juncker

Revue de presse 02.06.2014

"Au sein du Conseil européen, une large majorité de chefs d'Etat et de gouvernement chrétiens-démocrates et socialistes me soutiennent", déclarait hier au quotidien allemand Bild le candidat du Parti populaire européen (PPE) à la présidence de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker [Le Figaro]. En effet, quelques Etats membres lui opposent leur veto, à l'instar du Royaume-Uni, tandis que de nombreux autres noms circulent dans la presse qui revient sur l'interview accordée au journal allemand.

Jan Peter Balkenende, Jean-Claude Juncker et David Cameron septembre 2010

Parmi les opposants à Jean-Claude Juncker, David Cameron apparaît le plus tenace. Euractiv.fr parle du "chantage" du Premier ministre britannique qui menace la sortie de l'UE du Royaume-Uni en cas de victoire du Luxembourgeois, jugé trop fédéraliste. Londres n'est toutefois pas la seule capitale à vouloir évincer le conservateur : ce refus est également affiché par la Suède, les Pays-Bas, la Hongrie et le Danemark.

Devant ces propos et positions, Jean-Claude Juncker a enjoint l'Europe, lors de son entretien à Bild, à ne "pas se laisser mettre sous pression", rapporte 20 Minutes. Sa sérénité et sa confiance dans sa prochaine nomination sont notamment soulignées par La Tribune.

Toutefois, malgré ces forces concurrentes, Jean-Claude Juncker bénéficie de l'appui de la chancelière allemande, qui a exprimé publiquement son soutien vendredi dernier après avoir laissé planer le doute sur ses intentions [Le Point]. De plus, chose dont s'étonnent quelque peu Le Figaro et Metronews, l'ancien eurodéputé des Verts, Daniel Cohn-Bendit, a appelé les écologistes à appuyer la candidature du conservateur, malgré les différences qui les opposent, ceci dans le but de "faire évoluer la démocratie européenne", a-t-il expliqué. Une position qui ne manque pas de faire réagir les écologistes qui ne l'entendent pas tous de cette oreille.

La position de François Hollande est ambiguë alors que, selon les sources du quotidien Bild, la France envisagerait de placer un candidat français à la tête de la Commission afin de contrer les résultats du Front national [La Tribune]. Pour le site Euronews, il s'agirait même d'une "hostilité" française à Juncker. Si le nom de Pierre Moscovici circule, Michel Barnier est également en lice et l'actuelle présidente du FMI, Christine Lagarde, obtiendrait l'appui de Londres [Le Monde].

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