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Dix tweets de Donald Trump qui ont marqué l'Europe depuis son élection

Actualité 07.11.2017

Pour le premier anniversaire de l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche, retour sur les tweets qui ont marqué ses relations avec l'Europe. Grand utilisateur de Twitter, le président américain n'a pas hésité à créer la polémique, au risque de froisser ses homologues du vieux continent.

Capture d'écran du tweet de Donald Trump du 30 mai 2017 sur l'Allemagne

Capture d'écran du tweet de Donald Trump du 30 mai 2017 sur l'Allemagne

Donald Trump est la parfaite illustration de la "diplomatie du tweet", la publication de messages par un dirigeant politique ou une administration publique concernant des questions de politique étrangère. Des messages brefs, à l'inverse de la diplomatie traditionnelle où chaque mot utilisé est pesé et la provocation contre-indiquée. 

En matière de politique internationale, les déclarations du président des Etats-Unis ne manquent pas de susciter des réactions et des réponses des dirigeants politiques étrangers. Cet article en montre les exemples européens les plus marquants.

 

Nigel Farage ambassadeur

"Beaucoup de gens aimeraient voir Nigel Farage représenter la Grande-Bretagne en tant qu'ambassadeur aux Etats-Unis. Il ferait un bon travail !"

Donald Trump et le chef du parti britannique eurosceptique UKIP Nigel Farage ont montré qu'ils avaient d'excellentes relations, le premier supportant l'eurodéputé en 2016 lors de sa campagne en faveur du Brexit et le second soutenant le magnat américain lors des élections présidentielles aux Etats-Unis. Par ailleurs, Nigel Farage est le premier homme politique étranger à avoir rendu visite au président nouvellement élu.

Avec ce tweet, c'est la première fois qu'un président américain suggère à un Etat la nomination d'un ambassadeur. La provocation est d'autant plus grande que Nigel Farage fait partie de l'opposition politique. Suite à cette déclaration qui a fait des remous auprès du gouvernement du Royaume-Uni, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a spécifié que le poste n'était pas libre. Le principal intéressé s'est déclaré flatté du compliment et s'est dit prêt à servir le gouvernement si celui-ci le demandait.

 

Immigration en Suède

"Laissez le public tranquille - le media de FAUSSES INFORMATIONS ["fake news"] essaie de dire que l'immigration à grande échelle en Suède fonctionne à merveille. PAS DU TOUT !"

Lors d'un meeting le 18 février, Donald Trump affirmait que la Suède avait subi la veille une attaque terroriste en raison de l'important nombre de migrants présents dans le pays. Une affirmation qui s'est révélée infondée, suscitant de nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux. Deux jours plus tard, le président américain réagit sur Twitter en déclarant que les médias cacheraient les problèmes liés à l'immigration en Suède.

 

L'Allemagne doit payer pour sa défense

"Malgré ce que vous avez pu entendre via les FAUSSES NOUVELLES ("fake news"), j'ai eu une BONNE réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel. Néanmoins, l'Allemagne doit …"

" … d'importantes sommes d'argent à l'OTAN et les Etats-Unis doivent être plus payés pour la puissante, et très coûteuse, défense qu'ils fournissent à l'Allemagne !"

Ces deux tweets ont été publiés après la rencontre du président américain et de la chancelière allemande Angela Merkel, le vendredi 17 mars à la Maison Blanche. Les médias rapportent que la rencontre s'est mal déroulée, relevant notamment que lorsqu'Angela Merkel a proposé à Donald Trump de lui serrer la main, celui-ci a semblé l'ignorer et s'est assis sur sa chaise. Si les deux dirigeants assurent que leur rencontre s'est bien passée, des divergences apparaissent en effet, notamment au sujet de la coopération transatlantique. Tout au long de sa campagne, le milliardaire américain avait ouvertement dénoncé l'obsolescence et le coût de l'OTAN pour les Etats-Unis, avant de nuancer ses propos après son élection, réclamant une plus grande participation financière des Etats européens.

