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Dernière mise à jour : 22.08.2017

Monténégro

Monténégro

drapeau Montenegro
  • Capitale : Podgorica
  • Superficie : 13 812 km²
  • Population : 0,62 million (Eurostat - 2017)
  • Date d'adhésion : Non membre de l'UE
Monnaie : Euro Espace Schengen : non membre
Système politique : République Chef d'Etat : Filip Vujanovic Chef du Gouvernement : Duško Marković
Prochaines élections : Législatives : 2018
Hymne national : Oj svijetla majska zoro Fête nationale : 13 juillet - indépendance Langue officielle : Monténégrin Indicatif téléphonique : 382
Villes principales : Podgorica, Nikšić Découpage administratif : 21 unités locales, 2 municipalités urbaines (Podgorica)
PIB : 3,6 milliards d'euros (Eurostat - 2015)
Taux de croissance : 3,4 % (Eurostat - 2015)
Taux de chômage : 17,8% (France Diplomatie - 2016)
Dette publique : 75,5% (France Diplomatie - 2016)
Déficit public : 12,1% (France Diplomatie - 2016)
Inflation : -0,42% (FMI - 2016)
Indice de développement humain : 0,807 (ONU - 2015) Émissions de gaz à effet de serre : -

Politique

Lors du référendum organisé le 21 mai 2006, 55,5 % des électeurs se sont déclarés en faveur de la séparation entre le Monténégro et la Serbie. Le Monténégro a ainsi obtenu son indépendance le 3 juin 2006, ce qui en fait l'un des plus jeunes pays d'Europe.

C'est une "démocratie sociale et écologique" selon les termes de la Constitution. Le Président de la République Filip Vujanovic a été élu avant même l'accession de son pays à l'indépendance, et a été réelu le 6 avril 2008. En 2013, il est reconduit pour un mandat de 5 ans avec 51,21% des voix.

Milo Djukanovic a été à la tête du gouvernement depuis 1991 jusqu’en octobre 2016. A l’issue des élections législatives, l’Union démocratique des socialistes a été reconduit mais le Premier ministre sortant Djukanovic s’est retiré comme candidat à sa propre succession. C’est le socialiste Dusko Markovic, ancien dirigeant des services de renseignements et ancien Vice-premier ministre, qui a pris le relai.

Le pays et l'UE

Le Monténégro déclare son indépendance de la Communauté d'Etats de Serbie-et-Monténégro en 2006. Dès 2007, le Monténégro signe avec l'Union européenne un accord de stabilisation et d'association. Un an plus tard, le petit pays des Balkans fait une demande officielle d'adhésion à l'Union européenne. En 2009, le Conseil adopte l'exemption de visa pour les ressortissants monténégrins au sein de l'espace Schengen pour de courts séjours.

La Commission européenne rend un avis favorable en 2010 à la candidature monténégrine et identifie sept secteurs d'amélioration nécessaires aux débuts des négociations.

Celles-ci sont ouvertes en juin 2010. A l'heure actuelle, 28 des 33 chapitres ouverts à la négociations ont été ouverts, dont deux en 2016. Parmi ces chapitres, ceux de la "science et recherche", "éducation et culture" et "relation extérieures" ont été clôturés.

Géographie

En dépit de sa petite taille, le Monténégro abrite une grande variété de sites naturels remarquables. Le pays est bordé par la mer Adriatique, qui longe une étroite plaine côtière, mais en raison d'un littoral très accidenté, le pays ne dispose pas de port important.

La forêt couvre encore à peu près la moitié du territoire. Les gorges de la Tara forment le plus grand et le plus long canyon d'Europe, et le deuxième plus long au monde.
Le Monténégro présente des chaînes de hautes montagnes, avec un point culminant au Zla Kolata, dans les monts Prokletije, à une altitude de 2 534 m.

Economie

L'économie du Monténégro est portée en grande partie par le secteur du tourisme qui représente plus de 20% de la valeur ajoutée du PIB, un quart des touristes provenant de Russie. Le pays contribue à favoriser l'essor de ce secteur, notamment par des exonérations fiscales pour les investissements étrangers. En revanche, la dépendance de la croissance au flux financiers externes : tourisme, remises d'expatriés (transferts financiers effectués par la diaspora vers le pays) et investissement étrangers (20% du PIB) pourrait rendre l'économie vulnérable.

La croissance économique est également portée par la production industrielle même si la part du secteur secondaire dans la valeur ajoutée du PIB est en nette baisse (12% en 2016). L'investissement public y a également participé, notamment par la construction de la première section de l'autoroute Bar-Boljare. En revanche, la croissance du PIB a ralenti en 2016 puisqu'elle est passée à 2,5%, une baisse liée à l'instabilité de la situation politique (cf. §Politique).

17,8% de la population était au chômage en 2016 et cela concerne en grande partie les jeunes. Le projet d'autoroute n'a eu qu'un impact faible sur cette donnée puisque les équipements nécessaires à sa construction sont importés et le pays ne dispose que peu de travailleurs compétents pour ces travaux. Cette forte dépendance à l'importation induit un déséquilibre commercial. Le pays est de ce fait incité par les institutions internationales à stimuler sa compétitivité par rapport au reste du monde, notamment par des gains de productivité puisque l'euro est la monnaie nationale.

