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[Revue de presse] Européennes : victoire surprise des travaillistes aux Pays-Bas

Revue de presse 24.05.2019

Contre toute attente, les sociaux-démocrates auraient remporté le scrutin européen aux Pays-Bas, selon un sondage à la sortie des urnes, alors que les eurosceptiques et les libéraux étaient donnés gagnants. Au Royaume-Uni, où les résultats sont encore inconnus, Theresa May vient de confirmer son départ. Le vote se poursuit maintenant en République tchèque et en Irlande.

Bureau de vote à Utrecht aux Pays-Bas le 23 mai 2019 - Crédits : Robert Meerding / Parlement européen

Bureau de vote à Utrecht aux Pays-Bas le 23 mai 2019 - Crédits : Robert Meerding / Parlement européen

Victoire inattendue des travaillistes aux Pays-Bas

Les Néerlandais ont initié, dès le 23 mai, les élections européennes. Et "à la surprise générale" [Le Monde], c'est le Parti travailliste (PVDA, social-démocrate) qui aurait remporté le scrutin, d'après un sondage à la sortie des urnes pour la chaîne publique NOS. Les sociaux-démocrates ont ainsi "déjoué les pronostics sur les élections européennes et devancé jeudi les libéraux (VVD) et les populistes (FvD), dont les sondages et les analystes annonçaient la victoire", rapporte Euronews.

Selon les résultats provisoires, le PVDA aurait obtenu 18 % des voix. A savoir 5 sièges sur les 26 attribués aux Pays-Bas, soit 2 sièges de plus que ceux qu'il occupe actuellement au Parlement européen. Viendraient ensuite, au coude-à-coude, le parti du Premier ministre Mark Rutte, le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD, libéral-conservateur), avec 4 sièges (+1), et l'Appel chrétien-démocrate (CDA), avec le même nombre de sièges (-1). Le Forum pour la démocratie (FvD) de Thierry Baudet, "europhobe et anti-immigrés", pourtant donné vainqueur par les sondages avant l'élection, finirait avec 12 % des voix en quatrième position, soit 3 sièges. "Son plaidoyer pour un 'Nexit' a visiblement effrayé une partie de l’électorat", estime Le Monde.

"Pas de doute pour les médias locaux, l’homme à l’origine de ce triomphe [des sociaux-démocrates] s’appelle Frans Timmermans, numéro deux de la Commission européenne et ancien ministre des Affaires étrangères très apprécié des Néerlandais", relate Courrier International pour expliquer la victoire surprise des travaillistes. Candidat à la succession de Jean-Claude Juncker à la Commission européenne, M. Timmermans a en effet mené une campagne active dans son pays.

Au Royaume-Uni, Theresa May démissionnera le 7 juin

Avec un léger décalage horaire par rapport aux Néerlandais, les Britanniques se sont également rendus aux urnes jeudi 23 mai. Mais contrairement aux Pays-Bas, "les résultats ne seront pas connus avant dimanche soir, quand les bureaux de vote auront fermé en Italie, dernier pays européen à voter", fait savoir RFI.

Au Royaume-Uni, c'est la politique nationale qui occupe avant tout l'actualité, la Première ministre Theresa May ayant d'ailleurs confirmé, ce vendredi 24 mai, qu'elle démissionnerait le 7 juin [Franceinfo]. "Elle a exprimé, au bord des larmes, 'un profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en œuvre le Brexit'", relate Le Figaro avec Reuters.

"Ironie suprême" cependant, la campagne pour ces élections européennes a "probablement été la plus animée […] depuis des années et le taux de participation (35,4 % en 2014) pourrait être en hausse", d'après Libération.

Vote en Irlande et en République tchèque

Ce vendredi 24 mai, c'est maintenant aux Irlandais et aux Tchèques d'élire leurs députés européens.

En Irlande, où le scrutin se déroule "dans un climat d'inquiétude lié au Brexit" [Le Figaro avec l'AFP] et où la droite conservatrice est donnée gagnante [Toute l'Europe], les électeurs sont également invités à participer à un référendum sur le divorce... non pas de l'Union européenne, mais bien de deux personnes liées par un mariage. Le gouvernement souhaite assouplir les règles l'encadrant, dans ce pays très catholique. Car "actuellement, la Constitution irlandaise n'autorise le divorce que dans les cas où les époux ont vécu séparés pendant quatre ans sur les cinq dernières années", indique La Croix. Les Irlandais devront faire savoir s'ils veulent ou non permettre à l'exécutif de réduire "la période de pause" de deux ans.

En République tchèque, "seul pays de l'UE où le scrutin s'étale sur deux jours" [La Croix avec l'AFP], le parti du Premier ministre Andrej Babis, milliardaire à la tête du mouvement populiste ANO, est quant à lui le grand favori de ce vote européen. Et ce,  "malgré une vague de protestations" contre ce dernier, touché notamment par un scandale de fraude présumée aux fonds européens, note La Croix (avec l'AFP).

D'après le quotidien, "la campagne de la plupart des partis - hantés par un taux de participation dérisoire de 18,2 % lors du scrutin de 2014 - a été axée essentiellement sur la défense des intérêts tchèques".

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"Selon un sondage de l'institut Median auprès de plus de 2 100 personnes", ANO recueillerait 25 % des voix, suivis d'ODS (droite eurosceptique) et du Parti pirate, ces derniers étant chacun crédités de 14 % des votes. Le SPD (extrême droite) de Tomio Okamura, allié de Marine Le Pen, obtiendrait 10 % des suffrages.

Samedi 25 mai, ce sera au tour des Lettons, des Maltais et des Slovaques de se rendre aux urnes. Ainsi qu'aux électeurs français des Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Polynésie française) et installés sur le continent américain. Ces derniers seront suivis le lendemain, dimanche 26 mai, par les électeurs des 22 Etats membres qui n'auront pas encore voté.

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