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La communication de l'UE et les citoyens

Actualité 27.07.2007

La Commission européenne rend public le rapport analytique d'une enquête réalisée en septembre 2006, dont le but était de mesurer les réactions aux propositions du Livre blanc sur une politique de communication. Parallèlement, elle publie les résultats de la même enquête, réalisée auprès d'un échantillon de "décideurs" européens.

L'information sur l'Europe jugée insuffisante

78 % des citoyens interrogés disent ne pas connaître suffisamment le fonctionnement de l'UE. La majorité d'entre eux ont le sentiment de ne pas disposer d'informations suffisantes à ce sujet.

Les Européens manifestent pourtant un niveau d'intérêt élevé pour les questions européennes, davantage pour connaître les droits et possibilités qu'ils retirent de leur appartenance à l'UE (71 %) que pour participer à la décision politique européenne (54 %).

De manière générale les Britanniques, puis les Scandinaves, sont ceux qui manifestent le moins d'attrait pour l'information européenne. Les Français, qui figurent au premier rang pour l'intérêt porté à l'information sur l'Europe, sont les plus nombreux à juger que la quantité d'informations fournie par les médias est insuffisante (72 %).

Une évaluation de l'espace public européen

L'un des objectifs du Livre blanc étant de favoriser le débat sur l'Europe chez les citoyens, la Commission a également cherché à évaluer la pertinence de la notion d'"espace public européen", notamment en demandant aux Européens dans quelle mesure ils seraient enclins à s'intéresser à l'opinion de leurs voisins. Parmi les questions qui suscitent un intérêt "transeuropéen", figurent en premier lieu la protection de l'environnement et la lutte contre le crime organisé et le terrorisme (89 % chacun), avant la sécurité énergétique, l'emploi et les questions de tolérance religieuse (84 % chacun).

Contrairement à l'image d'une nation repliée sur elle-même qui leur est souvent associée depuis le référendum sur la Constitution, les Français sont, après les Italiens, les premiers à se dire intéressés par l'obtention d'informations sur l'Europe afin, d'une part, de se sentir plus européens (71 %) et d'autre part se sentir plus concernés par ce qui se passe dans les autres pays d'Europe (73 %).

Cela dit, une nette majorité de répondants pense que c'est à l'échelon national qu'il est possible d'agir le plus efficacement pour changer les choses et se disent plus enclins à s'adresser à une autorité nationale qu'à l'UE pour un problème qui concerne l'échelon européen. De même, 37 % seulement des Européens affirment regarder les programmes télévisés d'autres Etats membres. Autant d'indices qui permettent de mesurer le degré de développement de l'espace public européen.

Eurobaromètre Flash 189 a

Cette enquête a été réalisée en septembre 2006 par Gallup Hongrie, à la demande de la Commission, auprès de 25 000 citoyens des 25 Etats que comptait alors l'UE, selon la méthode aléatoire.