Le pays a été fortement touché par la crise économique et financière de 2009. Entre 2013 et 2016, la dette publique est passée de 58% à 68% du PIB et le déficit public est en baisse (3,7% en 2016 et 7,9% en 2015) du fait notamment de fortes coupes dans les investissements publics et d'une collecte fiscale peu efficace.

Bien que son PIB par habitant soit relativement faible (42% de la moyenne européenne), il est toutefois légèrement plus élevé que ceux des autres pays candidats de la région des Balkans occidentaux. De même, son indicateur de développement humain (IDH), atteint 0,8 (celui de la France est de 0,89) tandis que ses voisins ont un IDH autour de 0,75. L'économie souterraine reste cependant très importante même si le pays est au 64ème rang dans le classement de l'indice de perception de la corruption calculé par Transparency International, devant ses voisins des Balkans.

Histoire

Première moitié du VIIe siècle : Avec l'établissement des Serbes dans la péninsule balkanique, la région prit le nom de Zéta et forma une principauté dépendante du royaume serbe. Elle fut le berceau de la famille des Némanides, qui régna sur la Serbie de 1159 à 1367.

1389 : Après la conquête de la Serbie par les Turcs, les Monténégrins se retirèrent dans leurs montagnes. Malgré les guerres permanentes avec les Turcs, la région garda une certaine autonomie.

1496 : Les Ottomans s’emparèrent de la région et le Monténégro devient un territoire de l'Empire.

1702 : Danilo I Š?ep?ev Petrovi?-Njegoš déclara l'extermination de toutes les populations musulmanes du Monténégro, cet événement restera dans l'Histoire sous le nom de Vêpres monténégrines.

1852 : Danilo II (1851-1860) décida de la séparation entre l’Église et l’État abolissant ainsi la fonction de prince-évêque et devint monarque séculier. Grâce à l’aide de l’Autriche, il repoussa les attaques ottomanes et en 1859 une commission internationale délimita les frontières du Monténégro.

1905 : Après l'indépendance reconnue internationalement de la Principauté du Monténégro par le Congrès de Berlin, il fut proclamé en 1910 l'établissement du Royaume du Monténégro. Nicolas Ier prit le titre de roi.

1912 : Le Monténégro s’allia à la Grèce, à la Bulgarie et à la Serbie contre l'Empire ottoman. À la fin de la seconde guerre des Balkans, le pays a presque doublé de superficie. Le traité de Bucarest de 1913 lui octroya la moitié du sandjak de Novi Pazar ainsi que la région de Pe.

1918 : le Monténégro fut réuni à la Serbie au sein du royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, avant d’être englobé dans la première Yougoslavie en 1921 où il devint officiellement la province yougoslave de Zeta.

1945 : La république du Monténégro devint l'une des six républiques constituantes de la République socialiste fédérative avec la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine.

1992
: Suite à l'éclatement de la République fédérative socialiste de Yougoslavie en 1990 et 1991, avec la sécession  de quatre de ses républiques fédérées (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Macédoine), la Serbie et le Monténégro décident de former la République fédérale de Yougoslavie.

2003 : La communauté d’États de Serbie-et-Monténégro est instaurée de façon transitoire après la dissolution de la République fédérale de Yougoslavie.

2006 : Le 3 juin, le Parlement du Monténégro proclame l’indépendance du pays et la dissolution de la communauté d’États de Serbie-et-Monténégro.

Culture

La perle de la Méditerranée

Les villages et les villes du Monténégro ont une architecture riche datant de diverses périodes. Comme le pays est divisé en trois régions (littoral, centre et montagnes), chacune d'entre elles a donné une touche spéciale à ses villes.

La ville littorale de Kotor, classée par l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial, est l'une des cités médiévales les mieux préservées de l'Adriatique. Les bouches de Kotor sont constituées de la réunion de quatre détroits, et sont entourées de hautes falaises qui se reflètent dans l'eau bleue et profonde de la mer Adriatique. Le Mont du Dormitor, proclamé parc national dès 1952, s'étend du massif montagneux du Durmitor, avec les canyons des fleuves Tara, Susica et Draga, à la vallée du fleuve Komarnica. La ville de Budva est une Vieille ville pittoresque située sur une presqu'île entourée de remparts datant du XVème siècle.

Dado (1933 - 2010)                                                      

A la fois peintre, dessinateur, graveur et sculpteur, Miodrag Djuric, dit "Dado" est né à Cetinje, avant d'émigrer en France en 1956, à l'âge de 23 ans. Il sera introduit par Jean Dubuffet, qu'il a rencontré dans un atelier de lithographie, à Daniel Cordier, qui deviendra alors son principal marchand pendant plusieurs années et participera à la mise en place de sa renommée internationale.

Son style, en permanente évolution, invite le spectateur à pénétrer l'univers vertigineux de ses rêveries obsédantes, un univers torturé et chaotique fruit de son douloureux vécu personnel mais aussi de son imagination débordante. Un univers dans lequel on retrouve toutefois bien souvent, parmi les monstres, une note d’humour qui rend la représentation moins désespérée qu’elle ne pourrait l’être.