 

Déficit commercial avec l'Allemagne

"Nous avons un déficit commercial ENORME avec l'Allemagne, en plus ils paient BEAUCOUP MOINS que ce qu'ils devraient pour l'OTAN et l'armée. Très mauvais pour les Etats-Unis. Ça va changer"

Alors que les relations entre les Etats-Unis et l'Allemagne sont de plus en plus fraîches, Donald Trump répond avec ce tweet à Angela Merkel. En campagne, la chancelière allemande avait la veille laissé entendre qu'elle doutait de la fiabilité de l'allié américain.

 

Attaque terroriste à Londres

"Au moins 7 morts et 48 blessés dans une attaque terroriste et le maire de Londres dit qu''il n'y a aucune raison de s'alarmer'"

Lors d'un entretien télévisé après l'attaque terroriste du 3 juin à Londres, le maire de Londres Sadiq Khan déclare, face à l'augmentation à venir de la présence policière : "il n'y a aucune raison de s'alarmer". Avec son tweet sortant ces paroles de leur contexte, le président américain entraine une levée de boucliers outre-Manche. En réaction, le porte-parole de M. Khan explique que le maire a "des choses plus importantes à faire que de répondre au tweet inexact de Donald Trump qui sort délibérément de son contexte sa remarque".

 

Visite en Pologne

"Une Pologne forte est une bénédiction pour les nations d'Europe, et une Europe forte est une bénédiction pour l'Occident, et pour le reste du monde."

Dans ce tweet, le président américain fait écho à sa visite en Pologne où il a tenu un discours à Varsovie. Des partisans du parti au pouvoir, les conservateurs de Droit et justice (PiS), en provenance de tout le pays, sont venus acclamer Donald Trump. Avant de se rendre au G20 d'Hambourg, ce dernier s'est rendu en terrain conquis. En effet, les positions du milliardaire américain sont proches de celles du gouvernement polonais.

 

Défilé français du 14 juillet

"Ce fut un grand honneur de représenter les Etats-Unis à ce magnifique défilé du #14juillet. Félicitations président @EmmanuelMacron!"

Le président Trump, sur l'invitation d'Emmanuel Macron, était en visite à Paris du 13 au 14 juillet. Au travers d'une série de tweets, Donald Trump a exprimé son enthousiasme pour cette visite. Un message qui contraste avec des déclarations plus anciennes selon lesquelles "Paris n'est plus Paris". Le défilé du 14 juillet a tellement plu au président américain que celui-ci, lors de sa rencontre avec le président français en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies le 18 septembre, a affirmé vouloir reproduire une parade similaire lors de la fête nationale américaine le 4 juillet.

 

Enquête britannique sur l'attentat de Londres

"Une autre attaque à Londres par un terroriste minable. Ce sont des personnes malades et démentes qui étaient dans la ligne de mire de Scotland Yard. Il faut être proactif !"

Donald Trump, après l'attaque terroriste de Londres du 15 septembre, soutient que les autorités britanniques surveillaient les auteurs de cet attentat. Or cette accusation est vivement démentie par Theresa May lors d'une allocution, qui rétorque qu'il n'est jamais "utile pour quiconque de spéculer au sujet d'enquêtes en cours".

 

Criminalité au Royaume-Uni

"Ça vient de tomber : 'le crime au Royaume-Uni augmente de 13% annuellement au milieu de la propagation du terrorisme islamiste radical.' C'est pas bon, on doit garder l'Amérique en sécurité !"

Le président américain fait un lien erroné entre le terrorisme islamiste et la hausse des crimes perpétrés au Royaume-Uni, en extrapolant les résultats d'un rapport publié par la police britannique. Le message de Donald Trump, rapidement relayé par l'extrême droite outre-Manche, a été critiqué par des élus britanniques.