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Carton rouge pour la Russie : G8 – 1

Revue de presse 25.03.2014

Dans une ville sous haute surveillance, le sommet sur la sécurité nucléaire a débuté hier à La Haye. La Russie y était représentée par le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. En marge de cette réunion s'est également tenu un G7 – sans la Russie – qui a été consacré à la crise ukrainienne. Les dirigeants ont acté une suspension de la Russie du prochain G8 . Ce sommet qui était prévu à Sotchi en juin aura finalement lieu à Bruxelles en "comité réduit" [Euronews].

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La presse revient sur l'initiative américaine de la réunion d'hier soir des 7 dirigeants des pays les plus industrialisés – Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Italie et Japon –, qui avait pour objectif de trouver un accord sur les "prochaines décisions que le G7 pourrait prendre pour répondre à l'évolution de la situation et soutenir l'Ukraine" a indiqué Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) américain [20 Minutes]. Une volonté de Washington sur laquelle reviennent Les Echos : "Obama en pointe pour obtenir l'exclusion de la Russie du G8".

Alors que la Russie est le dernier membre à avoir rejoint la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement en 1998, elle ne fait désormais plus partie des réunions prévues pour l'heure. "Le G8 est mort" lance Le Figaro. La presse se fait écho de la suspension qui a été décidée à l'encontre de Moscou – pas encore l'exclusion – : "je doute qu’ils prononcent un mot aussi fort que celui d’'exclusion'" indiquait juste avant le sommet le spécialiste géopolitique et directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, Yves Boyer [20 Minutes]. Libération titre ainsi "Le G7 met Vladimir Poutine en quarantaine" et explique que cet écartement du G8 est voulu comme une pression de plus face aux agissements du Kremlin en Crimée, alors que la présence militaire russe s'intensifie à la frontière ukrainienne. C'est donc une "réponse unie pour faire payer un coût à la Russie" qui a été prise hier soir, selon les mots de Barack Obama [Les Echos]. Une position occidentale qui est soutenue par la Chine qui a rappelé son attachement au principe d'intégrité territoriale [Le Figaro].

La politique russe est analysée par Les Echos qui mettent en avant la "leçon de cynisme" donnée par la Russie à l'Europe depuis le début de la crise ukrainienne. Cette idée est illustrée par la réaction de Moscou aux décisions du G7 de suspendre leur participation : "Si nos partenaires occidentaux pensent que ce format est dépassé, qu’il en soit ainsi. (…) Nous ne nous accrochons pas à ce format et pour nous, ce n’est pas une grande tragédie si (le G8) ne se réunit pas" a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères [Les Echos].

"Nous allons nous rencontrer ce soir (...) afin de déterminer la marche à suivre mais sincèrement, c’est à la Russie de changer (d’attitude) (...) Nous devons envoyer le message très clair au gouvernement russe et au président Poutine que pénétrer plus avant en Ukraine serait totalement inacceptable et donnerait lieu à des sanctions de la part de l’UE, des États-Unis et d’autres pays" avait déclaré David Cameron, Premier ministre britannique, en amont du sommet [Les Echos]. Libération revient d'ailleurs sur cette question des sanctions supplémentaires que pourraient prendre les Etats-Unis et l'Union européenne, des "sanctions sectorielles coordonnées qui auront des conséquences de plus en plus importantes sur l'économie russe, si la Russie poursuit cette escalade", selon le communiqué du G7. Or, il s'agit aussi, du côté de l'Europe, de s'entendre sur une stratégie énergétique commune alors que l'UE dépend fortement du gaz russe [Le Monde].

Parallèlement à cette sanction contre la Russie, une aide financière se met en place pour aider l'Ukraine. Les Echos et Le Figaro reviennent sur les discussions en cours entre le Fonds monétaire international et le gouvernement ukrainien, alors que la hryvnia, la devise nationale a vu son niveau s'effondrer. De plus, le Japon s'est engagé à verser 1 milliard d'euros si l'Ukraine se plie aux conditions du FMI [La Tribune].

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